Jon Entine (né le ) est un ancien journaliste, commentateur, essayiste, polémiste, conférencier et auteur de sept livres. Après avoir été rédacteur et producteur de nouvelles à destination des réseaux pour NBC News et ABC News, il s'est lancé dans le journalisme imprimé, comme chroniqueur pour plusieurs journaux et magazines. Il a créé une société de conseil ESG Mediametrics. Il a aussi créé un groupe de défense des biotechnologies et des sciences de la génétique (Genetic Literacy Project, expression qui pourrait être traduite par "projet d'alphabétisation à la génétique", notion faisant référence à celle d'« alphabétisation agricole » parfois utilisés aux États-Unis pour décrire la pédagogie relative à l'agriculture en milieu scolaires et universitaire ainsi que dans certains forums publics et privés).

Il est chercheur invité du Think tank American Enterprise Institute (AEI), considéré comme politiquement néoconservateur, économiquement néolibéral, proche du patronat américain et du mouvement néoconservateur, climatosceptique et exerçant un lobbying contre des lois environnementales.

L'un des leitmotivs de Jon Entine est que le grand public, mais aussi des administrations comme la FDA ou l'EPA sont "morts de peur ("scared to death") car victimes de l'alarmisme et d'une méconnaissance de la chimie générées par de auteurs tels que Rachel Carson et les écologistes politiquesIPA ; Around the tanks (Review, PDF) ; avril 2006 ; https://ipa.org.au/wp-content/uploads/archive/58_1_AROUNDTHETANKS.pdf ou des ONG environnementales qui, selon lui, s'opposent sans raisons valables aux produit chimiques et en particulier aux pesticides et au organismes génétiquement modifiés. Ces acteurs sont victimes selon Jon Entine d'une épidémie de "chimiophobie", un état d'esprit, selon lui, pathologique et menaçant les politiques publiques quand il influe sur les décisions des élus. Selon Entine, le principe de précaution est un frein au développement des industries chimiques et de l'agrochimie, nécessaires à l'agriculture moderne et à la santé. Dans Scared to death, via deux études de cas, il prend la défense du bisphénol A (Case Study: Bisphenol A—Precautionary Regulation) et de l'Atrazine (Case Study: Atrazine —Weighing Risks and Benefits), deux produits qui ont été, selon lui : parmi les plus étudiés, injustement décriés, et interdits uniquement par précaution (il s'avèrera plus tard qu'Entine travaillait aussi pour Monsanto et qu'il était liée à l'American Council on Science and Health organisme, qui en 2011 reçu des fonds de Syngenta, l'année où Entine a publié un livre défendant l'atrazine (pesticide désherbant fabriqué par Syngenta).

Jon Entine est aussi, selon J Matthews de "Spin Watch"Matthews J (2012) Smelling a corporate rat. Spin Watch, December, 11 ; http://www.ask-force.org/web/Seralini/Matthews-Smelling-Corporate-Rat-Spin-Watch-20121212.pdf, un "critique de longue date de l'ISR (investissement socialement responsable)".

Biographie Jon Entine est né à Philadelphie, en Pennsylvanie, dans une famille juive ashkénaze d'Europe de l'EstEntine, Jon (March–April 2008). "Is DNA Abolishing Differences or Embracing Them?". Ancestry Magazine. pp. 42, 44. et a été élevé dans le judaïsme réformé.

Il a obtenu un Bachelor of Arts en philosophie au Trinity College de Hartford, Connecticut, en 1974Finkelstein, James (December 1974). "Class Notes: 74". Trinity Reporter. Hartford, CT. consulté le 2022-05-06..

Télévision Lycéen, Entine a travaillé comme copiste le week-end pour WCAU, une chaîne de télévision détenue et exploitée par CBS.

En 1975, il participe au programme ABC News AM America (rebaptisé Good Morning America l'année suivante). Puis il travaille pour ABC News en tant qu'auteur, puis rédacteur en chef et producteur à New York et à Chicago de 1975 à 1983 pour des programmes tels que ABC Evening News, 20/20 et Nightline.

En 1981-1982, il prend un congé d' ABC News pour étudier à l'Université du Michigan avec une bourse du National Endowment for the Humanities en journalisme.

En 1984, il rejoint NBC News à New York comme producteur de segments spéciaux pour NBC Nightly News avec Tom Brokaw, jusqu'en 1990. En 1989, Entine et Brokaw coécrivent Black Athletes: Fact and Fiction, récompensé meilleur film sportif international de l'annéeBrand NFL: Making and Selling America's Favorite Sport, by Michael Oriard, Univ of North Carolina Press, 2007, pg. 224..

De 1989 à 1990, il est responsable des documentaires chez NBC News, puis retrouve ABC News en 1991(producteur d'investigation pour Primetime). En 1993, il coécrit avec le journaliste Sam Donaldson un article sur les cliniques de chirurgie oculaire, qui vaut un procès à ABC News, Entine et Donaldson, mais la poursuite est rejetée par une cour d'appel fédérale au motif suivant : "Le seul stratagème ici était un stratagème visant à exposer publiquement toutes les mauvaises pratiques découvertes par l'équipe d'enquête, ce qui n'a rien de frauduleux"

En 1994, Entine lance une émission sur le concours Miss America, "Miss America: Beyond the Crown" pour NBC Entertainment.

Polémique à propos de Body Shop En septembre 1994, Entine publie un article d'investigation intitulé " Shattered Image: Is The Body Shop Too Beautiful to Be True ? " L'article crée une controverse et a conduit à des articles dans le New York Times et à un reportage sur ABC World News Tonight. The Body Shop (société internationale de cosmétiques basée au Royaume-Uni, jusque-là avait été considérée comme une entreprise modèle " socialement responsable "), a tenté d'empêcher la publication de l'histoire, ses actions ont temporairement chuté de 50%. Ce cas est ensuite cité par des auteurs à propos d'éthique des affaires .

Projet d'alphabétisation génétique Entine est fondateur et directeur exécutif du Genetic Literacy Project (GLP), une ONG qui se présente comme à but non lucratif, promouvant les biotechnologies, et le débat sur l'évolution et la culture scientifique. Le site diffuse ses propres articles et messages sur des sujets liés aux biotechnologies et à la génétique utilisées dans l'industrie alimentaire et agroalimentaire, ainsi que concernant la génétique humaine. Il regroupe aussi des articles publiés par des tiers.

GLP a notamment publié des articles prenant position, comme l'ont fait les lobbys de l'Industrie alimentaire, contre l'étiquetage des aliments OGM. Un article du Financial Times, a décrit GLP et son projet d'alphabétisation génétique comme informant le public sur la génomique, sujet peu accessible au grand public.

US Right to Know, une ONG environnementale, qui promeut et recherche un accès universel à l'information notamment concernant les pesticides et les OGM, a été parmi les premières à alerter sur le fait que le GLP a publié en 2014 une série d'articles très en faveur de la culture d'OGM en plein champs, articles qui auraient été en réalité commandés ou « encouragés » par Monsanto (depuis rachetée par Bayer).

La revue Nature Biotechnology, dans un article intitulé Défendons la science (Standing up for science ) (2015-10), et le New-York Times dans un article intitulé Des courriels révèlent que des universitaires de l'industrie alimentaire sont enrôlés dans la guerre de loggying pour les O.G.M. (2015/09/06) ont aussi relayé cette inquiétude.

Le Genetic Literacy Project (GLP) et Entine ont répondu au Chicago Tribune, qui s'inquiétait d'apprendre que Monsanto mobilisait des membres des sphères académiques pour écrire des articles favorables aux OGM, que US Right to Know n'était pas crédible car en partie financé par l'Organic Consumers Association, qu', Entine affirme qu'il avait le contrôle total du processus d'édition, et qu'il n'y avait rien à divulguer. Le GLP d'Entine décrit l'Organic Consumers Association comme .

Défense de produits chimiques Dans son livre Scared to death (mort de trouille), Entine prend la défense du bisphénol A et de l'Atrazine fabriqué par Syngenta ; deux molécules selon lui injustement interdites (il estime que (même pour les perturbateurs endocriniens) et que l'être humain n'est pas exposé à de doses gênantes de ce produit via l'environnement ni l'alimentation.

Selon J. Entine, concernant le bisphénol A ; le rapport du CIRC sur le bisphénol A .

Selon lui, c'est paradoxalement alors que l'Homme n'a jamais été si bien protégé d'une exposition dangereuse aux produits chimiques qu'a émergé la « chimiophobie », une peur irraisonnée, issue selon lui, du livre Printemps silencieux de Rachel Carson, et ensuite colportée par des activistes œuvrant sans s'en rendre compte contre le progrès ; . Il accuse les documentaires des médias et les publications sur le Web de souvent . Il affirme que la peur du public vis à vis des produits chimique, et injustifiée, et en outre . Il reprend à son compte l'affirmation de Doll et Peto faite en 1981 selon laquelle .

Plus tard, un reportage de Tom Philpott (dans Mother Jones) montreront qu'en 2011 Syngenta finançait l'ACSH qui a financé la publication du livre, et que l'ACSH a demandé à Syngenta un financement supplémentaire pour un projet correspondant à la description de ce libre, Syngenta, comme Monsanto pour le glyphosate cherchait alors des alliés tiers pour aider l'entreprise à défendre l'atrazine. Deux ans plus tôt (en 2009), l'ACSH avait déjà demandé à Syngenta une subvention de 100 000 $, , pour produire un document et un sur l'atrazine. En 2011, l'ACSH a annoncé le nouveau livre d'Entine ainsi qu'un défendant l'atrazine. Entine a dit à Philpott qu'il n'avait que Syngenta finançait l'ACSH.

Apologie et défense des OGM Selon Jon Entine, Hoban, T. J., & Entine, J. (2006). Global View on Agricultural Biotechnology. Let Them Eat Precaution: How Politics Is Undermining the Genetic Revolution in Agriculture, 19-34. voir p 30 https://www.aei.org/wp-content/uploads/2017/12/Let-Them-Eat-Precaution.pdf#page=30 (sur le site de l'American Enterprise Institute). Selon lui, il existe une ; une coalition « anti-biotechnologie » comprenant .

J. Entine et les partisans de OGM (ou de leur valorisation en bourse)En 2012, on estimait le marché mondial des cultures génétiquement modifiées à 14,8 milliards, et une étude de 2010 avait très grossièrement estimé qu'1/3 environ du bénéfice économique total du secteur allait aux entreprises de semences et de produits chimiques ; 1/3 aux agriculteurs américains, le dernier tiers étant partagé entre les consommateurs américains et le reste du monde ; source : . Ce marché mondial ne s'est fortement développé que dans les deux amériques ; il serait d'environ 21,08 milliards de dollars en 2022 (source : ) affirment régulièrement qu'existe un consensus scientifique affirmant que les OGM sont utiles et sans dangers pour la santé. Une idée qui continue à être reprise avec force par d'autres (ex : article intitulé , écrivait en 2017 Michael White (alors professeur adjoint de génétique à la Washington University School of Medicine de St. Louis, où il était aussi membre de l'« Edison Family Center for Genome Sciences & Systems Biology »)L'« Edison Family Center for Genome Sciences & Systems Biology » est un centre interdisciplinaire, lié à l'universiré de Washington, consacré à la génomique comparative, la génomique statistique et la biologie des systèmes.