Edward Steptoe Evans, né le à Thaxton, Virginie, et mort le à Grosse Pointe Park, Détroit, Michigan, est un homme d'affaires, inventeur, aviateur, voyageur, expert en logistique et capitaliste américain... Evans, fut le président d'Evans Products Company qu'il a fondé. C'était dans les années 1950 jusqu'aux années 1980 l'une des 500 plus grosses compagnies industrielles des États-Unis.
E.S.Evans tient une place importante dans le parcours professionnel des designers Ray et Charles Eames ; pendant la Seconde Guerre mondiale, Ray et Charles Eames ont fondé une société qui a été incorporée par en tant que Molded Plywood Division, pour produire des fournitures en contreplaqué moulé pour l'armée. Le premier mobilier des Eames a été produit par jusqu'en 1949.
Evans est intronisé au depuis 2002, qui reconnaît les personnes qui ont contribué à l'essor du vol à voile aux États-Unis.
L' en Antarctique porte son nom.
Ayant épousé Virginia Epps Mc Cormick en 1905, il est le père de deux jumeaux Edward Steptoe Evans Jr, et (1906-1998) qui fut président de l'American Motors Corporation.
Jeunesse Fils de Mary Elizabeth Murrell (1857-) et Thomas Davis Evans Sr. (1849-1910), Edward S. Evans est l'aîné d'une fratrie de sept enfants.. Son père fut éditeur du Daily Advance de Lynchburg en Virginie, quotidien qui sera détenu par le sénateur Carter Glass par la suite. Edward S. Evans fait ses études dans les écoles publiques de Lynchburg. Le Krach de 1893 a balayé les ressources familiales sauf une petite ferme dans le Maryland, et ils ont déménagé à Denver. Le jeune Ed a quitté l'école et commencé à travailler.
Evans partage avec Dale Carnegie, un départ modeste et une ascension importante. Ces deux là se sont rencontrés à une époque indéterminée, et à partir de 1948, dans les nombreuses rééditions de son ouvrage How to Stop Worrying and Start Living, et probablement dans beaucoup des conférences qu'il donna, Carnegie a illustré ses concepts de développement personnel par la narration de la prime jeunesse d'Evans ; l'histoire d'Evans commence invariablement de cette manière:
Élevé dans la pauvreté, Evans a d'abord gagné de l'argent dans des petits boulots, vendant des journaux, puis travaillant comme commis d'épicier. Son père avait ouvert un petit magasin général à la périphérie de Denver. Mais cela n'a jamais été un succès et après quelques années, la famille est retournée dans le Maryland. Il est vite devenu évident qu'il y avait peu d'argent à gagner sur une petite ferme ; Evans a alors vendu son fusil de chasse pour et est parti pour Washington. Il espérait y trouver un emploi de journaliste, mais il n'y a pas trouvé de débouchés. Il a alors persuadé le propriétaire d'épicerie, Alonzo Young de lui donner un emploi. Dans une histoire de boîtes de conserves de jus de palourde dont il s'était vu confier la vente, Evans prend conscience qu'il doit savoir plus que quiconque sur ce qu'il vend, et il commence à hanter la Bibliothèque du Congrès et à lire de tout sur une grande variété de sujets.
Plus tard, alors que sept personnes dépendent de lui pour leur subsistance, il obtient pendant trois ans un emploi d'assistant bibliothécaire à la Bibliothèque du Congrès ; pendant qu'il est à Washington, il étudie le droit et la sciences des bibliothèques à la Columbian University. ; pendant les vacances il travaille sur des bateaux à bestiaux, des goélettes à charbon et chez des marchands côtiers. Puis arrive une offre de la State Library à Richmond, en Virginie : de 1904 à 1909 ; il devient bibliothécaire adjoint de l'État de Virginie et compile et publie trois ouvrages « », « » (1907) et « », dont certains sont toujours publiés.
C'était une vie assez confortable. Mais Evans voulait récupérer la fortune familiale ; il avait besoin de plus d'argent que le travail de bibliothèque ne rapportait. Il démissionne donc et se lance dans l'immobilier où il parvient à percer: il se souvient de son expérience de l'épicerie de Denver et il étudie les propriétés, les localités, les prix et les tendances de l'immobilier sous tous les angles. L'argent commence à affluer: il se lance alors dans le secteur des placements, s'intéresse à une imprimerie et achète et exploite un hôtel. Il se marie, naissent des fils jumeaux, il a une belle maison, une automobile. Son revenu est supérieur à par an. Puis tout s'effondre d'un coup ; une banque fait faillite et anéantit toutes ses réserves et affaires.
Endetté nous dit Carnegie, il sombre alors dans une profonde dépression ; il s'abandonne alors à une mort annoncée, mais qui ne vient pas. Reprenant alors du poids, il parvient à retrouver le chemin du travail.
Il obtient un emploi à la à Palatka, où il s'était installé pour se rétablir de sa maladie, dans la vente de blocs à mettre derrière les roues des automobiles (des cales de roues, en .), permettant leur transport ferroviaire sécurisé.
Ce que voulait démontrer Carnegie, l'ascension d'Evans fut alors ascendante.
Dans l'Air Corps Evans fut capitaine dans le Quartermasters Corp de l'armée américaine de 1918 à 1920 et plus tard lieutenant-colonel dans l'US Army Air Corps..
Lorsque les États-Unis sont entrés dans la Seconde Guerre mondiale fin 1941, Evans fait partie des personnes vers lesquelles s'est tourné l'armée pour des questions relative au programme américain de planeurs de combat... Dans les affaires Evans prendra l'habitude de se faire appeler Colonel Evans.
vignette|Streamline Bus and Car-Evans. Harris & Ewing Collection. 1935. Bibliothèque du Congrès. . E.S.Evans debout penché à l'arrière.
Représentant de la , Evans se rendit à Détroit, dans le Michigan, pour intéresser les constructeurs automobiles à ce bloc de bois, qui permettait de maintenir les automobiles stables lorsqu'elles étaient chargées dans des wagons de marchandises pour expédition. Il perça dans le domaine, et il devint bien connu des constructeurs automobiles. Mais de nouvelles déconvenues, une concurrence accrue l'amenèrent à revoir sa position dans le domaine. Evans apporta des améliorations à la forme du bloc, et breveta le « » en 1915, et commença à développer d'autres dispositifs et méthodes de contreventement, pour protéger les automobiles et autres véhicules en transit. En conséquence, il s'établit de manière durable dans le domaine unique du conditionnement, de l'emballage et du chargement des automobiles pour expédition. En 1918, il entra dans le Quartermasters Corp de l'armée américaine en tant que capitaine et, pendant le reste de la Première Guerre mondiale, fut chargé de la mise en caisse et du chargement des automobiles et des camions de l'armée, pour expédition outre-Atlantique. Au cours de cette période, il prépare un manuel : , qui a ensuite été adopté par l'armée et plus tard par l' comme pratique standard pour le chargement des véhicules. Evans est ensuite retourné à Détroit pour créer la en 1919, qui est devenu la en 1925, Michigan puis la en 1931... Cette société a fermé en 1985. C'était au l'une des sociétés les plus prospères des États-Unis. La société Evans avait une réputation d'innovation et de diversification couvrant les domaines de la logistique, du bois et de l'acier, et d'autre domaine de l'industrie, pouvant en interne jusqu'à développer un , un autobus rail-route, en 1935..
Ayant subi une attaque en 1939, il fut par la suite secondé par ses fils dans ses affaires..
Le nom de Evans est aussi souvent associé dans la littérature, aux noms de Charles et Ray Eames, dans la mesure où ils furent associés pendant la Seconde Guerre mondiale à , la Molded Plywood Division, pour produire des attelles de jambes. Les mobiliers produits et distribués par , notamment dans leur usine de Coos Bay en Oregon, à partir du milieu de 1945, ont été les premières pièces conçues par les Eames à être produites en série.....
Voyageur, aviateur et homme d'affaires Evans avait de nombreux intérêts centrés sur l'aviation, l'exploration et l'invention.
Expéditions de Wilkins vignette| 1926. Il a été membre de la Société américaine de géographie, un des directeurs de l'expédition dans l'Arctique de DétroitL'expédition est nommée « » en raison du soutien financier apporté par des citoyens de Détroit, en particulier du : . de 1926 de Hubert Wilkins.. et sponsor de celle de 1927.
Tour du monde En 1926, en compagnie de , Edward S. Evans réalise une circumnavigation record en , et , en utilisant des transports aérien, terrestre et maritime.. ; au cours de ce voyage, Evans effectue le premier vol de Moscou à Omsk en Russie. Le fils d'Evans, Edward, Jr, précède le père autour du monde pour régler les formalités du voyage.. Ils battent le record de de 1913. Cette culture pionnière de défi et d'aventure — qui, en fin de compte, verra aussi la première traversée de l'Atlantique par Charles Lindbergh — porte la marque des Roaring Twenties ; elle peut être aussi facilement associée à la franc-maçonnerie de cette époque, une certaine tradition de . ; Evans était de la loge Palestine de Détroit, aussi la loge maçonnique des Henry, Edsel Ford et Edward F. Schlee que l'on peut voir accompagner Evans à cette époque. (Schlee en compagnie de tentera de battre le record de Evans en 1927). Cette loge maçonnique s'enorgueillit d'avoir compté parmi ses rangs « des gars » qui .. D'extraction pauvre, une partie de la motivation d'Evans à faire le tour du monde avait été le désir de reconnaissance ; ce qu'un journaliste a appelé « une grande soif de dignité » ; il connaissait également la valeur de la publicité personnelle pour faire avancer ses intérêts commerciaux.. Membre de la Société américaine de géographie, Evans avait en outre financé les expéditions d'autres : l' en Antarctique porte le nom de E.S.Evans, souvenir d'un vol transantarctique de Hubert Wilkins sponsorisé par Evans. C'était une période de croissance que l'on croyait illimitée, et les exploits des aviateurs, Amelia Earhart comprise, sponsorisés par les grandes sociétés, sont devenus le symboles de ce qu'on a appelé les Roaring Twenties, les années rugissantes ; et par la grâce « du plus grand héros de l'aviation contemporaine » Charles Lindbergh, le « symbole de son contraire ». Premier phénomène médiatique de l'histoire, le vol de Lindbergh a électrisé toute une génération ; et une partie de la jeunesse de cette époque a commencé à voler : les plus riches ont piloté des avions à moteur, et certains pour moins de , des planeurs de début moins chers... Les fils de Evans sont de cette génération qui apprendra à voler sur des planeurs.
Le fils d'Evans, Edward, Jr, en 1926, jette les bases du voyage autour du monde de son père, envoyé en avant-poste pour se charger des formalités administratives. En Russie, il relate qu'il aurait été emprisonné pendant cinq jours parce que son visa n'était pas réglementaire. Lorsqu'Evans et Wells sont arrivés à Victoria, en Colombie-Britannique, après avoir traversé le Pacifique en bateau, ils apprirent que l'avion qui devait les emmener de Seattle à New York s'était craché à Chicago. Parmi ceux à qui ils ont frénétiquement télégraphiés pour obtenir de l'aide, il y avait dont l'usine de Northville avait construit des avions de passagers pour les compagnies aériennes. Stinson a fait de son mieux pour les dépanner, mais c'est l'Army Air Service qui les a finalement amenés à New York le ; ils avaient parcouru pour un coût de , et avaient utilisé presque tous les modes de transport, y compris bateau, train, automobile, avion et au Japon, un pousse-pousse. Ils ont été emmenés à l'hôtel de ville de New York pour recevoir les félicitations de Jimmy Walker. John Henry Meers était également présent, le producteur de théâtre dont ils ont battu le précédent record du tour du monde, et Vilhjalmur Stefansson, qui signera la préface du livre de Wells..