Patrice Vergriete (prononcé ), né le à Dunkerque, est un homme politique français étiqueté divers gauche par le ministère de l'intérieur. Il est maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine de Dunkerque, président du Pôle métropolitain Côte d'Opale depuis 2014 et président de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine.
A partir du , il est ministre chargé du Logement dans le gouvernement d'Élisabeth Borne, puis du au , il est ministre délégué chargé des Transports dans le gouvernement de Gabriel Attal. Il reprend le ses fonctions de maire de Dunkerque.
Le , il est nommé par décret d'Emmanuel Macron président de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, succédant indirectement à Catherine Vautrin.
Biographie Fils d’un ouvrier chaudronnier aux Chantiers de France et d’une mère femme au foyer, il grandit dans le quartier populaire des Glacis à Dunkerque. Après le baccalauréat, il poursuit ses études à Paris dans une classe préparatoire scientifique au lycée Louis-le-Grand. Il est lauréat du concours de l’École polytechnique et intègre la promotion 1989. Mention pour Patrice Vergriete : diplômé de l’X, promotion 1989 (année d’entrée à l’X).. Puis il se spécialise à l’École nationale des ponts et chaussées, en obtient le diplôme en 1995 portant attribution du diplôme d’ingénieur de l’École nationale des ponts et chaussées à des élèves sortis en 1995. Patrice Vergriete : diplômé de l’ENPC dans la catégorie ingénieur-élève. et devient ingénieur des ponts et chaussées.
Il commence sa carrière professionnelle à la fin des années 1990 à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), puis intègre les cabinets de Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, et de Claude Bartolone au ministère de la Ville portant nomination au cabinet du ministre délégué à la ville.. .
En , Patrice Vergriete revient dans sa ville natale pour prendre la direction de l’AGUR (Agence d’urbanisme Flandre-Dunkerque) jusqu’en 2008. Il mène ensuite, au sein du Laboratoire techniques, territoires et sociétés (LATTS). au sein de l’École nationale des ponts et chaussées, un travail de recherche sur la production du logement en France, qu’il conclut le par la soutenance d’une thèse de doctorat en urbanisme et aménagement de l’espace.. Il intervient également au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). Mention complémentaire en page 80 des actes du dit colloque : Patrice Vergriete, membre du Conseil général de l'environnement et du développement durable.. .
Parcours politique Adhérent au Parti socialiste (PS) en 1993, il est adjoint à la Jeunesse au conseil municipal de Dunkerque de 2001 à 2008 puis adjoint aux Sports de 2008 à 2013. À la suite d'un profond désaccord avec le maire de l’époque, Michel Delebarre, il démissionne de sa délégation en 2013 et quitte le PS..
Il se présente comme tête de liste aux élections municipales de mars 2014, qu'il remporte avec 55,53 % des suffrages exprimés au second tour. Patrice Vergriete est élu maire de Dunkerque lors du conseil municipal du puis président de la communauté urbaine de Dunkerque. Il devient également président du pôle métropolitain Côte d'Opale (PMCO) en 2014.
Le , il est élu à la présidence de l'association « France Ville Durable »., qui regroupe les parties prenantes de la ville durable : les collectivités locales leaders et leurs associations, les entreprises de toutes tailles (groupes français mais aussi TPE), l’État (administration centrale et opérateurs spécialisés) et les experts de la ville (en particulier les organisations professionnelles nationales)... Le , il est élu vice-président aménagement du territoire du bureau de l’association des Intercommunalités de France.. Il est élu président délégué de la Fédération nationale des agences d'urbanisme le ..
Lors des élections législatives de 2022, il se présente comme suppléant de Christine Decodts, dans la circonscription du Nord, sous l'étiquette Renaissance. Christine Decodts est élue députée avec 52,29 % des voix au second tour de l'élection.
Maire de Dunkerque Le , il met en place le bus gratuit, et de ce fait la communauté urbaine de Dunkerque devient la plus grande agglomération de France et d'Europe à instaurer la gratuité pour tous sur l'ensemble de son réseau de bus..
En , Patrice Vergriete annonce sa candidature à un deuxième mandat de maire. Il est réélu dès le premier tour avec 64 % des suffrages exprimés..
Son objectif étant de faire de Dunkerque un laboratoire de l'industrie « décarbonée »., il accueille le le Premier ministre Jean Castex venu annoncer un investissement de 1,7 milliard d'euros pour ArcelorMittal en vue de réduire de 40 % ses émissions de ...
Le , il est nommé président de l'AFIT France sur proposition de l'Élysée portant nomination du président du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France...
Entre et , du fait de sa nomination aux gouvernements Borne puis Attal, il démissionne de son mandat de maire et devient premier adjoint de Jean Bodart qui le remplace .. À la suite de son refus d'intégrer le gouvernement Barnier, le conseil municipal de Dunkerque le réélit maire, Jean Bodart reprenant sa fonction de premier adjoint..
Fin , il annonce briguer un nouveau mandat aux élections municipales de 2026, et est soutenu tour à tour par le Parti socialiste., le Parti communiste. et Les Républicains.. Sa large liste d'alliance s'impose dès le premier tour avec 64,47 % des suffrages.
Ministre délégué au Logement Il est ministre délégué chargé du Logement dans le gouvernement Borne du .. au .
Il est notamment le principal artisan de l'augmentation des places d'hébergement d'urgence en hiver 2023-24 et de la loi contre l'habitat insalubre, votée après sa non-reconduction au ministère du Logement.. Il n'était plus ministre lorsque le rapport de la fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés 2024 sort, et vise ouvertement la politique de logement du gouvernement Borne..
Il est remplacé le par Guillaume Kasbarian..
Ministre délégué aux transports Le , il est ministre délégué chargé des transports dans le gouvernement de Gabriel Attal..
Reprenant un projet du président de la République porté par son prédécesseur Clément Beaune, il annonce le qu'un accord a été trouvé avec toutes les régions concernées par la mise en place du Pass rail. La région Île-de-France n'est pas incluse dans ce Pass, qui s'inspire du Deutschlandticket en Allemagne mais à moindre échelle..
En , lors du remaniement entre les gouvernements Attal et Barnier, il annonce qu'il ne fera pas partie du prochain casting gouvernemental, notamment à cause de désaccords avec Les Républicains et souhaitant récupérer son poste de maire de Dunkerque, bien qu'il aurait pu conserver un poste gouvernemental..
Agence nationale pour la rénovation urbaine Le , il est nommé président du conseil d'administration de l'ANRU..
Positionnement politique Affilié au Parti socialiste jusqu'en 2013, il le quitte pour se présenter face à Michel Delebarre en 2014 aux élections municipales de Dunkerque. À la suite de sa victoire, il choisit de ne pas réintégrer son ancien parti et le ministère de l'intérieur lui attribue l'étiquette divers gauche..
Dès 2018, il partage une « convergence d'opinions » avec Emmanuel Macron qu'il soutient à partir de là. Il est réélu en 2020 à Dunkerque avec le soutien de Renaissance. En 2022, il parraine et soutient pleinement la candidature d'Emmanuel Macron dont il défend le bilan sur la réindustrialisation des territoires, notamment dans sa ville de Dunkerque. Il n'adhère pas à Renaissance mais dit en partager les positions, notamment celles de l'aile gauche, étant proche de figures comme Clément Beaune, Olivier Dussopt, ou encore Roland Lescure..
Lorsqu'il devient ministre, certains médias le qualifient de « caution de gauche » du gouvernement Borne., Le Monde le compare notamment au protagoniste de la série Baron noir, dû a son passé socialiste et aux fonctions qu'il a occupées. Il suit d'autres membres du gouvernement, plutôt classés à gauche de la macronie, dans leurs protestations contre la loi immigration, qu'ils estiment trop à droite et allant à l'encontre de sa politique pour le logement social, alors qu'il occupe le poste de ministre du Logement. Il nie par la suite avoir voulu démissionner et reste dans le gouvernement à la suite de l'adoption de la loi..
Il ne participe pas au gouvernement Barnier qu'il estime politiquement trop tourné à droite, en désaccord sur la ligne de fond qu'il a souhaité porter dans les postes qu'il a occupés.. Il reprend le ses fonctions de maire de Dunkerque..
Décorations
() portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite.
Pour approfondir Articles connexes Gouvernement Attal Gouvernement Borne Dunkerque
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Membre du gouvernement Borne Catégorie:Ministre de la Cinquième République Catégorie:Ministre français du Logement Catégorie:Maire de Dunkerque Catégorie:Naissance en juillet 1968 Catégorie:Naissance à Dunkerque Catégorie:Président de communauté urbaine Catégorie:Chevalier de l'ordre national du Mérite Catégorie:Ingénieur du corps des ponts et chaussées Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Élève du lycée Louis-le-Grand