Jennifer Grousselas, née le à Paris, est une poétesse et dramaturge française.
Biographie Après des études de philosophie et de lettres classiques, Jennifer Grousselas soutient un master de lettres modernes portant sur la dramaturgie au . Agrégée de lettres modernes, elle se consacre depuis 2009 à l'enseignement.
Sa première pièce, L'échappée belle., lauréate du comité de lecture Tout Public des Écrivains Associés du Théâtre (E.A.T), est sélectionnée pour la manifestation Vendanges précoces en Avignon 2013. Elle publie ensuite Égée ou le Saut du Roi aux Écritures Théâtrales du Grand Sud Ouest en 2014. Son monologue Perché sur un banc fera l’objet d’une lecture au théâtre de Nesle à Paris (le ), lors de la manifestation Petites formes en grande forme organisée par la comédienne Virginie Paoli et soutenue par les E.A.T.
En 2016, Jennifer Grousselas s'intéresse au spoken word. Performeuse, elle obtient le titre de vice-championne de France de Slam au Grand Slam National 2016. On voit en 2018 sa participation en tant que comédienne à l'oratorio du compositeur Jean-Philippe Baldassari, Oratorio di Petre Cutrate.
Elle se tourne depuis 2018 vers une autre forme de poésie, date à partir de laquelle elle commence à publier ses poèmes dans de nombreuses revues littéraires, à participer à plusieurs anthologies et à dévoiler ses tableaux (peintures à l'acrylique), restés jusque-là dans le domaine privé, dans le milieu littéraire parisien (la revue Poésie / première retiendra sa toile L'âge d'or pour la quatrième de couverture de son numéro 75 tandis que la revue Concerto pour marées et silence reproduit sa toile Métempsychose pour son numéro 13).
Son premier recueil de poèmes, De souffles et d'éveils., préfacé par Emmanuel Moses, paraît en 2021 aux éditions unicité., dans la collection "Le metteur en signes" et figure sur la sélection du prix du premier recueil de poèmes de la Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé pour la Poésie et du prix Vénus Khoury-Ghata.
Elle publie en 2024 un deuxième recueil, Il nous fallait un chant aux éditions Obsidiane, qui se voit décerner le Prix international de Poésie francophone Yvan Goll 2024, bientôt suivi de Corps fous (éditions Le Merle moqueur) et de Fixation d'un vertige (éditions SANS ESCALE) sélectionné pour le prix Ganzo Révélation 2025.
Certains de ses poèmes ont déjà été traduits en anglais par Alexis Bernaut pour le Mouvement mondial des poètes (WPM), en espagnol par le poète argentin Pablo Urquiza pour la revue mexicaine Ablucionistas et en arabe par le poète et traducteur palestinien Anas Alaili, qui fait également une présentation de sa poésie dans la revue culturelle palestinienne en ligne Fushah (فسحة).
Poète invitée au Premier Festival Virtuel de Poésie Franco-Argentine (FVPFA). organisé en par les éditions Abra Pampa et diffusé simultanément en France et en Argentine ou encore à la dixième édition du Festival de Poésie Sauvage "Éblouissement" à la Salvetat-sur-Agout, Jennifer Grousselas participe à de nombreuses lectures à Paris, à Sète, à Montpellier (Maison de la Poésie Jean Joubert.), ou encore à Strasbourg (Maison de la Poésie).
Réception de son œuvre Avant que Jennifer Grousselas n'ait publié son premier recueil, le poète et critique Laurent Fourcaut, dans la Revue internationale de poésie de Sorbonne Université, Place de la Sorbonne, fait remarquer "la complexe intrication des images" qui composent les poèmes de l'auteure, dont la lecture est pour lui "une communication d'inconscient à inconscient"; il souligne la richesse du caractère pictural, souvent symbolique, parfois mythique de sa poésie.
Dans sa préface à De souffles et d'éveils, Emmanuel Moses, pour qui l'écriture de la poétesse se rattache "à cette haute tradition initiée par la poésie de Saint-John Perse", insiste sur la langue singulière de Jennifer Grousselas qu'il décrit comme "une langue ardente et assoiffée, rutilante et sauvage, une langue qui, plus qu'elle ne dit le monde, cherche à l'enchanter par une énergie qui tient du rite, de la magie, de la prière." Il dit encore à propos de la poétesse : "Elle donne à la langue française, dans ce recueil, un souffle et un éveil (...), elle en fait un chant sensuel, traversé de rythmes dansés, d'invocations aux accents chamaniques, qu'ils viennent d'Amérique du Sud ou des îles Caraïbes".
Pour la poète suisse Anne Emmanuelle Volterra, qui s'intéresse, dans la revue Diérèse, à la dynamique contrastée de ce même recueil, la poésie de Jennifer Grousselas s'ouvre sur la quête d'une langue proférée comme "réminiscence d'un espace primitif", d'un espace "d'avant le langage et l'homme" pour chercher au fil du livre "un homme délivré de l'espace et du temps, l'homme d'un monde qui ne subissait pas encore la fragmentation, un homme originel, entier, qui n'est pas sans évoquer celui de la Genèse, ce chant de nostalgie à l'endroit d'une plénitude révoquée." La poète suisse voit dans ce premier recueil se dessiner in fine un programme poétique qu'elle traduit en ces termes :
Le poète français Francis Combes souligne, pour sa part, dans sa préface à Corps fous, davantage la modernité d'une écriture qui "ne s'embarrasse pas des conventions de la poésie", tout en se ralliant aux lectures selon lesquelles ce chant "semble jaillir d'une source venue de très loin ou de très profond", "une source qui se situe dans les nappes phréatiques de l'inconscient, au coeur de ce qui reste si largement "l'inconnu"." La langue de la poétesse peut ainsi selon lui se faire "étrange, insondable, repoussante et délicieuse à la fois."
À propos d'Il nous fallait un chant, l'éditeur et poète tchadien Nimrod dit dans sa présentation du recueil que la poète écrit " à partir de l'hémisphère Sud du poème, de la terre de Léopold Sédar Senghor à celle de Saint-John Perse, de celle de Mahmoud Darwich à celle de Pablo Neruda." Il ajoute : "sous des accents de tragédie antique, elle revisite verset, scansion et prosodie grâce à une chorégraphie et une langue-transe qui n'appartient qu'à elle." Mais ce travail du son est indissociable du sens, au service d'un sens qui n'est pas immédiat : "La musique noire et lumineuse du poème y exécute un pas de deux d'une danse grave, somptueuse, qui creuse l'écart pour créer l'unité, hésitant pour mieux affirmer et affirmant pour mieux hésiter. Le son, le pas, le sens sont emmêlés jusqu'au vertige."
Publications
Théâtre Égée ou le saut du roi, Éditions théâtrales du Grand Sud-Ouest, 2014 Cuir ou violon, éditions unicité, 2023
Poésie
De souffles et d'éveils, préface d'Emmanuel Moses, éditions unicité, 2021 Il nous fallait un chant, éditions Obsidiane 2024, Prix international de poésie francophone Yvan Goll 2024 Corps fous, préface de Francis Combes, Le Merle moqueur, 2024 Fixation d'un vertige, Les éditions SANS ESCALE, 2025
Publications en revues et anthologies Les Cahiers du Sens , Le nouvel Athanor « La voie / La voix », , ; "Je cherche un silence", in Poésie / première "Entre ombre et lumière", , "Le chant du Griffon" et "Madère", in Les Cahiers du Sens , Le nouvel Athanor « L'impatience », Anthologie permanente, , à 136 ; à 237 Génération Poésie debout, anthologie des nouvelles écritures poétiques, Francis Combes (éd.), Montreuil, Le Temps des Cerises, 2019, à 117 NUNC , "Richard Rognet / Edmond Moirignot", Réginald Gaillard (éd.), Éditions de Corlevour, , à11 Terre à ciel, "Pourquoi? anthologie proposée par Florence Saint-Roche", (consulté le ) "Nos chants dé-brisés" in Apulée "Les droits humains, Hubert Haddad (éd.), éditions Zulma, , "Arborescences" in Concerto pour marées et silence, revue , Colette Klein (éd.), , à 154 Les Cahiers du Sens , Le nouvel Athanor "Le silence", Anthologie permanente, trimestre 2020, "Mes ânes" et "Souvenir de feu" in Place de la Sorbonne , Revue internationale de poésie de Paris-Sorbonne et de l'ESPE de Paris, Laurent Fourcaut (éd.), PUPS, , à 66 "Les deux mains du monde", in Poésie / première "Harmoniques", , "Fugue", in Diérèse, poésie & littérature "Points d'escale", Daniel Martinez (éd.), , p. 198 à 203 Recours au poème, Carole Mesrobian et Marilyne Bertoncini (dir.), (consulté le ) "Outre-Terre", in Décharge , Jacques Morin (dir.), , "D'un vertige", Ablucionistas, revista cultural internacional, Jorge Contreras (éd.), Tizayuca, Hidalgo, Mexico, "G" in Le désir de la lettre, Bernard Chauveau Éditeur, Dominique Sampiero (dir.), "À vif", Poésie / première "L'inspiration", , "Mitose" et "Amours de loin", in Concerto pour marées et silence, revue, Poésie , Colette Klein (éd.), , à 160 "Les bâtisseurs", in Apulée "Changer la vie", Hubert Haddad (éd.), éditions Zulma, , "Évidences", in Gustave , quinzomadaire de poésie, Stéphane Bataillon (dir.), Paris, La Septième Sphère, "Parle-leur", in Phoenix, cahiers littéraires internationaux , André Ughetto (dir.), , -69 Écrit(s) du Nord , Éditions Henry, Jean Le Boël (dir.) , à 35 "La blessure" et "Seuils" in Diérèse, poésie & littérature "Le Temps de dire", Daniel Martinez (éd.), hiver 2021-printemps 2022, "Fin de l'enfance" in Les Carnets d'Eucharis, Vibrations de langue et d'encre, Sur les routes du monde vol.III, Nathalie Riera (dir.), , à 150 "Trop nombreux je suis" in Les Hommes sans épaules, Cahiers littéraires , Christophe Dauphin (dir.), , -199 "Toi" et "Qui ne connaît que sa naissance", in Concerto pour marées et silence, revue, Poésie , Colette Klein (éd.), , -58 فسحة (Fushah), revue culturelle palestinienne, Anas Alaili (trad.), Haïfa, "Au poète", in Revue de la Maison de la poésie Rhône-Alpes, Bacchanales , Désobéissances, , p. 66-67 Jennifer Grousselas, poète invitée "Les poètes du XXIe siècle", Poésie sur Seine, Revue d'actualité poétique, décembre 2024, p. 3-30 "Fin de l'enfance, in Terres de femmes, La revue de Poésie & de critique d'Angèle Paoli,
Critique "Une lecture, Loin de Damas d'Omar Youssef Souleimane", Terre à Ciel (consulté le )
Notes et références
Catégorie:Poétesse française du XXIe siècle Catégorie:Naissance en mai 1986 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Dramaturge française du XXIe siècle