Michel Pierre Stuart Yakovleff, né le à Maisons-Laffitte (Seine-et-Oise, désormais Yvelines), est un général de corps d'armée de l'Armée de terre française.

Souvent présenté comme le dernier officier général appelé, il a d'abord fait carrière au sein des troupes blindées, puis dans les états-majors de l'OTAN, atteignant en 2014 le grade de général de corps d'armée. Depuis 2016, il est en deuxième section, intervenant dans plusieurs médias.

Biographie Origines familiales et formation Né en 1958, enfant d’un père d’origine russe, Pierre Yakovleff, et d’une mère néo-zélandaise, Phyllis Gordon, il fait en 1976 son service militaire au de dragons à Noyon, puis au sein du de dragons à Mourmelon., comme aspirant.

Officier de blindés Admis à l'examen d'entrée de l'École militaire de Saint-Cyr, il fait partie de la promotion Montcalm (1980-1982) et en sort dans l'arme blindée et cavalerie.

De 1983 à 1993, il sert dans les unités de la Légion étrangère, au étranger de cavalerie () caserné à Orange, puis à la de Légion étrangère à Djibouti. En 1990, il est déployé en Arabie saoudite comme capitaine du du dans le cadre de l'opération Bouclier du désert, puis engagé au combat en 1991 contre les Irakiens lors de l'opération Tempête du désert (guerre du Golfe). Le , il obtient le grade de commandant, publié au JORF du ..

Admis au cours supérieur d'état-major en 1993 avec le grade de chef d'escadrons, publié au JORF du ., il sort du Collège interarmées de Défense en 1995 avec le diplôme du brevet technique d'études militaires supérieures, publié au JORF du ., puis il sert de 1995 à 1997 au de dragons, à Stetten am kalten Markt (au sein des Forces françaises en Allemagne), en tant que chef du bureau opérations. Le , il passe au grade de lieutenant-colonel.. En 1997, il est adjoint du général Yves Le Chatelier, commandant de la division multinationale Sud-Est en Bosnie-Herzégovine (au sein de la SFOR).

En 2000, il passe au grade de colonel, publiée au JORF du .. De 2001 à 2003, il commande le . En 2002 il est une seconde fois, avec une partie de son régiment, projeté à Mostar en Bosnie à la tête du bataillon français (GTRF de la SFOR).. Il est ensuite le directeur de la formation à l'École de cavalerie de Saumur.

Fonctions supérieures De 2006 à 2007, il est chef du bureau de la PESD au sein des délégations aux affaires stratégiques du ministère de la Défense. En 2007, il a été détaché auprès de Jean-Claude Mallet, alors président de la commission de rédaction du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale publié en 2008. Il est passé aussi par l'état-major interarmées de planification opérationnelle (EMIA PO) à Creil.

Le , le colonel Yakovleff reçoit le grade de général de brigade et prend le commandement de la blindée à Besançon, publié au JORF du .. Il est une troisième fois projeté, cette fois au Kosovo dans le cadre de la KFOR, avec des détachements de son unité pour former le noyau de la task force multinationale Nord (TFMN-Nord), autour de Mitrovica, de à .

Il est diplômé du Command and General Staff College à Fort Leavenworth, ainsi que du à Norfolk. À partir du , le général Yakovleff est le représentant du SACEUR (le commandant suprême des forces alliées en Europe) au comité militaire de l'état-major de l'OTAN à Bruxelles, publié au JORF du .. Le , il obtient le grade de général de division, publié au JORF du ., puis en il est nommé sous-chef plans de l'Allied Joint Force Command à Brunssum, publié au JORF du ., devenant le chef d'état-major en . Enfin, à partir du , il obtient le rang de général de corps d'armée, avec la fonction de vice-chef d'état-major du SHAPE, publié au JORF du .. Le , il devient chargé de mission auprès du chef d'état-major des armées, publié au JORF du ..

Présence dans les médias Après 40 ans de carrière militaire, le général Yakovleff passe en deuxième section (2S), c'est-à-dire qu'il est mis à disposition du ministère (en réserve, pas à la retraite). Il se fait connaître pour l'écriture du livre Tactique théorique., publié en 2006, ainsi que pour des articles dans les revues spécialisées (Inflexions, Revue Défense nationale., Les Champs de MarsVoir sur cairn.info. et NATO Briefs.).

Sur le conflit russo-ukrainien Il fait partie de ceux, nombreux, qui n'ont pas cru à l'invasion de l'Ukraine, et l'a fait savoirHugues Maillot et Mayeul Aldebert, « Michel Yakovleff, le "général punchline" de la guerre en Ukraine », lefigaro.fr, 25 février 2023.. Durant le conflit, il intervient dans plusieurs médias grand publicEtienne Girard, « Guerre en Ukraine : ces généraux français qui crèvent l’écran », lexpress.fr, 18 février 2023., notamment LCI. Selon Le Figaro, il acquiert alors une notoriété Jeanne Durieux, « "Le président Poutine, c'est Grosminet qui veut bouffer Titi" : un ancien n°4 de l'Otan étrille le dirigeant russe », lefigaro.fr, 4 janvier 2023.. En , il juge que , avançant que

En , il estime que En , au moment de la contre-offensive de l'été 2023, il affirme que la Russie ne , que ; en que

Sur l'engagement de Donald Trump en Iran En , il fait des déclarations qui suscitent une vive polémique en commentant les projets de l'administration de Donald Trump de construire une piste d'atterrissage à l'intérieur de l'Iran pour transporter de l'uranium pendant les bombardements actifs. Lors d'une interview pour la chaîne LCI, le général a répondu par une critique cinglante :

Auparavant, il avait déjà comparé la participation à la guerre unilatérale du président Trump en Iran au fait d'

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Notes et références

Liens externes

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