thumb|upright=1.5|Upper Brook Street à Londres. La famille Grosvenor, arrivée avec Guillaume le Conquérant, possède encore la majeure partie de Mayfair et de Belgravia au centre de Londres, depuis que Sir Thomas s'est marié et a hérité de ce foncier en 1677. Les locataires anglais ont théoriquement un "droit d'acheter" leur logement, mais cette législation est très restrictive.
Au Royaume-Uni et dans d'autres pays anglophones, le landlord (landlady au féminin) est un grand propriétaire terrien et/ou propriétaires de maisons, d'immeubles, d'appartements, d'un condominium ou d'autres types de biens immobiliers qui sont loués ou mis à disposition de particulier ou d'entreprise devenant alors son locataire. En français, les termes « propriétaire », « bailleur » peuvent être utilisés pour désigner le landlord,
En économie politique et sociale, le mot landlord fait référence au seul propriétaire du foncier (propriétaire du sol, et pas nécessairement des bâtiments) qui bénéficie d'une rente économique en louant ce bien commun privatisé (la terre, le sol, le foncier...).
Histoire thumb|left|Gravure sur bois médiévale représentant des serfs ou locataires venant payer en nature leurs loyer/taxes au propriétaire terrien thumb|Illustration présentant un père de famille au chômage et n'ayant plus d'argent, lors de la crise spéculative de 1837 dite Panique de 1837 aux États-Unis, confronté à son propriétaire venant réclamer le loyer thumb|left|Dessin de John Gordon Thomson (1841-1911), daté du présentant un propriétaire irlandais mendiant un loyer, face à un locataire représenté comme arrogant et cachant un bâton dans son dos. Le dessin attaque en réalité la Ligue nationale irlandaise pour la terre supposée créer une situation "à l'envers" où le propriétaire deviendrait plus pauvre que son locataire thumb|Expulsion par les forces de l'ordre de Francis Tully, agriculteur, constructeur de bateaux, locataire de terres du marquis de Clanricarde à Woodford, et l'un des initiateurs d'un essai de négociation collective des loyers de fermage (après un effondrement des prix des denrées agricoles dans les années 1880). Le concept anglo-saxon médiéval de landlord est en quelque sorte une poursuite du système des villas et des latifundia (larges fermes paysannes) de l'Empire romain.adapté au système féodal du manoralisme (régime seigneurial), où un domaine foncier appartient à un Lord of the Manor (Mesne lords), généralement membre héritier de la petite noblesse intégré dans le rang des chevaliers pour le haut-Moyen Âge, détenant leur fief par sous-inféodation.
Mais parfois, la terre pouvait être le patrimoine donné par le roi et/ou hérité au cours de générations de la haute noblesse. C'était par exemple le cas des terres de la Couronne appartenant directement à un empereur par exemple dans les villages impériaux du Saint-Empire romain germanique directement soumis à l'empereur.
Dans le Londres de la période géorgienne (fin du ), John Summerson a décrit le grand promoteur typique de l'époque comme un « noble landlord à la bourse gourmande», en citant deux exemples, le quatrième comte de Southampton et le premier comte de St Albans. Mais d'autres auteurs estiment que le remodelage de la propriété foncière à Londres sur les terrains qui ont vu la révolution industrielle émerger a aussi été le fait d'autres spéculateurs ayant profité d'un marché foncier alors fluide en achetant plus de petites parcelles, parfois en collaboration avec les grands propriétaires fonciers mais "le plus souvent sans eux" selon l'historienne Elizabeth McKellar...
Les petits landlords logeaient souvent leur « domesticité » et « leur famille » dans leurs mêmes maisons, et le coût et confort des chambres de domestiques ou des chambres à louer dans la maison particulière d'autrui peuvent être étudiés par les historiens via les annonces de l'époque (par exemple étudiées dans le journal quotidien Morning Chronicle pour la période 1770 et 1800)..
De nos jours, le « landlord » est toute personne, organisme gouvernemental, institution ou entité commercial, fournissant un logement à des personnes qui ne sont pas propriétaires de leur logement. Selon un rapport , la fin du et les deux premières décennies du ont connu un phénomène de financiarisation du logement et de l'immobilier, que tentent de s'approprier diverses entités bancaires et financières spéculatives dont les banques commerciales, des fonds souverains et des fonds de pension, dans un contexte de prolifération des paradis fiscaux, de détérioration des régimes fiscaux progressifs et de déréglementation des marchés financiers, ce qui a entraîné une inégalité sociale croissante, notamment dans le monde anglophone où , au détriment des droits de la personne et en particulier de son droit au logement, élément important de la Déclaration universelle des droits de l’homme, repris par de nombreux traités internationaux sur les droits de la personne, ratifiés par la plupart des États qui selon le droit international sont responsables de la mise en œuvre du droit au logementGabarre, M (2022) La financiarisation du logement : Le paysage international. Rapport commandé par le Bureau du défenseur fédéral du logement ; Commission canadienne des droits de la personne ; Ottawa (Ontario) ; N° de catalogue:HR34-3/2022F-PDF ; ..
Depuis le années 1980, mais surtout depuis le début des années 2000, et en dépit de la crise de 2008, selon un rapport (Gabarre, 2019; Blackstone, 2021).
Responsabilités du propriétaire et du locataire vignette| Hommage posthume à David Berry, landlord qui possédait une grande partie de ce qui est maintenant connu comme sa ville homonyme : Berry.
Un contrat de location (rental agreement) ou bail (lease), définit contractuellement pour un certain temps les conditions de locations (prix à payer, pénalités pour retard de paiement, durée du bail et délai de préavis) requis pour que le propriétaire ou le locataire puisse rompre le contrat.
Les responsabilités sont généralement réparties comme suit : le propriétaire est responsable des réparations et de l'entretien de la propriété ; le locataire est responsable de la propreté et de la sécurité de la propriété.
De nombreux propriétaires de dizaines, centaines ou milliers de logements ou surfaces commerciales ou de bureaux déléguent à une société de gestion immobilière la gestion des détails de la location de leurs propriétés à des locataires (annonces de locations, présentation aux locataires potentiels, négociation et préparation des baux écrits ou des accords de licenceFriedman on Leases (Sixth Edition) by Andrew R. Berman, Chapter 37: Leases, Licenses, and Easements Compared—Parking Rights, Department Store Concessions, Lodgers, Etc.., puis, une fois le bien loué, la perception du loyer auprès du locataire et l'exécution des réparations nécessaires.
États-Unis Aux États-Unis, les litiges résidentiels entre propriétaires et locataires sont principalement régis par la loi de l'État (et non la loi fédérale) concernant la propriété et les contrats.
La loi de l'État et, dans certains endroits, la loi de la ville ou la loi du comté, fixe les conditions d'expulsion d'un locataire.
Il existe théoriquement un nombre limité de raisons pour lesquelles un propriétaire ou une propriétaire peut expulser son locataire avant l'expiration du bail, bien qu'à la fin de la durée du bail, la relation de location puisse généralement être résiliée sans raison particulière.
Certaines villes, comtés et États fixent un loyer maximum qu'un propriétaire peut facturer (contrôle des loyers ou réglementation des loyers, et les expulsions connexes).
Une garantie implicite d'habitabilité, dit qu'un propriétaire doit maintenir un logement sûr, décent et habitable, répondant aux exigences minimales de sécurité (détecteurs de fumée et une porte verrouillable...).
Les litiges les plus courants résultent de l'incapacité du propriétaire à fournir des services, et/ou de difficultés à payer le loyer par le locataire - le premier peut également entraîner le second. La retenue de loyer est une cause justifiable d'expulsion, comme souvent expliqué dans le bail ..
Canada
Au Canada, les conflits résidentiels entre propriétaires et locataires sont principalement régis par les lois provinciales (et non fédérales ) concernant la propriété et les contrats.
La loi provinciale établit les conditions d'expulsion d'un locataire. Certaines provinces ont des lois établissant le loyer maximum qu'un propriétaire peut facturer, connu sous le nom de contrôle des loyers ou réglementation des loyers, et les expulsions connexes . Il existe également une garantie implicite d'habitabilité, selon laquelle un propriétaire doit maintenir un logement sûr, décent et habitable, répondant aux exigences minimales de sécurité.
Royaume-Uni Marché locatif résidentiel (locations) La location dans le cadre secteur privé est essentiellement régie par de nombreuses lois sur les propriétaires et les locataires, en particulier la Loi de 1985 sur les propriétaires et les locataires, qui établit des normes minimales en matière de droits des locataires contre leurs propriétaires. Une autre loi clé est la Loi de 2004 sur le logement. Les loyers peuvent être augmentés librement au terme d'une durée usuelle de six mois, moyennant un préavis en bonne et due forme donné au locataire. Une ordonnance de possession sous le type le plus courant, la location courte durée assurée (AST) peut généralement être obtenue après huit semaines/deux mois de loyer impayé, et à la discrétion du tribunal après avoir signifié au locataire un avis en vertu de l'article 8 (en vertu de la loi de 1988 sur le logement comme modifié) pour une période moindre pour toutes les locations assurées; et pour d'autres motifs qui reportent la propriété du propriétaire sur le bien. Si la location est une AST, toute ordonnance de possession ne prendra effet qu'après six mois dans la location initiale. Une location de quelqu'un qui a été en occupation depuis avant le habituellement, si ce n'est une courte durée dès le début après leur entrée en vigueur à partir de 1980, peut être une " location réglementée " avec beaucoup plus de droits, en particulier en vertu de la loi de 1977 sur les loyers et de la protection de la loi de 1977 sur les expulsions, introduite par le troisième ministère Wilson..
La maison à occupation multiple (ou HMO pour House in multiple occupation), c'est-à-dire propriétés résidentielles où des « espaces communs » existent et sont partagés par plus d'un ménage, qui sont souvent d'anciennes maisons unifamiliale subdivisées pour être louées à plusieurs familles, fait dans certaines juridictions l'objet d'une réglementation renforcée et spécifique (ex : Loi de 2004 sur le logement), distinguant les immeubles occupés principalement via un bail emphytéotique de ceux dont la majorité des occupants sont des locataires à court terme. Ceci fait notamment suite à une législation sur la sécurité incendie justifiée par une série de décès annoncés et évitables dans des bâtiments surpeuplés où la sécurité n'était pas garanties par les propriétaires). Une licence délivrée par un conseil est alors généralement nécessaire pour avoir le droit de louer, ou de conditions particulières sont à remplir.
Bail résidentiel Une location de plus de deux ans est normalement appelée bail (lease) ; si elle dure plus de sept ans, un nouveau bail (leasehold estate) doit être enregistréLRA 2002, Sch.3. Ces baux sont régis par quelques-unes des règles citées plus haut et sont, dans des baux plus longs, délibérément plus proches de la pleine propriété que des baux, en général. Ils exigent rarement une rente foncière importante. La loi n'a pas réglementé les lourdes charges de rupture/revente et n'empêche pas non plus la vente de maisons à bail ; dans les années 2010, certaines de ces propositions ont été largement consultées et sont en cours d'élaboration.