Les X 73500 sont des autorails thermiques mono caisses, circulant principalement en France et dans quelques pays frontaliers, assurant les services TER et Intercités (l'Aubrac), le plus souvent sur des lignes non électrifiées. Ils succèdent aux X 72500 . Description Ces engins ont été développés dans le cadre d'une coopération entre la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), la Deutsche Bahn (DB) et De Dietrich Ferroviaire en France et en Allemagne, deux firmes qui ont été rachetées par Alstom.

Seconde génération d’autorails TER modernes après les X 72500, les X 73500 constituent une très importante série (avec leurs dérivés X 73900 pour des dessertes transfrontalières), destinée aux dessertes rurales ou parfois périurbaines.

Leur conception moderne les a dotés d’équipements inconnus sur les précédentes générations d'autorails, à savoir : l'affichage intérieur et extérieur dynamique pour les voyageurs ; un « chaudron », (caisse) avec l'avant renforcé (zone d’absorption en cas de choc et cabine renforcée) ; une zone centrale de la caisse entre les bogies, abaissée pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite (avec toilettes accessibles comme pour les X 72500) ; 2 larges portes d'accès par face latérale d'un seul ventail de de large« Les premières sorties de l'autorail TER », Rail Passion n°31, septembre 1999, pages 12 et 13. ; les 2 moteurs diesel de traction sont logés sous les cabines de conduite ;

présence de 2 patins électromagnétiques de freinage d’urgence de chaque côté sur le bogie 2 ; mise en place d'une boucle inductive, facilitant le shuntage des essieux (bogie 1).

Ils sont couplables en unités multiples (UM) jusqu’à 3 éléments, entre eux seulement, c’est pourquoi on les surnomme « Saucisses » lorsqu’ils circulent ainsi. Cependant, il n’est pas possible de passer d’un élément à un autre durant la marche. Une version transfrontalière apte à la circulation en Allemagne a été développée et circule sous le numéro de série X 73900. Deux engins ont été achetés par le Land de Sarre et revêtus de la livrée rouge de la DB, ce qui les rend similaires extérieurement aux VT 641. Les VT 641 sont les pendants allemands des X 73500 : ces deux séries sont issues d'une étude commune entre la SNCF et la DB pour la desserte de leurs lignes régionales. Les VT 641 sont donc similaires extérieurement, même s'ils ne sont pas compatibles avec les X 73500.

La Société nationale des chemins de fer luxembourgeois (CFL) a acquis similaires, numérotés 2101 à 2106, livrés entre et . Mais roulant uniquement sous caténaires, les CFL les ont revendus à la région Lorraine fin 2006« Les X 73500 ex-CFL rentrent dans le rang... », Rail Passion n°116, juin 2007, page 17.. Renumérotés X 73813 à 73818, ils ont été mis en conformité avec les autres engins X 73500, perdant toutes leurs spécificités luxembourgeoises, y compris la livrée CFL. Ils circulent depuis dans la région Lorraine et sont affectés à la supervision technique de flotte Lorraine (STF Lorraine ou SMN).

La cabine de conduite dispose d'un manipulateur unique pour la traction et le freinage. Sept crans de traction et quinze crans de freinage sont disponibles. L'ordinateur de bord gère le freinage en utilisant, en fonction des besoins, le frein hydrodynamique ou le frein pneumatique. La boite à leviers et le clavier permettant le réglage de l'ordinateur de bord se trouvent à droite. La commande de l'avertisseur sonore, la radio, les commandes d'ouverture et fermeture des portes, le KVB et le bouton poussoir d'arrêt d'urgence se trouvent à gauche. L'indicateur de vitesse se trouve quant à lui au centre du pupitre.

L'engin est équipé de 61 places fixes auxquelles il faut ajouter 8 strapontins situés longitudinalement, face aux toilettes, 6 strapontins sur les plates-formes d'accès et 3 strapontins à l'emplacement des portes-vélos ou porte-skisX 73500 - Confort à bord.

En 2015, les éléments parcourent entre 5000 et 9000 km par mois.

Service Quasiment toutes les régions hors Île-de-France et Corse, à statuts particuliers, ont fait l’acquisition de ce type de matériel : seules les régions de Provence-Alpes-Côte d'Azur et des Hauts-de-France n’ont pas ou plus de X 73500. D’autre part, les CFL, qui disposaient d’autorails comparables (Série 2100), ont cédé leur parc à la région Lorraine en 2006, ceux-ci s’étant révélés trop peu capacitaires pour faire face au trafic des CFL en hausse.

Ils circulent principalement sur des lignes rurales, peu fréquentées, car ils ne sont adaptés que pour un nombre de passagers limités.

Ils effectuent aussi des liaisons périurbaines, par exemple : Grenoble – Clelles - Mens ; St-Cyprien Arènes– Colomiers ; Tassin – Lozanne ; Chambéry - Challes-les-Eaux – Ambérieu-en-Bugey.

Engins particuliers Décoration spécifique pour les 2 engins fréquentant la Ligne des hirondelles - les X 73744 et 73751 de TER Franche-Comté. Depuis , quatre X 73500 (X 73752 à 73755) de TER Franche-Comté, présentent la particularité d’être dotés du système de sécurité ferroviaire Integra-Signum pour circulation en Suisse et sont utilisés sur la ligne Besançon - Le Locle - La Chaux-de-Fonds, dite ligne des horlogers, avec décoration spécifique pour les X 73752 à 73755. Pouvant presque être considérées comme de « véritables » X 73500, les X 73900 sont équipés pour rouler en Allemagne et sont basés au dépôt de Strasbourg. Les X 73900 sont couplables avec les VT 641 de la DB pour circulation entre Offenbourg (Offenburg) et Sarrebruck (Saarbrücken) via Strasbourg et Sarreguemines. Certaines régions ont apposé des pelliculages particuliers couvrant partiellement l’autorail (TER Auvergne) ou entièrement (TER Rhône-Alpes et TER Aquitaine) . Depuis , l’X 73809 circulant en Poitou-Charentes est équipée à titre expérimental de panneaux photovoltaïques en toiture. L’électricité produite par ces panneaux permet d’alimenter partiellement les équipements électriques de l’autorail. Cette expérimentation est suivie par les ateliers SNCF de Saintes (Charente-Maritime). Elle est reconnaissable à son pelliculage intégral et à un film athermique donnant une teinte irisée à ses baies vitrées. 18 autorails X 73500 Aquitaine sont repeints aux couleurs du conseil régional d'Aquitaine (extérieur de caisse). À la suite de la réforme territoriale, ces autorails sont aujourd’hui aux couleurs de la Nouvelle-Aquitaine.

Problèmes récurrents de déshuntage Les X 73500 sont des engins « mauvais shunteurs », du fait du nombre réduit d'essieux (quatre) et de leur relative légèreté. Pour remédier à ce problème, ils sont équipés d'une boucle inductive censée faciliter le shuntage. Malgré cela, ils ont été l'objet de multiples déshuntages. Le dernier incident médiatisé a eu lieu en gare de Sainte-Pazanne le : le déshuntage de l'autorail a engendré le changement de position de l'aiguillage sur lequel il était encore en train de rouler, le faisant dérailler« Sainte-Pazanne Le train déraille : Sud-Rail exige l'immobilisation des rames », Presse-Océan, 15 octobre 2015 (consulté le 11 novembre 2015).. Auparavant, c'est un autorail circulant entre Bayonne et Bordeaux le qui a déshunté sept fois et aurait franchi un passage à niveau encore ouvert« Une barrière automatique ne s'est pas baissée au passage d'un TER Bordeaux - Bayonne, le 11 janvier dernier. Des conducteurs de train CGT du Pays basque ont porté plainte. », Sud Ouest, 21 septembre 2015 (consulté le 11 novembre 2015).« Bayonne-Bordeaux : la CGT dénonce des dysfonctionnements sur les nouveaux TER », La Nouvelle République des Pyrénées, 26 août 2015 (consulté le 11 novembre 2015).. Enfin, en 2012, en Auvergne, sur la liaison entre Riom et Gannat. Mais l'accident qui a eu les plus graves conséquences et qui aurait eu pour origine le déshuntage d'un X 73500 a lieu le à un passage à niveau de la commune de La Roche-Maurice, dans le Finistère : une voiture a été pulvérisée au passage d'un autorail alors que les barrières ne se seraient pas fermées, causant la mort de la conductrice du véhiculeHervé Chambonnière, « Collision mortelle. L'enquête qui accable la SNCF », Le Télégramme, 24 juillet 2014 (consulté le 11 novembre 2015)...

Sur le réseau SNCF, il serait reporté en moyenne par an« Sécurité ferroviaire : un syndicat de cheminots accuse la SNCF de « jouer à la roulette russe », 20 minutes, 9 novembre 2015 (consulté le 12 novembre 2015).. Plusieurs hypothèses sont évoquées, comme la légèreté de la rame ou le mauvais nettoyage du rail. Pour pallier ce problème, ces autorails circulent par deux, permettant de réduire les risques de déshuntage de la rame toute entière. Cette mesure de doublement de la composition d'une rame et donc de la surface de contacts roue-rail, en plus d'augmenter des frais supplémentaires d'exploitation, n'aurait pas semble-t-il apporté totalement les effets attendus..

Relations effectuées Intercités Clermont-Ferrand – Béziers (L'Aubrac) ; Clermont-Ferrand – Nîmes (Le Cévenol) jusqu'en 2017.

TER Auvergne-Rhône-Alpes vignette|Une UM de X73500 en Gare de Monestier-de-Clermont . Aurillac – Brive-la-Gaillarde. Clermont-Ferrand – Gannat – Lapeyrouse – Commentry – Montluçon. Clermont-Ferrand – Thiers – Saint-Étienne-Châteaucreux. Clermont-Ferrand – Aurillac. Clermont-Ferrand – Issoire – Brioude – Le Puy-en-Velay. Clermont-Ferrand – Volvic. Lyon-Perrache – Roanne. Saint-Étienne-Châteaucreux – Roanne. Lyon-Part-Dieu – Saint-Étienne-Châteaucreux – Le Puy-en-Velay. Saint-Étienne-Châteaucreux – Montbrison – Boën. Grenoble – Chambéry via la ligne de Grenoble à Montmélian. Grenoble – Clelles - Mens – Veynes – Gap – Briançon via la ligne des Alpes. Lyon-Saint-Paul – Tassin – Brignais / Sain-Bel (lignes de l'Ouest Lyonnais jusqu'en 2012). Tassin – Lozanne.

Bourgogne-Franche-Comté vignette|alt=Trois X 73500 en gare de Morteau|Une UM de X 73500 en gare de Morteau. Étang-sur-Arroux – Autun (ligne neutralisée). Étang-sur-Arroux – Montchanin – Chagny – Chalon-sur-Saône . Montchanin – Paray-le-Monial. Chalon-sur-Saône – Dijon (très occasionnellement). Dijon – Montchanin – Cercy-la-Tour – Nevers. Montchanin - Moulins-sur-Allier - Clermont-Ferrand Nevers – Cosne-sur-Loire. Nevers – Étang-sur-Arroux. Besançon – Valdahon – Morteau – Le Locle – La Chaux-de-Fonds (en service international). Dijon – Dole – Besançon (occasionnellement) Dole – Mouchard – Andelot – Champagnole – Saint-Claude. Dole – Mouchard – Andelot – Frasne – Pontarlier. Vallorbe – Frasne – Pontarlier. Montbéliard – Belfort – Lure – Vesoul. Belfort – Lure – Épinal. Belfort – Montbéliard – Besançon.

Autres relations interrégionales Mulhouse – Belfort – Vesoul.

Bretagne vignette|Une UM X73500 du réseau TER Bretagne à La Poterie sur une liaison Rennes-Châteaubriant. Brest – Châteaulin – Quimper. Brest – Landerneau – Morlaix. Rennes – Châteaubriant. Carhaix – Guingamp – Paimpol. Saint-Brieuc – Dinan – Dol-de-Bretagne. Plouaret – Lannion. Ligne de Morlaix à Roscoff

Rennes à Redon par provenance le matin et à destination le soir des jours fériés en ce qui concerne l'échange d'une des deux triples Unités Multiples avec la Supervision Technique de Flotte de cette première ville comme amorce du service Tire-Bouchon Auray – Quiberon (de 2018 jusqu'en 2021 partagé pour la dernière année du moyen d'un B 82500 de ce premier trajet qui est solidarisé depuis l'année suivante d'un second par succession). Les horaires de transitions sont effectués par une seule des triples Unité Multiple qui est la première arrivée à Auray et la dernière repartie sur sa Supervision Technique de Flotte de Rennes laquelle roule le moins, de l'autre dont elle est la dernière arrivée mais la première repartit qui ébranle celle-ci de ceux fixés du premier samedi de juillet jusqu'au dernier dimanche d'août de ces quatre années de présence.

Centre-Val de Loire Tours – Chinon (depuis , en équipement à agent seul, EAS). Chartres – Courtalain - Saint-Pellerin. Chartres – Voves.