Le sport à Wallis-et-Futuna est très populaire. Les pratiques les plus répandues est le sont le rugby, le volley, le kirikiti et le va'a. Le territoire compte deux équipes nationales, une de football fondée en 1933 par un résident français et une équipe de rugby fondée en 1966. Cependant, ces deux équipes sont inactives aujourd'hui. La collectivité d'outre-mer française compte un seul stade avec tribunes, le sur l'île de Wallis. Il a une capacité de 1 500 spectateurs et est principalement utilisé pour les matchs de football. Deux autres équipements sportifs présents sur le territoire sont le stade Laione Rugby utilisé essentiellement pour le rugby et le stade Lomipeau pour le football. Un espace pour est présent pour jouer au volleyball à Futuna. La région participe aux Jeux du Pacifique Sud depuis 1966 et organise en 2013 les Mini-Jeux du Pacifique.
Histoire vignette|Des compétitions d'avirons étaient généralement organisée entre les habitants comme ici à Mata-Utu en 1996. Avant l'instauration du protectorat de Wallis-et-Futuna par la France en 1888, le sport était peu développé dans le territoire. Il n'existait que très localement des compétitions sportives organisées par les rois coutumiers dans leur royaume. Les sports réalisés étaient ceux demandant peu d'infrastructures, l'aviron était un sport assez apprécié par la population.
1926 : Développement du football sur le territoire L'arrivée du football à Wallis-et-Futuna provient en partie de l'arrivée d'Alain Gerbault, un skippeur français qui séjourne quatre mois à Wallis en 1926. Appréciant le football, il commence à initier de jeunes wallisien à la pratique du football sur la place de Mata-Utu le dimanche. Les locaux découvrant ce sport l'apprécient, mais le football ne se répand pas vraiment à l'entièreté du territoire.
En 1933, sept ans plus tard, Jean-Joseph David accède au poste de résident de France à Wallis-et-Futuna. Il ramène de l'occident la culture du football, un sport qui lui tient à cœur. Cette arrivée massive du sport a aussi pour but selon David l'amélioration physique des autochtones. C'est en 1934 que l'équipe de Wallis-et-Futuna de football est fondée officiellement. En même temps que la création de la première école publique, le résident français va mettre beaucoup de jeunes au sport et plus particulièrement au football afin d'améliorer l'équipe du territoire. À cette même période, il veut faire construire deux stades, le stade Lomipeau à Hihifo et le stade Laione à Hahake. Le premier match officiel international de l'équipe de football est joué le face à Tahiti, dans le contexte de la deuxième édition des Jeux du Pacifique Sud qui se déroulent à Nouméa. C'est la première fois que le territoire participe à une compétition internationale. Wallis-et-Futuna s'incline 5 à 0. Cependant l'équipe n'intègre ni la FIFA ni la Confédération du football d'Océanie au vu de la trop petite taille de l'équipe.
1966 : Développement du rugby et participation aux Jeux du Pacifique vignette|De jeune wallisien s'entraînant au rugby.|gauche Après une bonne implantation du football dans le monde sportif de Wallis-et-Futuna, le territoire voit l'arrivée du rugby en 1960. Deux nouveaux organes sportifs voient le jour, l'équipe de Wallis-et-Futuna de rugby à XV et le comité de rugby de Wallis-et-Futuna. L'équipe joue son premier match dès 1966 face à la Nouvelle-Calédonie, mais s'incline sur un score de 24 à 6 lors aussi des à Nouméa. Par la suite, l'équipe joue dix matchs contre d'autres pays océaniens de 1966 à 1976 avant qu'elle ne devienne inactive.
Cet arrêt laisse place à l'arrivée du rugby à sept sur le territoire. En même temps, Wallis-et-Futuna participe aux jeux du Pacifique Sud, la seule compétition continentale sportive où elle puisse participer. Bien qu'elle n'ait jamais remporté la compétition (qui depuis prend le nom de Jeux du Pacifique), elle participe aussi depuis à sa compétition sœur, les Mini-Jeux du Pacifique. Son meilleur résultat est une place aux Jeux de Tahiti 1995. En 2007, est créé le XV du Pacifique, une équipe de rugby militaire du Pacifique regroupant des joueurs de Wallis-et-Futuna, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française. Cette équipe a pour fusion de différent territoire d'Outre-mer au sein d'une même équipe a pour but qu'elles puissent avoir plus de moyen et donc mieux se développer. L'équipe est d'ailleurs toujours active en 2026.
2013 : Organisation des XIᵉ Mini-Jeux du Pacifique En 2013, Wallis-et-Futuna organise les Mini-Jeux du Pacifique. L'organisation de cette compétition sportive s'inscrit dans une politique de Wallis-et-Futuna de professionnalisation du sport dans le territoire. Les infrastructures sportives manquent sur le territoire, et il n'y a toujours pas de stade avec des gradins. À partir des années 1990, les personnalités politiques demandent des subventions à l’État pour la construction d'un complexe sportif à Mata-Utu. Basile Tui, alors sénateur du territoire, se charge d'obtenir des subventions pour la construction du nouveau stade de Kafika à partir de 1998. Sans ces nouvelles infrastructures ; piste d'athlétisme, terrain de football et de rugby, salle d'haltérophilie, halle des sports... il était impensable de se lancer dans une candidature à l'organisation des Jeux du Pacifique. Finalement, les travaux aboutissent moins de 5 ans après pour une somme estimé à 15 millions de francs français.gauche|vignette|Supportrice portant les couleurs de Wallis-et-Futuna au stade de Kafika à Mata Utu en 2019.Peu après les constructions, Wallis-et-Futuna candidate en 2004 pour l'organisation les mini-jeux du Pacifique 2009 mais ce sont les îles Cook qui sont finalement retenues. Le territoire présente à nouveau sa candidature et obtient en 2007 le rôle d'organisateur des mini-jeux du Pacifique de 2013. Le comité territorial olympique et sportif de Wallis-et-Futuna (CTOS) s'occupe de la gestion du sport. Un comité d'organisation des mini-jeux est fondé. Les équipes et sportifs de Wallis-et-Futuna ont remporté 5 médailles d'or, 2 d'argent et 6 de bronze dans l'histoire de sa participation aux Jeux du Pacifique, depuis ses premiers Jeux en 1981. L'évènement est jugé réussi par la presse locale et reste dans les archives comme le premier évènement sportif continental du territoire. L'évènement a regroupé 22 pays et 1 500 spectateurs.
Cette organisation profite aussi aux locaux avec de nouveaux aménagements sportifs à hauteur de 12 millions d'euros. On retrouve par exemple Kolopelu accueillant le beach-volley, Uvea le taekwondo, le volley-ball et l'haltérophilie ; dans la baie de Gahi se déroulent les compétitions de va’a et Liku accueille les épreuves de voile. Le beach-volley se déroule sur l'île de Futuna.
L'administrateur supérieur Michel Aubouin souligne que de nombreux équipements ont été terminés juste avant le début des compétitions, et indique que des difficultés ont été rencontrées à Futuna pour obtenir de la chefferie un terrain de beach-volley ; le sable a dû être acheminé par bateau pour l'aménager. La population locale s'est beaucoup impliquée, certaines familles hébergeant des sportifs à domicile faute d'infrastructures hôtelières suffisantes.
Sports traditionnels À Wallis-et-Futuna, les sports traditionnels occupent une place importante dans la culture locale. Ils sont souvent liés aux cérémonies, aux fêtes coutumières ou aux rassemblements communautaires.
Kilikiti Le kilikiti (cricket traditionnel d’origine samoane), est un sport pratiqué uniquement à Wallis. C'est une variante du cricket avec des règles adaptées. La batte a une forme spéciale un côté plat et un côté cylindrique et le jeu se joue en équipes parfois très nombreuses (50 à 70 joueurs maximum). D'après la tradition orale racontée par les anciens, ce sport viendrait du village de Vailala. Au début du , des Tongiens qui habitaient au nord de Hihifo auraient commencé la pratique de ce jeu. Il s'est ensuite développé sur toute l'île de Wallis. À la veille de chaque match, chaque équipe invoque les esprits protecteurs et leurs forces cela fait partie des rituels d'avant-match. Avant de commencer le match, les joueurs de chaque équipe font le tour du terrain pour saluer les chefs de villages de tout Wallis, les 'Aliki. Ils marquent leurs respects et se déplacent en chantant ou en soufflant dans des sifflets, des conques, en tapant des pieds ou les battes sur le sol. Chaque village a son équipe et chaque équipe a un nom, par exemple : l'équipe du village de Mata-Utu se fait appeler Te laione (le lion), l'équipe du village de Ha'afuasia (village de Hahake), se fait appelée Te hila (la foudre) et l'équipe du village de Falaleu Te afa (le cyclone) ou encore Te feke (la pieuvre) des villages de Aka'aka et de Liku. Les parties de kilikiti sont longues et les joueurs s'affrontent sous le soleil, il y a donc des femmes habillées traditionnellement qui leur distribuent de la boisson fraîche lorsqu'il y a des petits temps de pause. Ces jeux se font dans de grands espaces qui favorisent un jeu dynamique et qui puisse profiter à un grand nombre de spectateurs aussi pour l'équipe qui réceptionne (tali tu'a) que pour l'équipe qui tape. Le kilikiti fait également l'objet de représentations contemporaines de la culture wallisienne. En 2023, un reportage de TF1 consacré à Wallis-et-Futuna présente sa pratique et montre notamment des rencontres entre villages. La même année, le kilikiti est représenté dans la philatélie de Wallis-et-Futuna : un timbre intitulé « Sport traditionnel : Te Kilikiti », créé par Rebecca Kulimoetoke, est émis le , avec un tirage de .
Courses de pirogues Le va'a (taua'alo en wallisien) est une course de pirogues polynésiennes. Bien que la pratique soit moins fréquente aujourd’hui, les courses de pirogues traditionnelles étaient courantes et symbolisent toujours l'habileté maritime des populations du Pacifique. Ses variantes locales sont nommées fakatētē en langue wallisienne et kumete en lange futunienne.
Lancer de javelot Le pa ulutoa (lancer de javelot traditionnel) se fait avec un javelot taillé du bois de kaho prolongé d'un embout pointu de bourao. L'ulutoa est lié à la légende de Siakitagi. Le pa sika, a le même principe que le lancer de javelot traditionnel, mais avec un javelot fait à partir d’une tige de bourao qui le rend plus léger. Le pa sika et le pa ulutoa consistent à projeter le plus loin possible, rebond compris, le javelot. On l’empoigne par l’extrémité du manche, et non en son milieu, ce qui rend précaire l’équilibre du projectile.
Statistiques
Résultats de Wallis-et-Futuna par édition des Mini-Jeux du Pacifique InformationsMédaillesEditionLieuNations participantesClassementTotalI15101012II1672136III16140000IVV18150000VIVII1421146VIII22210011IX1962171433X20122237XI20160066Total9212959
Résultats de Wallis-et-Futuna par édition des Jeux du Pacifique InformationsMédaillesEditionLieuNations participantesClassementTotalIII13021214III121517IV122169V1312811VI140123VII141258VIII1233612IX14061218X1283819XI20361120XII210459XIII223014XIV1923612XV231157XVI2436211XVII200066Total284590170
Les différents sportifs célèbres Les Wallisiens et les Futuniens représentent 0,05% de la population française, mais .
Athlétisme De nombreux sports sont pratiqués sur le territoire, dont l'athlétisme avec notamment la spécialité du lancer du javelot et des champions comme Jean-Paul Lakafia qui a amélioré à deux reprises le record de France du lancer du javelot, le portant à en 1980 et à en 1983, Lolésio Tuita, Vitolio Tipotio, Monika Fiafialoto, Péta Tauhavili, Pételo Wakalina et Penisio Lutui ou encore en handisport Tony Falelavaki. On compte parmi les sportifs médaillés Aukusitino Hoatau, qui a notamment remporté la médaille d'argent au lancer du disque lors des Jeux du Pacifique de 2011. En 2019, les Wallisiens et Futuniens représentent sept des 25 meilleurs lanceurs de javelot français.
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