Un (francisé en faré en Polynésie française), (en wallisien, futunien, niuéen, tongien, tokelau, samoan), (en maori), (en hawaïen). est une habitation polynésienne traditionnelle. À l'origine, ce terme désigne une maison. Certains sont de plus grandes dimensions et servent de lieu de rencontre communautaire..
Étymologie Le terme provient du proto-malayo-polynésien « balaj » signifiant « maison ». On le retrouve dans une cinquantaine de langues polynésiennes.
Description Les sont traditionnellement recouverts de feuilles de pandanus et de palmiers, de différentes grandeurs. Certains peuvent aussi avoir un toit en tôle, en fonction des besoins.
Ces peuvent aussi être ouverts notamment pour les discussions ou fermés pour les habitations.
Par lieu Polynésie française Au , les sont souvent construits en bois et recouverts de tôle, à l'instar du MTR (Mission Territoriale de la Reconstruction), une construction courante en Polynésie. Créés en 1983 par Jacques Derue, les MTR sont conçus pour résister aux cyclones. On estime que 15 % de la population polynésienne vit dans ce type d'habitat Le Fare MTR défie les cyclones, La Dépêche de Tahiti, 11 février 2010 (url inaccessible)..
Cependant, de nombreux resorts en Polynésie française ont construit des traditionnels recouverts de feuilles de pandanus, parfois sur pilotis.
Wallis-et-Futuna À Wallis-et-Futuna, certains sont des bâtiments communautaires, comme les . Généralement construites ouvertes, donc sans mur, ces constructions traditionnelles sont le lieu des échanges à la fois politiques (comme il peut il y avoir avec les rois coutumiers et les discussions pour l'intronisation d'un nouveau roi), mais aussi des réunions plus récurrentes sur d'organisation sur la vie de chaque royaume, qui s'apparentent à des réunions de quartier qui ont traditionnellement lieu le soir. Elles sont récurrentes à Futuna, mais la tradition perdure peu dans le temps à Wallis. Les palabres ont lieu dans un bâtiment dédié, le , signifiant en wallisien « maison du conseil ».. Les représentants du royaume discutent des problèmes présents en compagnie du roi et essayent d'y trouver une solution..
Les sont construits par le (charpentier traditionnel). Ils sont généralement de forme ovale ou rectangulaire, à extrémités arrondies. Le sommet d’un est appelé . Les bois de charpente les plus utilisés sont les arbres à pain (). Le poumuli est le bois le plus réputé pour les poteaux. On utilise généralement des feuilles de cocotier ou des feuilles de pandanus tressées et liées pour réaliser des tuiles (). Cette coiffe est cerclée avec la liane () ou la corde tressée à partir de fibres de coco (). Des lianes résistantes servent à fabriquer les liens entre les poteaux et la toiture. On utilise des chevilles en bois afin de fixer les tuiles en pandanus sur les combles ().
Tourisme Le est devenu au un symbole touristique de la Polynésie, et plus généralement, du Pacifique et des Tropiques.. On en retrouve de plus en plus sur les plages (par exemple aux Samoa) où ils servent de restaurants ou d'hébergement pour les touristes..
Galeries
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Marae en Polynésie française
Catégorie:Architecture vernaculaire Catégorie:Culture en Polynésie française Catégorie:Architecture à Wallis-et-Futuna