Le Colisée de Québec (Colisée Pepsi de 1999 à 2020) est une ancienne salle omnisports, d'une capacité de , situé sur les terrains d'ExpoCité dans l'arrondissement La Cité-Limoilou de Québec. Ouvert en 1949, et agrandi en 1980, le Colisée ferme définitivement ses portes le . Les Remparts de Québec de la Ligue de hockey junior majeur du Québec sont les derniers occupants de l'édifice. Il a aussi accueilli les équipes de hockey des As de Québec, des Citadelles de Québec et des Nordiques de Québec.

Le Centre Vidéotron lui succède.

Histoire Construction, agrandissement et rénovations Le premier Colisée, aménagé en 1942 (reconstruit plus tard, il devient le Pavillon de la jeunesse), est détruit par le feu le . La même année, on construit l'actuel Colisée sous l'inspiration du maire de la ville, Lucien Borne. Conçu par l'architecte Rob Zabrowski, sa construction n'a duré que six mois (débutée le et achevée le ). La toiture fut construite en premier avant de passer au reste de la structure du bâtiment. L'aréna, d'une capacité originale de , est inauguré cette année-là. Il est le aréna majeur construit au Québec. L'amphithéâtre est entièrement fait en béton armé, incluant son fameux toit en arche. 22 ans après son ouverture, en 1971 et 1972, des rénovations sont apportées à l'édifice concernant une mise à jour pour la couverture du toit, le système de ventilation, le système d'éclairage, le hall d'entrée, les chambres des toilettes du niveau mezzanine, le chauffage, la réfrigération et l'incinérateur. En 1974, le 17 janvier, on y installe une nouvelle horloge chronomètre, suspendu au centre de la patinoire de la compagnie Otaco. Le Colisée sera rénové en 1980 afin d'y ajouter , en vue du transfert des Nordiques de Québec dans la Ligue nationale de hockey.. Dès 1981, le Colisée nouvellement rénové offre .

À la fin des années 2000 et au début de la décennie suivante, le Colisée a subi d'importants travaux de rénovation pour se rajeunir : nouveaux sièges, tableau indicateur à huit faces avec système de son de première qualité et remplacement du système de réfrigération. Au , le Colisée a subi une fois de plus des travaux de rénovation. Il s'agissait du remplacement des bandes et des baies vitrées pour répondre aux standards de la Ligue nationale de hockey afin d’accueillir une équipe de cette ligue. Malgré de nombreuses cures de rajeunissement, le Colisée reste désuet. Pour le remplacer, le Centre Vidéotron de , construit du au , est inauguré le .

Changement de l'appellation par l'ajout d'un commanditaire En 1999, une entente survient entre la ville du Québec et la compagnie Alex Coulombe Ltée pour un contrat de dix ans d'identification du Colisée au nom d'un commanditaire. La Alex Coulombe est le distributeur officiel des boissons gazeuses Pepsi-Cola pour la Région de Québec et pour le Colisée. Le Colisée est renommé Colisée Pepsi dès 1999. En 2019, il est mentionné que le Colisée a continué à être identifié Colisée Pepsi malgré la fin du contrat original de en 2009. Le contrat aurait continué en paiement mensuel jusqu'en 2015..

Fermeture et avenir de l'édifice 2013-2016 En , la Ville de Québec avait décidé de ne pas démolir le Colisée. Il serait possiblement utilisé comme salle polyvalente secondaire si le Centre Vidéotron n'allait pas être disponible pour son ouverture en .

Le , le maire de Québec, Régis Labeaume, indique qu'une décision n'est pas prise sur l'avenir du Colisée, mais qu'il y a de fortes chances que ce dernier soit démoli.. Le lendemain, le premier magistrat de la ville indique que le Colisée sera démoli..

Le est dévoilé le rapport final du Groupe de travail sur l'avenir d'ExpoCité présidé par Daniel Gélinas. Une des recommandations du comité consiste à démolir le Colisée.. Toujours en cette même journée est dévoilé le nom des derniers artistes qui se produiront dans le Colisée, ainsi que les premiers qui inaugureront le nouvel amphithéâtre de Québec. Il s'agit du groupe de heavy metal Metallica, qui a déjà joué à sept reprises dans l'édifice; ainsi qu'à deux reprises sur les terrains du défunt Hippodrome de Québec.. Le 2015, Québecor annonce qu'une cérémonie de montée des bannières du Colisée Pepsi se déroulera avant la présentation du tout premier match de hockey à être disputé au Centre Vidéotron entre les Remparts de Québec et l'Océanic de Rimouski. Le gestionnaire du nouvel amphithéâtre de Québec indique que les bannières rendront hommages aux équipes ayant évolué à Québec..

En a lieu le dépôt du budget de fonctionnement de la Ville de Québec pour l'. Aucune somme n'est consacrée à une démolition à court terme de l'édifice..

Le , un projet étudiant intitulé StripteaseStriptease est dévoilé comme proposition concernant l'utilisation, dans l'avenir, de la structure du Colisée comme place publique.. Le lendemain, le premier magistrat de la Ville de Québec, Régis Labeaume, favorable à un projet de mettre en valeur les arches du Colisée, intervient pour indiquer qu'il est techniquement impossible de mettre en valeur la structure depuis les rénovations de 1980, car ces rénovations ont été faites dans ces arches..

2019 à 2023 En , le lettrage d'identification au néon fut retiré. L'immeuble est désormais destiné à être déconstruit. Le , lors de la vente des sièges blancs situés au niveau galerie à la population, le maire Régis Labeaume informe que la démolition débutera en pour se terminer, au plus tard, au .

Le , le maire Régis Labeaume laisse entendre que le Colisée pourrait finalement être utilisé pour héberger certains sports. La Ville de Québec annonce qu'une partie de l'édifice sera loué au Festival d'été de Québec (FEQ). Le bail, d'une durée de trente mois, débuta le et s'est terminé le . Le maire confirme que l'édifice ne sera pas démoli avant la fin du bail..

Le , il est mentionné que des réflexions sur l'avenir du Stade Canac du Parc Victoria ont lieu à la ville de Québec. Des plans de rénovations et de démolition du stade pour le remplacer par un nouveau qui pourrait être situé à l'endroit où se situe le Colisée de Québec..

En 2023, La Ville de Québec lance une démarche de participation publique afin d’orienter une vision de développement pour le secteur nord-est du site d’ExpoCité. Celle-ci vise à recueillir les aspirations de partenaires, de citoyens et d'experts de tous horizons en vue de revaloriser l’espace, aujourd’hui inanimé pour la population. Une consultation d'exerts a lieu en 2023. En 2024, les citoyens peuvent participer à des ateliers participatifs en ligne pour le dépôt d'un rapport. Au printemps 2024 est déposé le rapport. Deux scénarios se dégagent: le maintien de la fonction événementielle du lieu «en tant que parc d’expositions et lieu emblématique de divertissement» ou le développement d’un pôle mixte «intégrant espaces résidentiels et culturels tout en conservant une fonction événementielle». Depuis , le maire Marchand En mars, le maire Marchand affirme sa volonté de démolir le Colisée parce qu’il n’est «pas rentable» et que sa mise aux normes coûterait «un prix de fou», mais il se dit à l’écoute du résultat des consultations.

2024 et 2025 Le , le maire Marchand répète qu'il préconise la démolition. Il souligne qu'il faut du logement sur ce site et que le Colisée n'est pas adapté pour cela. Il dit qu'il tranchera, le moment venu, en prenant en considération les coûts et les conclusions de la Commission d'urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ), qui étudie actuellement la question de la valeur patrimoniale du vieil édifice. Selon les derniers chiffres disponibles, qui ont été confirmés par le bureau du maire, il en coûterait 17 M$ pour démolir le Colisée, 20 M$ pour le remettre aux normes et 40 M$ pour le reconvertir complètement.

Le , Le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) présente en conférence de presse sa proposition pour la préservation de l'édifice, bâti en 1949. Le GIRAM voudrait y voir naître un musée national des transports, de l'innovation et de la technologie. Le maire Bruno Marchand ouvert à regarder la proposition de musée mais Il n'a cependant pas changé d'avis et estime qu'il vaut mieux le démolir et construire du logement à la place

Le , il est mentionné que même si elle répète que toutes les options sont encore sur la table, la Ville de Québec a demandé à une firme d'ingénierie de regarder la possibilité de préserver la structure originale du vieux Colisée, dans le secteur d'ExpoCité.

Le , il est mentionné que l'administration du maire Bruno Marchand penche officiellement pour la démolition de l'édifice malgré la recommandation de la Commission d'urbanisme et de conservation de Québec pour la préservation du bâtiment.

Le , il est mentionné par Radio Canada que les plans d'origines de la construction sont perdus depuis une période indéterminée suivant l'agrandissement du Colisée en 1980 et que l'incertitude demeure sur la possibilité de démolir. Avant de prendre la décision de démolir, l'administration du maire Marchand a mandaté la firme EMS d'explorer les options de mise en valeur du bâtiment. Mais le rapport de la firme révèle un détail que n'avait pas évoqué l'administration Marchand : les plans d'origine du Colisée ont été perdus. Outre la démolition complète, une des seules autres avenues évoquées par la firme EMS consiste à conserver le bâtiment dans sa forme actuelle, sans travaux majeurs. "La démolition quasi totale, suivie d'une reconstruction adaptée, semble être l'option la plus économique et rationnelle", conclut le rapport, qui ajoute que dans ce scénario, certaines des fondations existantes pourraient être réutilisées. La Ville doit bientôt mettre à jour l'estimation des coûts de démolition du Colisée de Québec La dernière projection, datant de 2020, avoisinait les 20 millions de dollars. EMS estime que les coûts de tels projets ont augmenté de 25 à 50 % depuis, la facture des travaux pourrait donc s'approcher des 30 millions de dollars.

Le , le directeur d'ExpoCité, Frédéric Brie, mentionne que la déconstruction du Colisée n'aura pas lieu avant 2027. Une étude en cours doit déterminer l'avenir de ce site après la déconstruction. Les plans de la Ville de Québec devront ensuite obtenir l'aval de la Commission d'urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ). Le maire de Québec, Bruno Marchand, a déjà affirmé qu'une composante liée au logement doit faire partie du projet. Les locaux du vieil édifice ont été loués par le Festival d'été de Québec, puis une partie d'entre eux sont désormais loués par les Jeux du Canada d'hiver de 2027 qui auront lieu a Québec. Il est donc acquis que la démolition du vieux Colisée ne se fera pas avant 2027.

Capacité de l'édifice La capacité de sièges disponibles pour les spectateurs a varié à plusieurs occasions pendant des rénovations, des modifications et l'agrandissement du Colisée.

1949-1973 : 1973-1976 : 1976-1981 : 1981-1984 : 1984-1987 : 1987-2009 : 2009–2015 :

Plaques et artefacts historiques qui étaient présents dans le Colisée Plaque commémorative installée en hommage aux artisans de la construction du Colisée en 1949. Cette plaque fut installée à l'extérieur de l'édifice en 1950. Après les rénovations de 1980, elle fut installée à l'intérieur de l'entrée du Colisée. Sports au Colisée de Québec : Le patinage artistique, la boxe, la crosse, le hockey par Raymond Delwaide : bas-reliefs originellement présents sur la façade extérieure de cet édifice entre 1950 et 1980. De 1981 à 2015, ces œuvres sont présentes dans le hall d'entrée. Depuis 2021, elles sont présentes à l'intérieur du Pavillon de la jeunesse, dans une section de l'édifice pourvue d'un mur vitré permettant de voir l'allée de l'Histoire du hockey.

Tournoi international de hockey pee-wee de Québec