Annie colère est une comédie dramatique française réalisée par Blandine Lenoir et sortie en 2022.
Synopsis En France, en 1974, environ un an avant la loi Veil, Annie (Laure Calamy) est ouvrière dans une usine fabriquant des matelas. Elle a deux enfants, mais ne souhaite pas en avoir plus. Lorsqu'elle se retrouve involontairement enceinte, elle fait appel au Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC) qui milite pour la légalisation de l'avortement en aidant des femmes à avorter ostensiblement. Le MLAC utilise la méthode de Karman, par aspiration, avec l'aide de médecins et de bénévoles. Les femmes n'ont rien à payer (elles peuvent faire un don si elles le souhaitent), et si elles ont dépassé huit semaines de grossesse, le mouvement organise des voyages aux Pays-Bas où elles pourront avorter.
L'avortement d'Annie se passe bien, elle est touchée par la bienveillance de l'accueil d'Hélène (Zita Hanrot), infirmière, et de Monique (Rosemary Standley), qui chante pour la soulager. Il lui est proposé de s'engager dans l'association pour aider d'autres femmes dans la même situation qu'elle, mais Annie décline en se justifiant qu'elle est déjà trop occupée avec son travail et sa famille. Mais lorsque sa voisine et amie Christiane (Iris Bry) meurt des suites de son avortement clandestin, elle décide alors de s'impliquer dans le mouvement. Elle y découvre une grande solidarité, apprend progressivement à pratiquer elle-même des avortements.
Le mouvement a du mal à répondre à une demande croissante de la part des femmes. Des tensions apparaissent entre de jeunes médecins qui souhaitent que l'avortement reste un acte contrôlé par les médecins et s'effectue à terme dans les hôpitaux, et Hélène, Annie et d'autres bénévoles qui y voient une opportunité de rendre aux femmes le contrôle de leur corps et remettent en cause une médecine qui traite davantage les femmes en objets qu'en sujets.
Lorsque la loi Veil est adoptée et que l'avortement est dépénalisé, la question de la dissolution ou de la survie de l'association se pose. L'avortement ne sera pas gratuit, certaines militantes craignent que la clause de conscience pour les médecins limite de facto l'accès à l'avortement. Annie a trouvé dans le mouvement une solidarité dont elle a déjà la nostalgie, et s'est découvert une vocation : elle décide de commencer des études pour devenir infirmière.
Fiche technique
Distribution
Production Genèse du scénario
Blandine Lenoir a rencontré Lucile Ruault, qui venait de finir une thèse de sur le MLAC . : pendant cinq ans, la chercheuse a rencontré médecins, militantes et militants. Ce texte a été leur premier matériau avec leur co-scénariste, Axelle Ropert. Il leur a permis d'embrasser les problématiques de l'époque, de comprendre à quel point la méthode Karman était révolutionnaire .. Ce qui les a captivées, c'était tous ces récits de femmes qui racontaient combien leur militantisme au MLAC les avait transformées, comment elles se sentaient capables de tout puisqu'elles avaient pu pratiquer des avortements ..
Musique
La musique originale est composée par Bertrand Belin. Dans le film, lors de scènes d'avortement, Rosemary Standley interprète Les Enfants du Pirée. Le générique de fin utilise l'Hymne du MLF.
Accueil
Accueil critique
En France, le site Allociné donne une note de , à partir de l'interprétation de 31 critiques de presse recensées.
Globalement, la presse française fait bon accueil au film au moment de sa sortie. Dans les plus positives, on peut citer celle de Charlotte Marsal pour CNews qui y voit un film somptueux .
François Forestier, dans L'Obs, effectue un parallèle avec l'actualité du moment : .
Pour Olivier Delcroix, dans Le Figaro :
Dans les critiques positives, on trouve également celle du Journal du dimanche, écrite par Barbara Théate, qui résume son propos ainsi : .
Pour Les Échos, Olivier de Bruyn écrit :
Du côté du site spécialisé aVoir-aLire, Claudine Levanneur écrit elle : .
Pour Céline Rouden, dans La Croix :
Dans la presse régionale, Christophe Caron, pour La Voix du Nord, parle d'un film
Thierry Chèze, dans Première, se montre plutôt enthousiaste sur le rendu final du film :
Box-office
Pour son premier jour d'exploitation en France, Annie Colère cumule dont en avant-première, pour un total de séances proposées. Ce score permet au film de se glisser à la quatrième place du box-office des nouveautés du jour en termes de places vendues, derrière Fumer fait tousser () et devant Violent Night ().
Pour sa première semaine d'exploitation, le long-métrage totalise pour la dernière place du top 10 du box-office de la semaine, derrière Couleurs de l'incendie ().
Le film arrête son exploitation en France le , cependant, à l'occasion du , journée internationale des femmes, le film ressort dans quelques salles lui permettant d'engranger sur la semaine supplémentaires.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Film français sorti en 2022 Catégorie:Comédie dramatique française Catégorie:Film féministe français Catégorie:Film se déroulant dans les années 1970 Catégorie:Film sur l'avortement Catégorie:Film en français