Maïté Blanchette Vézina, née en à Montmagny, est une avocate et femme politique québécoise, élue députée de Rimouski à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière de la Coalition avenir Québec lors des élections générales du . Elle est députée pour le Parti conservateur du Québec depuis le .

Elle est mairesse de Sainte-Luce de 2017 à 2021.

De 2022 à 2025, elle est ministre des Ressources naturelles et des Forêts dans le gouvernement Legault ainsi que ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Biographie Études Née en 1985 à Montmagny, Maïté Blanchette Vézina obtient un certificat en communication publique en 2007 et un baccalauréat en droit en 2009 à l'Université Laval. Elle fait son stage à la magistrature à la Cour supérieure du Québec, district de Québec. Elle est admise au barreau en 2010.

Carrière professionnelle De 2009 à 2013, elle travaille comme étudiante, stagiaire et avocate au cabinet DS Welch Bussières de Québec. Après avoir habité à Québec, elle déménage en 2013 à Sainte-Luce dans le Bas-Saint-Laurent avec son conjoint qui est originaire de la région.

Elle joint l'équipe d’Avocats BSL inc. de Rimouski en 2013 qu'elle quitte en 2018 pour agir comme experte pour La Voûte, un centre d'expertise en optimisation organisationnelle.

Carrière politique Municipale Entretemps, elle se porte candidate à la mairie de Sainte-Luce lors des élections municipales de 2017. Le , elle remporte l'élection avec 78,10 % des voix.

Maïté Blanchette Vézina est alors perçue comme une « mairesse de gauche ». Au cours de son mandat, le conseil municipal adopte une résolution pour témoigner de son opposition à l'exploitation d'hydrocarbures sur le sol de la municipalité. Madame Blanchette Vézina affirme qu'à l'époque elle était à la fois membre de Québec solidaire, du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec.

Blanchette Vézina quitte la mairie en avant la fin de son mandat, pour devenir directrice régionale de Centraide Bas-Saint-Laurent.

Ministre de la Coalition avenir Québec En , elle démissionne de Centraide pour se porter candidate de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Rimouski aux élections du 3 octobre 2022. Elle remporte l'élection avec 41,75 % des voix et une majorité de sur le candidat du Parti québécois, parti qui détenait la circonscription depuis .

Le , elle est nommée au nouveau conseil des ministres du gouvernement Legault à titre de ministre des Ressources naturelles et des Forêts et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Dossier Stablex En , la ministre Blanchette Vézina fait pression sur la ville de Blainville pour qu'elle vende un terrain à l'entreprise américaine Stablex, qui exploite le site depuis 1983. Alors que les menaces tarifaires du président Trump sont au plus haut, la ministre choisit de favoriser une entreprise américaine au détriment d'une entreprise québécoise, tout en niant les impacts environnementaux, alors que .. La ministre est au courant de ces faits, mais passe outre en dépit d'un rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. En effet, . Malgré tout, la ministre persiste puisque la .. La ministre soulève ainsi un tollé de la part non seulement de la mairesse de Blainville, mais aussi de la part de Valérie Plante, mairesse de Montréal, et d'une coalition d’organismes écologistes, formée entre autres d'Eau Secours, de Mères au Front et de la Société pour vaincre la pollution (SVP). Le , la ministre refuse de rencontrer la mairesse en prétextant que les sujets de discussion n'auraient pas été ceux qu'elle entendait aborder.. Le , le gouvernement Legault annonce qu'il aura recours à la procédure du bâillon, ..

Cette décision déclenche une contestation judiciaire de la part de Blainville et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui déposent une demande d'injonction le . Celle-ci est rejetée par la Cour supérieure le , malgré l’admission que le déboisement pourrait entraîner un préjudice irréparable. La juge considère que l’intérêt public est mieux servi par le maintien de la loi. Une demande d’appel est entendue le , et un jugement est attendu. Entre-temps, Stablex peut entamer les travaux, limités à un abattage de six hectares en raison de l’approche de la période de nidification.

Le projet est également dénoncé par le conseil municipal de Sherbrooke, qui adopte une résolution unanime qualifiant la situation de « scandale » et condamnant le recours au bâillon. La présidente du conseil critique le fait que la loi ait été adoptée « en pleine nuit, comme un voleur ».

Le , plus d'un millier de personnes manifestent à Blainville, en présence de plusieurs élus municipaux et provinciaux. Le , la mairesse dépose à l'Assemblée nationale une pétition de contre le projet de loi 93, l'une des plus signées de la 43e législature. Elle affirme aussi que plus de de protestation ont été envoyés par des citoyens, et plus de 100 résolutions d'opposition ont été adoptées par des municipalités québécoises.

Le , une commission spéciale de la CMM est mandatée pour mener une étude sur la gestion des matières dangereuses dans la région métropolitaine. Cette initiative répond à une recommandation du BAPE restée lettre morte jusqu'alors. Le rapport de cette étude est attendu pour .

Le bureau de circonscription de la députée, situé à Rimouski, est vandalisé dans la nuit du au . Des graffitis y sont inscrits et des déchets déposés à l'entrée, en lien apparent avec le projet Stablex. Une enquête policière est ouverte, tandis que la ministre dénonce des gestes de colère « mal dirigée ».

Le , une trentaine de manifestants perturbent les activités de Stablex à Blainville. Ils bloquent temporairement la machinerie du site sans heurts ni arrestations, réclamant l’abandon du projet et la protection des tourbières.

Projet de loi 97 . Des associations de riverains de lacs menacés par un abattage qui détruirait la salubrité des plans d'eau se multiplient.

Le problème que pose ce projet de loi du gouvernement provincial sur la gestion des forêts publiques est épineux même pour les autorités locales. .

Mandat à titre de députée d'opposition À la suite d'un remaniement ministériel, elle est démise de ses fonctions de ministre le . Radio-Canada identifie sa gestion du dossier Stablex et du projet de loi visant une réforme du régime forestier comme possible cause de sa démotion. Le , elle quitte la Coalition avenir Québec et siège désormais comme indépendante. Elle appelle alors le premier ministre et chef de la CAQ François Legault à réfléchir à son avenir.

Adhésion au Parti conservateur du Québec (2026)

Le , Maïté Blanchette Vézina annonce son adhésion au Parti conservateur du Québec (PCQ) dirigé par Éric Duhaime. Elle siège dès lors à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière du PCQ, devenant la première députée de ce parti depuis le départ de Claire Samson en 2022.

Lors de l'annonce, elle déclare partager des valeurs communes avec le PCQ, notamment une volonté de mieux développer les régions et d'offrir une « voix conservatrice » à l'Assemblée nationale. Elle annonce également qu'elle ne sera pas candidate dans sa circonscription actuelle de Rimouski aux élections générales québécoises d', mais qu'elle se présentera plutôt dans La Peltrie, dans la région de la Capitale-Nationale.

Cette décision intervient après plusieurs mois passés comme députée indépendante, à la suite de son expulsion du Conseil des ministres et de son départ de la Coalition avenir Québec en .

Réactions L'annonce suscite des réactions contrastées. Dans la circonscription de Rimouski, plusieurs citoyens et commentateurs dénoncent un « opportunisme politique ». Une pétition en ligne lancée le par un étudiant de l'UQAR réclame la démission immédiate de la députée et la tenue d'une élection partielle ; elle recueille près de 1 000 signatures en quelques jours. En date du , la pétition a amassé plus de .

Maïté Blanchette Vézina se défend de ces accusations, affirmant avoir voulu être honnête avec les citoyens et agir en cohérence avec ses convictions.

D'autres observateurs soulignent que cette adhésion permet au PCQ d'obtenir une présence officielle à l'Assemblée nationale.

Obstruction au projet de loi pour interdire la vente de boissons énergisantes aux mineurs Le , la ministre Sonia Bélanger dépose un projet de loi pour interdire la vente des boissons énergisantes aux mineurs après la mort, à la l'âge de 15 ans, de Zachary Miron, à cause de l’interaction d’une canette de Red Bull avec du Biphentin. Les parents de Zachary, David Miron et Veronica Martinez, ont obtenu une large ferveur populaire en interpellant les politiques pour qu'un projet de loi protège les jeunes des effets néfastes de ces boissons. Rapidement, tous les parlementaires, à l'exception de Maïté Blanchette Vézina, la seule députée du Parti conservateur du Québec, veulent accélérer l'adoption du texte législatif. Blanchette Vézina s'oppose à l'adoption accélérée du texte législatif, mais se dit prête à donner son feu vert à condition que des consultations – comme lors d'une procédure régulière – aient lieu. . La session parlementaire de l'Assemblée nationale en étant à ces derniers jours, cette seule et unique obstruction de la part de la députée conservatrice risque d'empêcher l'adoption pure et simple du projet de loi.

Position sur les boissons énergisantes Lors du vote final sur le projet de loi no 9, intitulé Loi visant à prévenir les effets nocifs de la boisson énergisante sur la santé des jeunes et interdisant la vente de boissons énergisantes aux mineurs de moins de 16 ans, Maïté Blanchette Vézina s’est abstenue.

Députée indépendante associée au Parti conservateur du Québec, elle a justifié son abstention par la nécessité d’un débat plus approfondi et serein plutôt qu’une adoption accélérée en fin de session parlementaire. Elle plaidait pour la tenue de consultations particulières avec des experts, des professionnels de la santé, les familles et les autres parties prenantes, estimant que la précipitation risquait de créer un « faux sentiment de sécurité » sans aborder l’ensemble des sources de caféine chez les jeunes ni des mesures complémentaires telles que la sensibilisation et l’encadrement du marketing.

Après avoir obtenu la tenue de ces consultations particulières et rencontré les parents de Zachary Miron, elle a accepté de ne pas bloquer l’adoption du projet de loi, tout en maintenant son abstention lors du vote final (avec Sona Lakhoyan Olivier, tandis que Youri Chassin votait contre).

Résultats électoraux

Publication En 2021, elle publie un ouvrage collectif, 11 brefs essais pour des villes résilientes et durables - Réflexions de la relève municipale aux éditions Somme toute, avec neuf autres conseillers municipaux de partout au Québec, dont Stéphane Boyer qui deviendra maire de Laval lors des élections municipales de novembre 2021. L'ouvrage est une invitation à la participation citoyenne pour que la politique municipale s'adapte aux nouvelles réalités et dépasse les simples questions de travaux publics et de collecte des ordures.

Références

Voir aussi Articles connexes du Québec Rimouski (circonscription provinciale) La Peltrie

Liens externes

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