Ángeles Flórez Peón, connue également sous le surnom de Maricuela, née le à San Martín del Rey Aurelio (Asturies) et morte le à Gijón (Asturies), est une infirmière, femme politique et écrivaine républicaine espagnole, engagée pour les droits des femmes en Espagne.

Morte centenaire et réputée dernière milicienne de la guerre d'Espagne, exilée en France sous le franquisme, elle est considérée comme l'un des grands témoins de l'histoire contemporaine européenne.

Biographie Famille Ángeles Flórez Peón naît dans les Asturies à Blimea, dans la commune de San Martín del Rey Aurelio.

Issue d'une famille dont les parents sont séparés, elle commence à travailler à l'âge de neuf ans en tant que femme de ménage. À l'âge de seize ans, elle perd son frère aîné Antonio, assassiné avec 23 camarades (épisode des Martyrs de Carbayín), lors de la répression qui suit la Révolution de 1934, ce qui l'encourage à adhérer aux Jeunesses socialistes en 1936.

Guerre d'Espagne Après le soulèvement nationaliste de 1936, Ángeles Flórez Peón devient milicienne dans les rangs républicains, avec sa sœur Argentina.

Elle est également infirmière dans un hôpital de campagne à Gijón.. Elle se fait appeler Maricuela., du nom de la protagoniste de la pièce de théâtre ¡Arriba los pobres del mundo! de Jacinto Sánchez publiée en 1934 : elle interprète ce rôle à l'âge de 17 ans, lorsqu'éclate la Guerre d'Espagne.. vignette|gauche|Vue de la prison pour femmes de Saturraran, où Ángeles Flórez Peón est incarcérée de 1938 à 1941. Elle est arrêtée en et condamnée à 15 ans de réclusion. En , elle est déplacée à la prison de Saturraran dans la Guipuscoa, au Pays basque. Elle en sort en .

Elle vit pendant un moment à Barakaldo, où réside l'une de ses sœurs, puis emménage plus tard à Oviedo où elle travaille dans une pharmacie.

Dictature franquiste et exil En 1946, Ángeles Flórez Peón épouse Graciano Rozada Vallina (1913-2003), ancien capitaine de l'Armée populaire de la République espagnole, qui participe à la réorganisation du PSOE et de l'UGT dans les Asturies. Mais le couple, menacé par la Terreur blanche, doit s'exiler en France en .

Son implication politique reste importante dans l'exil républicain et elle participe activement au 6e Congrès du PSOE de 1958..

Elle tente de revenir en l'Espagne en 1960 pour voir sa famille, mais est arrêtée à la frontière. Elle et son mari s'installent dans la localité de Saint-Éloy-les-Mines, dans le Puy-de-Dôme..

Espagne démocratique Ángeles Flórez Peón revient définitivement dans les Asturies en 2004, un an après la mort de son mari, et s'établit à Gijón. Début 2013, elle y rejoint les Jeunesses socialistes des Asturies (JSA), dont elle devient présidente..

En 2014, à 95 ans, elle commence à partager ses idées et opinions politiques en utilisant le réseau social Facebook ainsi que YouTube.. Elle y popularise ses luttes et ses combats auprès des jeunes générations, notamment le droit de l'avortement. En parallèle, elle publie ses mémoires..

À partir de 2015, elle est présidente d'honneur des Jeunesses socialistes des Asturies..

Plus que centenaire., elle figure symboliquement en dernière position sur les listes de la Fédération socialiste asturienne lors des élections à la Junte générale de la principauté des Asturies de 2019 et de 2023...

Elle est considérée comme l'un des derniers grands témoins. de la guerre d'Espagne et présentée en 2023 comme la dernière milicienne vivante.

Décès à l'âge de 105 ans Ángeles Flórez Peón décède le à Gijón dans les Asturies à l'âge de . La cérémonie a lieu le au funérarium de Gijón-Cabueñes.

Distinctions En , le Club de las 25 lui rend hommage avec un prix dédié à , qu'elle reçoit des mains de la directrice du Diario 16, la journaliste Cristina Fallarás.. Ce prix a été décerné cette année-là à d'autres grandes personnalités féminines d'Espagne, comme la journaliste Pepa Bueno ou l'écrivaine Almudena Grandes..

Postérité Le , les restes d'Ángeles Flórez Peón sont inhumés aux côtés de ceux de son mari, Graciano Rozada Vallina, au Pozo Funeres, le lieu du massacre où 22 mineurs socialistes ont été ensevelis après avoir été assassinés en 1948 sous l'Espagne franquiste. Œuvres littéraires . .

Voir aussi Guerre d'Espagne Terreur blanche Plage de Saturraran Prison centrale de Saturraran Condition des femmes en Espagne Massacre du pozo Funeres

Liens externes

En complément, propos d’Ángeles Flórez Peón recueillis en guise de mémoires par Javier Morán, du journal La Nueva España : & .

Références

Catégorie:Naissance en novembre 1918 Catégorie:Naissance à San Martín del Rey Aurelio Catégorie:Féministe espagnole Catégorie:Militaire de la guerre civile espagnole du camp républicain Catégorie:Syndicaliste espagnole du XXe siècle Catégorie:Personnalité de la guerre d'Espagne Catégorie:Femme militaire du XXe siècle Catégorie:Républicain espagnol Catégorie:Militaire espagnol du XXe siècle Catégorie:Antifasciste espagnol Catégorie:Infirmière espagnole du XXe siècle Catégorie:Femme dans la guerre d'Espagne Catégorie:Avortement en Espagne Catégorie:Exilé du franquisme en France Catégorie:Écrivain espagnol du XXIe siècle Catégorie:Personnalité liée au Puy-de-Dôme Catégorie:Antifranquiste espagnol Catégorie:Mémoire historique de la guerre d'Espagne et de la dictature franquiste Catégorie:Victime de la répression durant le franquisme Catégorie:Prisonnière politique de la prison centrale de Saturraran Catégorie:Autobiographe espagnol Catégorie:Personnalité de Facebook Catégorie:Personnalité du Parti socialiste ouvrier espagnol Catégorie:Personnalité politique liée à l'Auvergne Catégorie:Mémoire collective en Espagne Catégorie:Mouvement pour le droit à l'avortement Catégorie:Mémoire de la guerre d'Espagne et de la dictature franquiste en France Catégorie:Centenaire espagnol Catégorie:Décès à 105 ans Catégorie:Décès à Gijón Catégorie:Décès en mai 2024 Catégorie:Personnalité espagnole incinérée Catégorie:Républicaine espagnole asturienne Catégorie:Antifranquiste asturien Catégorie:Féministe asturienne Catégorie:Antifranquiste espagnole