Le parc zoologique d’Amnéville est un parc zoologique français du Grand Est situé entre Metz et la frontière avec le Luxembourg, près d'Amnéville. Le Parc zoologique d'Amnéville / Zoo d'Amnéville, en dépit de son nom, se situe sur la commune voisine d'Hagondange.

Environ 2000 animaux de 360 espèces y sont présentés sur , dont des gorilles et des orangs-outans.

Le projet de parc zoologique est fortement soutenu par le maire de la ville, Jean Kiffer et voit le jour en 1986. Il est fondé et dirigé par Michel Louis jusqu'en 2020. Sur cette période le parc est une société coopérative et participative. Il devient en 2020 une société par actions simplifiée, propriété du fonds d'investissement Prudentia Capital (82%). Il est depuis dirigé par Albane Pillaire, en collaboration avec Michel Louis (18%).

Faisant partie des zoos les plus fréquentés de France, il était, jusqu'en , le seul parc à présenter un spectacle de domptage de tigres, Tiger World, une particularité qui avait été largement dénoncée par les associations de protection des animaux. Bien que cette attraction lui ait permis d'accroître sa fréquentation, elle lui avait aussi valu d'être rétrogradé puis exclu de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA).

En 2021, le parc zoologique ouvre à nouveau ses portes le après 7 mois de fermeture. Prundentia Capital a profité de cette longue fermeture pour améliorer le parc et changer l'identité visuelle (logo, communication, panneau d'éducation, etc), de nouveaux horaires et une nouvelle aire de jeux (la plus haute du Grand Est). L'expérience soigneur d'un jour a également été enrichie.

En octobre 2022, le zoo redevient membre permanent de l'EAZA.

Historique

Années 1970 et 1980 En 1978, le Centre de Loisirs d'Amnéville se développe et l'idée d'implanter un parc zoologique est née lors d'une rencontre entre Michel Louis et le maire d'Amnéville, Jean Kiffer. De nombreuses démarches sont entreprises par Michel Louis et Jean-Marc Vichard pour concrétiser ce projet.

En 1982, le maire attribue un terrain de 7 hectares pour la création du parc et les travaux commencent en . Le parc zoologique s'implante au Bois de Coulange, en bordure du centre thermal et Touristique d'Amnéville, dans la vallée de la Moselle, entre Metz et Thionville.

Le , le parc zoologique d'Amnéville ouvre ses portes pour la toute première fois et s'étend sur 6 hectares. Il présente au public 200 à 300 animaux de 75 espèces différentes, issus d'autres parcs zoologiques français. Le parc dirigé par Michel Louis est constitué sous la forme d'une société coopérative et participative (SCOP), il est alors la propriété de ses salariés coopérateurs. Pour sa première année d'ouverture, il accueille 95 000 visiteurs.

En 1987, Jean-Marc Vichard devenait chef animalier du zoo avant d'être nommé directeur adjoint. Il est un véritable pilier de l'entreprise, formant avec Michel Louis un tandem qui va conduire le zoo sur le chemin du succès. La même année, le parc accueille son premier Lynx et offre pour la première fois un soutien financier pour des projets de conservation. Le zoo soutient encore aujourd'hui SOS Faucon pèlerin qui œuvre à la réintroduction de faucons et de lynx dans le Jura, et les Vosges du nord.

L'équipe du parc se met également au service des douanes pour lutter contre le trafic animalier et le parc devient centre d'accueil pour d'éventuels animaux saisis.

En 1989, le parc enregistre l'arrivée des tigres de Sibérie et innove en proposant un point de vision vitré permettant aux visiteurs d'observer les animaux de plus près. Ce mode de présentation se généralisera dans d'autres parcs zoologiques français durant la décennie suivante.

Années 1990 En 1990, arrivées des Lycaons et des flamants du Chili. Le nombre de visiteurs annuels franchit le cap des 200 000 visiteurs et classe le Zoo d'Amnéville parmi les 10 parcs zoologiques les plus visités de France. Le but du parc animalier s’articule autour de trois piliers : la conservation des espèces menacées, l’éducation des visiteurs et les travaux de recherche.

En 1991, un espace pour les panthères des neiges est créé. Le parc recueille, en collaboration avec la Direction Départementale des Services Vétérinaires, 24 macaques rhésus qui vivaient aux alentours de Saint-Julien-les-Metz et qui s'étaient échappés du Safari Park local en 1971.

En 1992, le parc ouvre une salle audiovisuelle pour sensibiliser le public aux enjeux de la préservation. Elle se trouve à côté de l'enclos des ours bruns. Arrivée d'un couple de tigre de Sumatra et des servals s'installent dans des nouveaux espaces.

En 1993, c'est une île pour les gibbons à mains blanches qui est inaugurée.

En 1994, le zoo intègre l'Association Européenne des Zoos et Aquariums (EAZA). Cette même année, ce sont des mandrills qui sont accueillis au sein du parc.

En 1995, le zoo embauche un vétérinaire à temps plein, ce qui est encore très rare à cette époque.

En 1996, pour son 10ème anniversaire, le zoo accueille son premier gros mammifère, l’hippopotame. Le nombre de visiteurs annuels franchit la barre des 250 000.

En 1997, le parc s'agrandit pour la première fois d'un hectare et se dote d’un vivarium tropical de 1000m2 proposant une trentaine de vivariums abritant 200 reptiles de 50 espèces différentes. Le parc occupe alors 8 hectares et présente 800 animaux. Le cap des 320 000 entrées est franchi.

En 1998, "Penguinland" voit le jour. Cette zone se compose de deux enclos offrant une vision sous-marine. Le premier accueille des manchots de Humboldt et le second, des loutres asiatiques. Tous les jours, le public a la possibilité de suivre un nourrissage commenté. Le naît pour la première fois un hippopotame au sein du parc, prénommé Masaï. Il est aujourd'hui un animal emblématique du Zoo de la Flèche.

En 1999, inauguration d'une zone de 1300m2 dédiée aux ours polaires. Une structure impressionnante pour l’époque, avec son bassin (800 000 litres d'eau) aux dimensions de 20x6m longé d’une baie vitrée de 26 mètres. Les 2 frères, Tromso et Olaf, viennent du Cirque d'hiver de Berlin. Ils ont alors 14/15 ans. Tous les jours, le parc propose un nourrissage des ours polaires et sensibilise les visiteurs aux dangers qui pèsent sur l'espèce. La même année, le parc accueille sa première présentation pédagogique avec des perroquets.

Années 2000 En 2000, le parc voit grand et entame son extension africaine. Sur 1 hectare, l'éléphant d'Afrique est présenté. La plaine des éléphants se compose de 2 enclos, d'un bâtiment de nuit visitable avec 4 loges en libre accès pour les animaux. Le long du chemin de visite, deux petits enclos ont été aménagés pour les dik-dik et les tortues de Madagascar. Le zoo apporte son soutien à un deuxième projet de conservation « Help Congo », pour la protection des chimpanzés.

En 2001, la zone africaine se dote d'une plaine africaine regroupant des girafes de Rothschild, zèbre de Burchell, cobes de Lechwe, grues couronnées, springbok, autruches, pintades de Numidie, ibis sacré, marabout, pélicans gris et gnous bleus. Cependant les gnous vont quitter le parc à la suite d'un problème de cohabitation avec les autres espèces. Cet espace de 1,7 hectare comprend la plaine, les bâtiments de nuit (celui des girafes est visitable) et le restaurant africain, le Masaï, qui offre une vue sur la plaine. Mandrills et servals déménagent dans cette nouvelle zone, où s'installent également des chats des sables et des galagos. Le zoo compte 1200 animaux et dépasse les annuels.

En 2002, Amazon Jungle propose un nouveau circuit en Amérique du Sud. Cette zone d'un hectare est située dans la partie basse du parc, à l'emplacement des anciens enclos des wapitis et des alpagas. Elle présente des tapirs terrestres, jaguars, loups à crinière, maras, capybaras, flamants du chili, ibis rouges, spatules rosée et des petits primates. Dans la plaine africaine, un enclos pour hyène rayée et un enclos pour tortues léopards sont ajoutés.

En 2003, ouverture de l'extension finale de la plaine africaine. Elle accueille un groupe de 4 rhinocéros blancs sur 1,3 hectare et de nouvelles espèces font leur arrivée, comme le pélican frisé, caracal et chat sauvage. Le parc zoologique présente plus de 1 350 animaux de 200 espèces différentes et emploie 60 personnes à temps plein et jusqu'à 130 personnes en période estivale. Il est parmi les plus grands d'Europe. Le zoo devient membre du WAZA (Association mondiale des zoos et aquariums). Le zoo apporte son soutien financier à l'association « Kalaweit » qui œuvre à la protection de la biodiversité en Indonésie depuis 1998.

En 2004, au centre du parc, « American Forest » et son Fort Cheyenne. La zone est aménagée sur l'ancien enclos du loup du canada, du loup d'Europe, des alpagas qui déménagent dans le parc. Elle remodèle l'enclos des bisons d'Amérique et des lynx. De nouvelles espèces s'intègrent également au projet, comme le loup arctique à l'avant de la zone. Derrière les loups, on y découvre des loutres du canada, ourson coquau et un espace pique-nique jalonné de totems ainsi que des tipis. Un nourrissage commenté des loups est proposé. Un nouveau soutien financier pour le programme de conservations des mammifères marins « Vida Sylvestre Argentina ».

En 2005, la baie des lions de mer présente au public des otaries de Californie et des otaries de Patagonie. Cette infrastructure propose deux espaces extérieurs avec bassin et un bâtiment de 600m2. Il aura fallu 2 ans de travaux mais également de préparation pour présenter cet espace ainsi que la représentation des otaries

En 2006, à l'occasion des 20 ans, une zone africaine ouvre au cœur du parc. On y découvre des potamochères roux, des perroquets gris du Gabon et d'autres oiseaux exotiques. Les porc-épic et la horde de Lycaons déjà présents au zoo déménagent dans ces nouveaux espaces.

En 2007, Orang-Utan' Jungle est inauguré. Cette structure de 6000m2 est divisée en 2 parties, la plus grande pour les orangs-outans en cohabitation avec des loutres d'Asie et l'autre partie pour les Siamangs. Le bâtiment, haut de 11 mètres, est divisé en 4 espaces : 3 pour les orangs-outans et 1 pour les siamangs. À l'intérieur du bâtiment, on découvre une volière avec des oiseaux asiatiques ainsi qu'une passerelle donnant sur 2 espaces pour les orangs-outans. Le reste n'est pas visible du public.

En 2008, les premiers tigres blancs arrivent au parc. Ils sont situés dans la zone Orang-Utan' Jungle, dans le prolongement de l'allée du point de restauration le Jungle. Le parc emploie alors 70 personnes à temps plein et jusqu'à 170 personnes en haute saison pour présenter 1 600 animaux.

En 2009, après 2 longues années de travaux, c'est l'ouverture des prédateurs du ciel, situé derrière Orang-Utan'Jungle et l'enclos des tigres blancs. 20 000 m2 sont consacrés aux rapaces ainsi qu'une arène pour des représentations d'oiseaux en vol libre. L'arène médiévale, qui peut accueillir 2 500 personnes, est le théâtre de démonstrations de fauconnerie réalisées à dos de cheval. Les volières constituent un « 4 étoiles » pour les oiseaux, avec des perchoirs chauffants et des nichoirs chauffés par radiant. Le parc s'engage pleinement dans l'élevage d'espèces menacées (EEP-ESB). Quelque 300 rapaces appartenant à 60 espèces sont présentés.

Années 2010 En 2012, Gorilla Camp est la plus grande installation au monde pour des gorilles, pour un coût de plus de 10 millions d'euros. Le seul équivalent se trouve au Zoo du Bronx. Cette structure occupe un terrain d'un hectare divisé en 3 enclos extérieurs et un grand bâtiment possédant un espace intérieur de 2000m2 réparti en 3 enclos baignés de lumière naturelle. 2 groupes de mâles gorille des plaines de l'Ouest se partagent les lieux. Au fond de l'extension se trouve une colonie de flamants nains ainsi que des tortues sillonnées. Le zoo brise son record de fréquentation avec 700 000 entrées, ce qui le classe parmi le top 3 des parcs français.