La répression des gangs honduriens de 2022 (appelée au Honduras en espagnol : Régimen de Excepción, litt. le Régime d'exception) constitue une série d'actions politiques et militaires entreprises par le gouvernement du Honduras à l'encontre des gangs armés du pays. Elle débute en après la suspension par le gouvernement de certaines parties de la afin de lutter contre les gangs criminels.
Annonce En réaction à la violence récurrente qui perdure au pays depuis des années, la présidente Xiomara Castro déclare l'état d'urgence le afin de combattre la violence armée. Le suivant, le gouvernement du Honduras annonce que certains droits constitutionnels seraient suspendus dans les villes de Tegucigalpa et San Pedro Sula pour réprimer les gangs criminels dans ces deux villes, en particulier Mara Salvatrucha (MS-13) et 18th Street Gang. Cet état d'exception doit commencer trois jours plus tard, le . Dans ces villes, les gangs sont accusés d'extorquer des habitants en échange d'une protection contre la violence, et de tuer des personnes qui refusent de payer. Selon l'Association pour une société plus juste, les gangs gagnent environ 737 millions de dollars grâce à l'extorsion. Gustavo Sánchez, le commissaire de la , a déclaré que l'état d'exception persisterait pendant 30 jours.
Xiomara Castro, la présidente du Honduras, a condamné le recours à l'extorsion par les gangs, déclarant : « [L'extorsion] est l'une des principales causes d'insécurité, de migration, de déplacement, de perte de liberté, de morts violentes et de fermeture de petites et moyennes entreprises. Avec la stratégie globale contre l'extorsion et les crimes connexes annoncée aujourd'hui par la police nationale, ce gouvernement de socialisme démocratique déclare la guerre à l'extorsion ». Selon Leandro Osorio, l'ancien commissaire de la police nationale, la répression « mènerait des actions répressives » et « pénétrerait » les gangs pour capturer leurs chefs. Raúl Pineda Alvarado, un analyste de la sécurité hondurien, a déclaré que la répression serait une « imitation » d'une répression similaire des gangs au Salvador qui a commencé en . Répression La répression commence le même jour que le début de l'état d'exception, soit le à lorsque 2 000 policiers entrent dans les zones contrôlées par les gangs à Tegucigalpa et San Pedro Sula.
Le , Castro prolonge l'état d'exception pour une durée de 45 jours. Il est ensuite prolongé les et suivants.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Répression des gangs salvadoriens de 2022
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