La et la place des Faons sont deux voies de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue des Chamois et la place des Faons sont deux voies publiques. Elles se trouvent au cœur du quartier des Trois-Cocus.

La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.

Voies rencontrées La rue des Chamois rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Chemin des Izards Sentier des Trois-Coucous Place des Faons (d) Sentier des Trois-Coucous (g) Rue Antoine-Van-Dyck (g) Rue Raphaël (g) Rue Jean-Honoré-Fragonard (g) Chemin des Izards

Transports La rue des Chamois est parcouru dans sa dernière partie, entre la rue Antoine-Van-Dyck et le chemin des Izards, par la ligne de bus . C'est également le long du chemin des Izards, au niveau de la place Micoulaud, que se trouvent la station Trois-Cocus de la ligne de métro , et les arrêts des lignes de bus .

Il existe à proximité de la rue des Chamois plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse : les stations (6 rue Antoine-Van-Dyck) et (12 rue du Colonel-Paul-Paillole/place Micoulaud).

Odonymie vignette|gauche|Un chamois au zoo de Salzbourg en 2014. La rue a pris, lorsqu'elle a été tracée en 1969, le nom de rue des Chamois à cause de la proximité du chemin des Izards. Le chamois (Rupicapra rupicapra) est effectivement une espèce voisine, appartenant au même genre Rupicapra que l'izard (Rupicapra pyrenaica).

D'ailleurs, d'autres voies dans le quartier portent des noms proches, tels la place des Faons et la rue des Bouquetins. Il s'agit cependant ici d'une confusion – ou du moins d'une erreur volontaire –, puisque le chemin des Izards ne tient pas son nom de l'animal, mais d'une famille qui, au , possédait une métairie qui se trouvait au lieu-dit de « la Croix des Izards » (actuel carrefour du chemin des Izards et du chemin de Boudou).

Histoire Première moitié du Au début du , le nord toulousain, et particulièrement les quartiers de Lalande et des Trois-Cocus, conservent un visage profondément rural. Entre la route de Launaguet, le chemin d'Audibert et le chemin des Izards, les terres agricoles sont exploitées par des maraîchers qui cultivent les légumes et les fruits qui alimentent les marchés toulousains, mais aussi la violetteSalies 1989, vol. 1, ..

Dans l'entre-deux-guerres, la municipalité socialiste d'Étienne Billières porte une politique du logement volontariste, par la construction de cités-jardins et d'habitations à bon marché (HBM)Salies 1989, vol. 1, .. Ainsi, entre 1927 et 1931, la cité-jardin de Lalande est construite en deux parties séparées : la première, le long du chemin des Izards et desservie par la rue des Cerisiers, la rue des Pêchers et la rue des Violettes, est construite en 1927 et compte dix maisons doubles, pour un total de 20 logements. La deuxième partie, à l'angle de la route de Launaguet et du chemin d'Audibert, est élevée plus lentement, entre 1928 et 1931. Elle compte sept maisons-doubles et une maison individuelle, pour un total de 15 logementsBradel et alii 1991, p. 119..

Deuxième moitié du Après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de crise du logement, la municipalité socialiste de Raymond Badiou se préoccupe de la construction de logements modernes : en effet, la ville de Toulouse, si elle n'a pas souffert des destructions de la guerre, est confrontée à une situation difficile. Ainsi, au carrefour du chemin d'Audibert et de la route de Launaguet, la cité Blanche, aménagée entre 1954 et 1955 par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), regroupe une centaine de maisons avec jardins sur une parcelle de 3 hectares, desservie par les rues Claude-Bernard et Arsène-d'ArsonvalSalies 1989, vol. 1, .Béatrice Girard, « Urbanisme : Aux Izards, la nouvelle Cité Blanche est sortie de terre », La Dépêche du Midi, 6 septembre 2024.. Plus au nord, l'office public de l'habitat à loyer modéré (OPHLM) de la ville porte le projet de la cité Raphaël, un ensemble immobilier destiné à loger des « gens du voyage »Salies 1989, vol. 2, . : une cinquantaine de « barres » de maisons mitoyennes avec jardin, pour un total de 120 logements, desservi depuis la route de Launaguet par deux voies, les rues Antoine-Van-Dyck et Raphaël.

Entre 1963 et 1965, la nouvelle rue des Chamois est tracée depuis le chemin des Izards afin de desservir la première tranche de la cité des Izards. Elle consiste en quatre barres et deux tours d'immeubles disposées en U autour d'une place (anciens rue des Chamois et actuels place des Faons)Salies 1989, vol. 2, .. La cité compte également une nouvelle école (actuel centre d'animations des Chamois, actuels . Entre 1968 et 1969, la maison de campagne du séminaire est démolie et le terrain dévolu à un collège d'enseignement technique (actuel lycée professionnel Urbain-Vitry, route de Launaguet)Salies 1989, vol. 2, .. Entre 1975 et 1977, la politique d'aménagement de la cité des Izards se poursuit, avec la réalisation d'une deuxième, puis d'une troisième tranche, au sud de la première, jusqu'à la rue Claude-Bernard et au chemin d'Audibert, faisant disparaître les derniers espaces agricoles : deux tours (actuels ) et trois ensembles d'immeubles (actuels ).

Au tournant du , une réflexion s'engage sur la transformation de la cité des Izards, qui souffre d'un sentiment de relégation – auprès de ses habitants – et d'une mauvaise image – auprès du reste de la population toulousaineStéphane Thépot, « La mutation douloureuse des Izards », Le Monde, 5 mars 2008.. Aussi la municipalité soutient-elle, dans le prolongement de la création du nouveau quartier de Borderouge, un programme de requalification urbaine pour le quartier des Izards. Il s'agit d'abord de créer un nouveau cœur de quartier : en 1999, une nouvelle place est aménagée au carrefour de la rue des Chamois et du chemin des Izards, la place Micoulaud, afin de regrouper des commerces du quartier, une bibliothèque municipale et un centre social de la caisse d'allocations familiales (CAF)Ph. D., « Place Micoulaud, le cœur du quartier des Izards », La Dépêche du Midi, 1 juin 2011.. Les travaux de la ligne B du métro, achevés en 2007, permettent également de relier le quartier au centre-ville, à la suite de l'ouverture de la nouvelle station Trois-Cocus près de la rue des ChamoisPh. D., « Les Izards. L'entrée du futur métro est presque terminée », La Dépêche du Midi, 7 août 2006..

Dans le même temps, l'opération de renouvellement urbain s'accompagne par la démolition de plusieurs immeubles de la rue des Chamois. En effet, le quartier des Izards est identifié comme « prioritaire » par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), qui décide la destruction, plutôt que la rénovation, de la plupart des immeubles de la citéHugues-Olivier Dumez, « La démolition d'un immeuble de quatre étages aux Izards a démarré », Actu Toulouse, 26 septembre 2016.Magalie Lacombe, « A Toulouse, le quartier des Izards poursuit sa transformation », France Bleu Occitanie, 26 septembre 2016.. En 2013, le premier immeuble est démoli : il s'agit du bâtiment C de la cité des Izards, un immeuble de quatre étages et 50 logements entre le chemin des Izards et la place des FaonsOlivier Philippe et Philippe Dagincourt, « Les Izards : on démolit la première barre ce matin », La Dépêche du Midi, 17 avril 2013.. En 2016, c'est le bâtiment D de la place des Faons, un immeuble de quatre étages composé de 69 logements, qui est démoliAmélie Phillipson, « Les Izards : la démolition du bâtiment place des Faons démarre le 26 septembre », La Dépêche du Midi, 25 septembre 2016..

Patrimoine et lieux d'intérêt Église Saint-Jean-Marie-Vianney vignette| : église Saint-Jean-Marie-Vianney. La chapelle Saint-Michel, rattachée au domaine de campagne du grand séminaire de Toulouse (emplacement de l'actuel lycée Urbain-Vitry, route de Launaguet), est construite en 1857. En 1963, à la suite du développement du quartier des Trois-Cocus et à cause de l'éloignement des églises Saint-Caprais de Croix-Daurade (actuel route d'Albi), Sainte-Marie-Madeleine de Lalande (actuel place de l'Église-de-Lalande) et Notre-Dame-de-l'Assomption (actuel rue Larade), la chapelle devient église paroissiale, désormais placée sous l'invocation du « curé d'Ars », Jean-Marie Vianney..

En 1963, les limites de la nouvelle paroisse sont, au nord, la limite entre les communes de Toulouse et de Launaguet – le chemin de Boudou, la rue des Sables et la rue Fénelon – ; à l'est, la rue des Vignes puis une ligne droite jusqu'au chemin de Lanusse, puis l'intersection des impasses Édouard-Pailleron et Loubiague, et enfin le croisement du chemin Raynal et de la rue Michel-Ange ; au sud, les voies ferrées des lignes de Toulouse à Saint-Sulpice-la-Pointe et de Toulouse à Bordeaux ; à l'ouest, la route de Launaguet et le chemin de Rispet. Elle appartient désormais à l'ensemble paroissial des Minimes, qui regroupe les paroisses des Minimes - Saint-François-de-Paule (actuel rue du Général-Bourbaki), Notre-Dame-de-l'Assomption (actuel rue Larade), Saint-Jean-Baptiste (actuel route de Blagnac), Saint-Jean-Marie-Vianney (actuel rue des Chamois) et Saint-Paul (actuel rue des Amidonniers).

Cité des Izards La cité des Izards est construite en trois tranches.

Parcs et jardins jardin Jacky-Boquet. friche des Izards.

Références

Voir aussi

Bibliographie . Guillaume Lafforgue, La Grande-Lande et Croix-Daurade (partie du gardiage de Toulouse), éd. Privat, Toulouse, 1909. Vincent Bradel, Jean Coppolani, Nelly Desseaux, Paulette Girard, Thierry Mandoul, Rémi Papillaud, Luce Rivet et Jean-Claude Vigato, Toulouse 1920-1940. La ville et ses architectes, CAUE de Haute-Garonne, éd. Ombres, Toulouse, 1991 . Faniry Arisoa, La recomposition de l'image d'un quartier stigmatisé : les Izards, portrait d'un quartier en mutation, 2008-2025, mémoire de master, École nationale supérieure d'architecture de Toulouse, 2016 (lire en ligne).

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des édifices religieux de Toulouse Liste des espaces verts de Toulouse

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

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