Lanslebourg-Mont-Cenis, anciennement Lanslebourg, est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle fusionne le avec les communes de Bramans, Lanslevillard, Sollières-Sardières et Termignon pour former la commune nouvelle de Val-Cenis.

Géographie Localisation Lanslebourg est située dans la vallée de la Maurienne, au pied du col du Mont-Cenis. Elle se trouve à de Modane et à de Chambéry.

Une partie du territoire communal de Lanslebourg est située dans le parc national de la Vanoise.

Hydrographie Plusieurs rivières coulent sur le territoire de la commune de Lanslebourg-Mont-Cenis. Le centre du village est traversé par l'Arc, un affluent de l'Isère qui prend sa source plus haut dans la vallée de la Maurienne. Différents ruisseaux, affluents de l'Arc, coulent à Lanslebourg-Mont-Cenis. Depuis le col du Mont-Cenis, coule vers le nord le ruisseau du Chardoux qui rejoint l'Arc juste en aval du village. Sur l'autre versant du col, se trouve le lac artificiel du Mont-Cenis duquel coule la Cenise, dans le bassin versant du Pô. Ainsi la ligne de partage des eaux entre la mer Adriatique et la mer Méditerranée passe dans la commune.

Toponymie Le nom de la commune est composé du nom de la paroisse de Lanslebourg et du toponyme Mont-Cenis. Si la commune porte le nom de « Lans-le-Bourg » puis « Lanslebourg » au , elle prend la forme de « Lanslebourg-Mont-Cenis » en 1951.

Le nom de la paroisse trouverait son origine dans le patronyme Lanzo, Lanz, Lans d'après le chanoine Adolphe Gros, p.150... Il semble que l'association du titre bourg à celui de Lans ait été réalisée afin de le distinguer de la paroisse de Lanslevillard. Ces deux paroisses n'en formait qu'une seule vers le .

La première mention de la paroisse date de 1025 avec « Lanzo » dans un acte de donation de toutes les possessions d'un homme nommé Eurerius à l'abbaye de la Novalaise, fait à Turin.. On trouve plus tard « Lanzlobor » vers le , puis « Ecclesia de Lanzo burgo » (1129), « Ecclesia de Lance » (1153). Plus tard, les termes « Apud Lanceumburgum » sont lisibles (1314), « Lanceum Burgum » (), « Lainebourg » (1518), « Laignebourg » (1533). Aux mêmes époques, on trouve aussi les formes « Lanebourg » et « Lans-le-Bourg ».

Le toponyme Mont-Cenis désignerait le « mont des cendres ». Il est ainsi composé des termes mont, une grande élévation naturelle (latin Montem), et de Cenis, un lieu de « la couleur de la cendre, cendré, gris » (latin Cinicius)...

Selon la tradition, à la suite d'un incendie de forêt, une grande quantité de cendres se serait accumulée sur le sol, d'où le nom. Le sentier de cendres a été retrouvé lors des travaux de construction de la routeGianni Bisio, article du quotidien la Stampa du 18 avril 2001, chronique de Turin..

Le mont Cenis est ainsi mentionné en 739 par « Alpes in Cisinio », « Monte Ciniso » en 756. Le Frédégaire (compilation historiographique de 768) l'indique sous le toponyme « Mons Cinisius ». Il est par la suite désigné par les toponymes « Montem Cinisium » ou « clusas Montis Cenisii » au , « Mont Cinis » en 1275, « Mons Sinisius » au , « Mont de Senis » 1518.

En francoprovençal ou arpitan savoyard, le nom de la commune s'écrit Lens-Bôrg et se prononce (retranscrit selon la norme API) et « Linbort » (transcrit selon la graphie semi-phonétique de Conflans).

Histoire vignette|La diligence à Lanslebourg (1857).

De passage à Lans-le-Bourg au milieu de l'hiver 1643, le secrétaire de l'évêque de Florence atteste l'existence d'un service de descente du col du Mont-Cenis par ramasses (luges) sur jusqu'à Lans-le-Bourg. Il atteste aussi de l'existence d'un « établissement d'instruction fréquenté par une centaine d'écoliers venus de toute la Savoie et même de Turin, le lieu étant propice au travail à cause de l'absence de divertissement »Un article de Rémi Mongenet dans L'Essor savoyard du 17 septembre 2009 : Un Florentin en luge, en savoie, en 1643.. Lors de l'annexion du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises en 1792, la vallée de la Maurienne appartient au département du Mont-Blanc.. La commune de Lanslebourg est rattachée administrativement au canton de Lanslebourg, dont elle est le chef-lieu, au sein du district de Saint-Jean-de-Maurienne. Lors de la réforme administrative de 1798 et la création du nouveau département du Léman, la situation de rattachement administrative de Lanslebourg ne change pas..

Lors de la construction de la ligne Paris—Milan du télégraphe Chappe de 1805 à 1807, deux relais sont construits à la Buffaz et au col du ParadisAlain Peynichou, « Écrire dans l’air », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe n°42, Automne 2008, ..

L'Empereur Napoléon érige une nouvelle commune, éphémère, Mont-Cenis, en 1807, à partir des villages de l'Hospice (également paroisse), Grand Croix et la Ramasse (qu'il fallut créer), réduisant par la même de deux tiers la commune de Lanslebourg.. L'année suivante, on relève que ..

De 1868 à 1871, la ville est traversée par une ligne ferroviaire, le chemin de fer du Mont-Cenis. Elle a relié Saint-Michel-de-Maurienne à Suse par le col du Mont-Cenis. Construite en vue d'assurer un passage à travers les Alpes en attendant la construction du tunnel ferroviaire du Fréjus, c'est à l'époque la ligne ferroviaire la plus haute du monde.. À la fermeture de la ligne, le trafic de diligences reprend entre Modane et Lanslebourg mais diminue rapidement face au large succès du tunnel du Fréjus. Voituriers et hôteliers se retrouvent au chômage et de nombreux habitants émigrent en Argentine ou au Canada causant une baisse démographique, particulièrement ressentie à Lanslebourg qui perd 70 % de sa population en une centaine d'années..

Le , la France signe l'Armistice de la Villa Incisa avec le gouvernement fasciste, après seulement quelques jours de bataille dans les Alpes, et de précaires victoires pour l'armée italienne. Lanslebourg, comme huit autres villages de Haute-Maurienne (Termignon, Lanslevillard, Bessans, Bramans, Sollière-Sardière, Bonneval-sur-Arc, Aussois, Avrieux) et trois de Haute-Tarentaise (Séez, Montvalezan, Ste-Foy), se trouve maintenant sous le joug italien et de leurs « commissaires civils », nommés par le commandement italien. Le « Bando del Duce » du fait en effet passer les huit villages occupés sous un régime d'annexion. La souveraineté italienne concerne aussi bien la Mairie que l'école, ou la vie économique. Lanslebourg, comme les autres villages, est coupé du reste du département par une « ligne verte », contrôlée par les Italiens, qui délivrent également les laissez-passer. Comme à Séez et à Ste-Foy, les Italiens ouvrent à Lanslebourg une coopérative « La Provida », où le paiement se fait en lires. Bénéficiant d'un double approvisionnement, à la fois français et italien, les habitants jouissent de conditions globalement un peu meilleures que dans le reste du département. À partir du , les Italiens occupent l'ensemble de la Savoie. Le , l'occupation italienne prend fin à Lanslebourg comme dans le reste du département, les Allemands remplaçant les Italiens. Lors de leur retraite, ces derniers bombardent le village à l'artillerie le avant d'incendier méthodiquement les maisons dont les habitants ont été préalablement repoussés hors du bourg. Un total de 105 constructions sont anéanties..

Après la Seconde Guerre mondiale, le col du Mont-Cenis est cédé par l'Italie à la France en 1947 au traité de Paris.

Politique et administration vignette|La mairie et le monument aux morts. En 2010, la commune de Lanslebourg-Mont-Cenis a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009..

Population et société Ses habitants sont appelés les Languérines et les Languérins.. Selon l'écrivain Joseph Dessaix, dans son ouvrage Nice et Savoie (1864)Joseph Dessaix, Nice et Savoie : sites pittoresques, monuments, description et histoire des départements de la Savoie, Haute-Savoie et des Alpes-Maritimes réunis à la France en 1860, 1864, ., les habitants étaient surnommés, à cette époque, les Bavards..

Démographie

Médias Radios et télévisions La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré. Les hebdomadaires l'Essor savoyard et la Vie Nouvelle sont aussi diffusés.

Internet Lanslebourg a été plusieurs fois récompensée pour sa politique Internet par le label « Ville Internet » de 2006 à 2012, obtenant en 2010 @@@.

Économie Tourisme Le domaine de la station de sports d'hiver de Val Cenis Vanoise se situe sur la commune et celle de Lanslevillard.

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de répartis dans . Les hébergements se répartissent comme suit : ; ; ; une structure d'hôtellerie de plein air ; /auberges de jeunesse et ou gîtes d'étape.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église de l'Assomption-de-la-Vierge, devenu Espace baroque est un lieu d'exposition permanente créé dans une ancienne église inscrite au titre des monuments historiques. Il est conçu pour donner les clés de lecture de l'Art baroque savoyard. Il présente aussi des expositions temporaires sur l'histoire et le patrimoine de la vallée. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite entre 1828 et 1830 et classée au titre des monuments historiques, possède un décor peint de style néoclassique. Le fort de Ronce près du col du Mont-Cenis. L'art rupestre s'est épanoui à travers l'important corpus des gravures rupestres du Grand roc noir, sur les communes de Termignon, Bessans, Lanslebourg et Lanslevillard.

Espaces verts et fleurissement En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris..

Personnalités liées à la commune Laurent Gerra, humoriste a inauguré l'auditorium qui porte son nom. Pierre-Emmanuel Dalcin, skieur français. Yves Dimier, skieur français. Claire Dautherives, skieuse française.

Héraldique

Voir aussi

Bibliographie ( lire en ligne). .

Articles connexes

Fort de Ronce Liste des anciennes communes de la Savoie

Liens externes

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Val-Cenis Catégorie:Commune déléguée en Savoie