L'agriculture en Nouvelle-Zélande est le plus grand secteur de l'économie marchande du pays. Les exportations de produits agricoles (bruts et manufacturés) se sont élevées à 46,4 milliards de dollars néo-zélandais au cours des douze mois précédant , soit 79,6 % du total des exportations du pays. Le secteur de l'agriculture, de la sylviculture et de la pêche a contribué directement à hauteur de 12,653 milliards de dollars (soit 5,1 %) au PIB national au cours des douze mois précédant , et employait 143 000 personnes, soit 5,9 % de la main-d'œuvre néo-zélandaise, au recensement de 2018.

La Nouvelle-Zélande a la particularité d'être le seul pays développé à être totalement exposé aux marchés internationaux depuis que les subventions, les avantages fiscaux et le soutien des prix au secteur agricole ont été supprimés dans les années 1980. Cependant, depuis 2017, le gouvernement néo-zélandais maintient des investissements publics dans les infrastructures qui soutiennent l'agriculture.

Les terres sont principalement utilisées pour l'élevage, mais on constate une augmentation des surfaces consacrées à l'horticulture.

La Nouvelle-Zélande est membre du groupe de Cairns, qui cherche à obtenir le libre-échange des produits agricoles.

Histoire vignette|Un attelage de chars à bœufs transportant de la laine depuis une station d'élevage. Le nombre de moutons en Nouvelle-Zélande a culminé dans les années 1980, puis diminué en raison de la baisse des bénéfices tirés de la laine et de l'utilisation de races de moutons plus grandes pour la viande. vignette|Étiquette ancienne d'une boîte de viande de mouton de Nouvelle-Zélande. Le ministère de l'Agriculture contrôlait tous les abattoirs exportateurs de viande. En 1921, il y avait 32 inspecteurs d'abattoirs et 86 inspecteurs de boucheries. La viande de mouton néo-zélandaise était marquée comme étant inspectée par le gouvernement et de première qualité.

Le gouvernement a offert un certain nombre de subventions au cours des années 1970 pour aider les agriculteurs après l'adhésion du Royaume-Uni à la Communauté économique européenne et, au début des années 1980, l'aide gouvernementale assurait à certains agriculteurs 40 % de leurs revenus. En 1984, le gouvernement travailliste a mis fin à toutes les subventions agricoles dans le cadre de la Rogernomics, et en 1990, l'industrie agricole est devenue le secteur le plus déréglementé de Nouvelle-Zélande. Pour rester compétitifs sur les marchés européens et américains fortement subventionnés, les agriculteurs néo-zélandais ont dû accroître l'efficacité de leurs exploitations.

Élevage vignette| Les vaches à viande et les vaches laitières sont des éléments importants de l'agriculture néo-zélandaise. Dans le Northland, la principale forme d'élevage est la vache à viande. Dans les régions du Waikato, de la Baie de l'Abondance, du Taranaki et de West Coast, les vaches laitières prédominent. Dans le reste de la Nouvelle-Zélande, l'élevage ovin est la principale activité rurale, avec l'élevage de vaches à viande dans les collines et les hautes terres. L'élevage laitier se développe dans les régions de Canterbury, Otago et Southland.

Élevage laitier Il y avait 6,26 millions de vaches laitières en Nouvelle-Zélande en . Pour la saison 2019-20, 4,92 millions de vaches ont été traites dans 11 179 troupeaux, produisant 21,1 milliards de litres de lait cru contenant 1,9 million de tonnes de matières solides du lait (protéines et matières grasses). Les exploitations laitières couvraient une superficie de , soit environ 6,46 % de la superficie totale de la Nouvelle-Zélande.

Le secteur de l'élevage de vaches laitières employait 39 264 personnes au recensement de 2018, soit 1,6 % de la main-d'œuvre néo-zélandaise, ce qui en fait le dixième secteur d'emploi du pays. Environ 56 % des exploitations laitières de Nouvelle-Zélande sont exploitées par des propriétaires en 2015. Environ 29 % le sont par des sharemilkers, sorte de métayers possédant leur propre troupeau et responsables de l'emploi des travailleurs et des opérations quotidiennes de la ferme, en échange de la réception d'un pourcentage (généralement 50 %) du revenu laitier. Enfin, 14 % sont des trayeurs sous contrat, qui ne possèdent pas leur propre troupeau. Ceux sous contrat fixe sont payés à un prix déterminé par quantité de lait, tandis que les trayeurs sous contrat variable reçoivent un pourcentage plus faible (généralement 20 à 30 %) du revenu laitier.

L'élevage laitier en Nouvelle-Zélande est principalement basé sur le pâturage. Les vaches laitières se nourrissent principalement d'herbe, complétée par de l'ensilage, du foin et d'autres cultures pendant l'hiver et les autres périodes de faible croissance des pâtures. L'année laitière en Nouvelle-Zélande s'étend généralement du au . Le premier jour de la nouvelle année, connu sous le nom de « Moving Day » ou « Gypsy Day », est le théâtre d'une rotation de l'emploi à grande échelle, les sharemilkers et les trayeurs contractuels acceptant de nouveaux contrats et déplaçant les troupeaux et les équipements entre les fermes. Le vêlage a généralement lieu à la fin de l'hiver (juillet et août), et les vaches sont traites pendant neuf mois avant d'être taries à la fin de l'automne (avril et mai). Certaines exploitations pratiquent la traite hivernale, entièrement ou partiellement, et dans ce cas le vêlage a lieu à la fin de l'été et au début de l'automne (février et mars).

Les producteurs laitiers vendent leur lait aux transformateurs et sont payés par kilogramme de matière solide de lait (kgMS). Au cours de la saison 2019-20, les transformateurs ont payé en moyenne 7,20 $ par kgMS (hors taxes), le paiement variant entre 6,25 $ et 9,96 $ par kgMS selon le transformateur. Fonterra est le principal transformateur de lait en Nouvelle-Zélande, traitant 82 % de la production en 2018. Les autres grandes entreprises laitières sont Open Country Dairy (7,4 %), Synlait et Westland Milk Products (3,4 % chacun), Miraka (1,4 %), Oceania Dairy (1,1 %) et Tatua Co-operative Dairy Company (0,7 %).

Seuls 3 % de la production laitière sont consommés dans le pays, le reste étant exporté. La Nouvelle-Zélande est le premier exportateur mondial de lait entier en poudre et de beurre, et le troisième exportateur (derrière l'Union européenne et les États-Unis) de lait écrémé en poudre et de fromage.

Élevage de moutons vignette| Paysage rural avec des moutons En , il y avait 26,82 millions de moutons en Nouvelle-Zélande. La population ovine a culminé à 70,3 millions de moutons en 1982 et n'a cessé de décliner depuis.

Au cours des 12 mois précédant , 19,11 millions d'agneaux et 3,77 millions de moutons adultes ont été transformés, produisant 362 250 tonnes d'agneau et 97 300 tonnes de hogget (jeune mouton de un à deux ans) et de moutons adultes. En 2006-2007, 164 000 tonnes de laine vierge ont été produites. Environ 95% de la viande ovine et 90% de la production de laine sont exportés, le reste étant consommé au niveau national. En 2019, la consommation intérieure d'agneau et de mouton était de 3,6 kg par habitant.

Élevage bovin La Nouvelle-Zélande comptait 3,89 millions de bovins de boucherie en .

Au cours des 12 mois précédant , 1,59 million de vaches à viande adultes et 1,15 million de vaches laitières adultes ont été transformés, produisant 698 380 tonnes de viande bovine. De plus, 1,86 million de veaux et de vealers (jeune bovin âgé de 14 mois maximum élevé pour la viande) ont été transformés, produisant 30 150 tonnes de viande de veau.  Environ 80 % du bœuf et du veau sont exportés, les 20 % restants étant consommés sur le marché intérieur. En 2019, la consommation intérieure de bœuf et de veau était de 11,6 kg par habitant.

Élevage porcin Dans la première moitié du 20e siècle, les porcs étaient souvent élevés aux côtés des vaches laitières. La plupart des transformateurs laitiers ne collectaient que la crème, de sorte que les producteurs laitiers séparaient le lait entier en crème et en lait écrémé, et nourrissaient les porcs avec ce dernier. Dans les années 1950 et 1960, l'amélioration de la technologie a permis aux transformateurs laitiers de passer à la collecte du lait entier. L'élevage de porcs s'est ensuite spécialisé et la majorité des exploitations se sont déplacées vers des régions productrices de céréales comme Canterbury.

Il y avait 255 900 porcs en Nouvelle-Zélande en . Canterbury est de loin la plus grande région d'élevage porcin avec 161 600 porcs, soit 63,1 % de la population nationale.

Les porcs sont généralement élevés en intérieur, soit dans des cages de gestation, des cases de mise-bas, des enclos d'engraissement ou des enclos collectifs. Ils peuvent aussi être élevés en semi-liberté (en plein air jusqu'à leur sevrage, en intérieur ensuite), ou en liberté totale. En 2021, les proportions de ces modes d'élevage étaient respectivement de 55 %, 42 % et 3 %.

Au cours des 12 mois précédant , 636 700 porcs ont été transformés, produisant 44 950 tonnes de viande. En 2019, la consommation intérieure de porc, jambon et lard était de 18,9 kg par habitant. La production nationale ne couvre qu'environ 45 % de la demande, les importations de porc, de jambon et de bacon, principalement en provenance de l'Union européenne, d'Amérique du Nord et d'Australie, venant compléter l'offre nationale. Une petite quantité de viande est exportée pour approvisionner les nations voisines des îles du Pacifique.

Aviculture En 2021, environ 4,15 millions de poules pondeuses sont élevées, produisant plus de d'œufs en 2017.

Avant les années 1960, la viande de poulet était en grande partie un sous-produit de la production d'œufs : les poulets à vendre étaient généralement des coqs ou des poules de réforme. Avec l'introduction des poulets de chair dans les années 1960, l'industrie de la viande est passée de 8 000 tonnes par an en 1962 à plus de 40 000 tonnes au milieu des années 1980. À la fin des années 1990, le poulet a dépassé le bœuf en tant que viande la plus consommée en Nouvelle-Zélande. Au cours des 12 mois précédant , 118,7 millions de poulets ont été élevés pour la viande, produisant 217 200 tonnes de viande de poulet.

Les poulets représentent plus de 98 % de la production avicole du pays, les dindes et les canards formant la majorité du reste. Environ 500 000 dindes et 200 000 canards sont vendus par an, 90 % des dindes étant vendues dans les semaines précédant Noël.

En 2019, la consommation nationale de poulet et autres volailles était de 41,1 kg par habitant. La majeure partie de la viande de volaille produite en Nouvelle-Zélande est consommée dans le pays. En raison de restrictions en matière de biosécurité, l'importation de viande de volaille et d'œufs en Nouvelle-Zélande est interdite.

Autres élevages L'élevage de cerfs a augmenté de façon spectaculaire, passant d'un cheptel de 150 000 têtes en 1982 à 1,59 million en 2006. En 2005, 1 617 élevages de cerfs occupaient 218 000 hectares de terres. Au , 252 millions de dollars de venaison ont été exportés au cours des douze mois précédents. La Nouvelle-Zélande est le plus grand exportateur de venaison d'élevage au monde. Dans les années 1970 et 1980, il existait une énorme industrie de récupération de cerfs vivants dans les zones forestières de Nouvelle-Zélande. Le cerf est un animal nuisible qui a un impact négatif sur la biodiversité de la Nouvelle-Zélande. Le premier cerf a été introduit en 1871 à Otago.

Les chèvres sont également élevées pour la viande, le lait, le mohair et pour lutter contre les mauvaises herbes.

Horticulture vignette| Vignoble à Marlborough La Nouvelle-Zélande compte environ 125 200 hectares de terres horticoles. Les exportations horticoles totales en 2019 se montaient à 6,2 milliards de dollars, dont 4,938 (79,6 %) proviennent de trois produits : les kiwis, le vin et les pommes.

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