Linhart Baur l'Ancien (ou Lienhart Bauer le Vieuxou Lienhart Bauer l'Ancien, Linhart Baur le Vieux, Lindhart Bawer, Léonard Baur, Lienhart Bauer le Vieux) est un orfèvre actif à Strasbourg au . Il fonde une dynastie de sept orfèvres, entre le et le .

Biographie Comme pour la plupart des autres orfèvres strasbourgeois de cette époque, on ne dispose pas de données biographiques précises (naissance, mort), à l'exception des liens de filiation, lorsque la reprise d'un atelier est en jeu.En revanche une donnée sûre est disponible pour tous, c'est la date à laquelle un jeune orfèvre est reçu maître par la corporation, puisque son poinçon est alors systématiquement gravé sur l'une des quatre tables d'insculpation aujourd'hui conservées au musée historique de Strasbourg. Le premier de cette longue liste est le célèbre Georges Kobenhaupt (1540). Linhart Baur se classe en dixième position, sur près de orfèvres, seulement précédé de quelques autres noms éminents tels que Diebold Krug (1545) ou Abraham Berner (1547).

Reçu maître en 1555, Linhart Baur est donc l'un des pionniers, parmi les orfèvres répertoriés au sein de cette nouvelle organisation. En 1557, il acquiert une maison située sur l'emplacement du 31, rue des Grandes-Arcades, longtemps occupé par une brasserie au .

Son fils, Linhart Baur le Jeune, est reçu maître orfèvre en 1583« Table des orfèvres strasbourgeois par ordre alphabétique », annexe de . La fin des productions du père semble se situer autour de cette date Linhart Bauer (Lindhart Bawer), « Covered Standing Cup », Toledo Museum of Art .

Œuvre S'inspirant notamment du style de Wenzel Jamnitzer, orfèvre et graveur surtout actif à Nuremberg, il est l'auteur d'une série de coupes couvertes.

À Strasbourg, le musée historique expose un hanap en argent partiellement doré.

Dans la même ville, le musée de l'Œuvre Notre-Dame présente une autre coupe couverte, ainsi qu'un baiser de paix témoignant des innovations stylistique de la Renaissance et du maniérisme. Le pied, certes polylobé, est ainsi recouvert d'un décor d'arabesques gravé à l'acide. Une plaque en émail de Limoges, sertie par des cordons torsadés, représente saint Jérôme au désert. C'est l'une des rares pièces d'orfèvrerie enchâssant une telle plaque.

Le musée régional de la Hesse à Darmstadt conserve une coupe de type Petruspokal, qui date de 1569.

Le musée d'Art de Toledo (Ohio) détient une coupe analogue en vermeil. Le corps porte des médaillons représentant les valeurs du christianisme, Foi, Amour et Charité. Le couvercle est surmonté d'une figure d'Abondance.Prêtée par le collectionneur Lord Rotschild Ferdinand Luttmer (dir.), Der Schatz des Freiherrn Karl von Rothschild. Meisterwerke alter Goldschmiedekunst aus dem 14.-18. Jahrhundert, 2 vol., Frankfurt-am-Main, H. Keller, 1883-1885, la pièce est exposée à Londres en 1901 London, Burlington Fine Arts Club, Catalogue of European Silversmiths Work, 1901, pl. LXXII, texte .Acquise par le musée d'Art de Toledo en 1962, elle est reproduite et décrite dans de multiples publications, notamment américaines « Accessions of American and Canadian Museums, January-March 1963 », The Art Quaterly, vol. 26, , Summer 1963, p. 269, repr. p. 253.En 1969 elle est présentée au Worcester Art Museum (Mass.) Worcester Art Museum, Worcester, MA, The Virtuoso Craftsman: Northern European Design in the 16th Century, March 27-May 25, 1969, , .

Notes et références

Annexes

Bibliographie Friedrich Back, « Kunstwerke aus dem Elsass in Darmstädter Sammlungen », Revue alsacienne illustrée, , 1913, , Michèle Bimbenet-Privat et Alexis Kugel, « Image de piété : saint Jérôme », Chefs-d'œuvre d'orfèvrerie allemande : Renaissance et baroque, Dijon, Faton, 2017, Eileen P. Birk, « Fine Art in Decoration », Antiques, vol. 95, , June 1969, Hans Haug, « Zur Geschichte des Strassburger Goldschmiedehandwerks 1362-1870 », XIV. Verbandstag deutscher Juweliere, Gold- und Silberschmiede, Strassburg 7.-11. August 1914, Strasbourg, 1914, ,

J. F. Hayward, Virtuoso Goldsmiths and the Triumph of Mannerism 1540-1620, London, Sotheby Parke Bernet, 1976, , repr. pl. 542.

Ferdinand Luttmer (dir.), Der Schatz des Freiherrn Karl von Rothschild. Meisterwerke alter Goldschmiedekunst aus dem 14.-18. Jahrhundert, 2 vol., Frankfurt-am-Main, H. Keller, 1883-1885 , Der Goldschmiede-Merkzeichen, éd., IV, Berlin, 1928, Toledo Museum of Art, A Guide to the Collections, Toledo, 1966, 64 p. Hildegard Wiewelhove, Andreas Dobler, Markus Miller, Die Darmstädter Silberkammer, Michael Imhof Verlag, 2007, 144 p.

Articles connexes Corporation de l'Échasse

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