vignette|L'arbitre lève la main pour signaler une victoire par ippon. Les règles du judo sont fixées par la Fédération internationale de judo. Ces règles évoluent et sont mises en application au sein des différents pays ou le sport est pratiqué par les fédérations nationales (comme la FFJ en France). Lors d'un combat de judo, l'objectif principal est de marquer un Ippon qui accorde une victoire immédiate. Il peut être obtenu sur une projection réussie, à la suite d'une immobilisation de ou via un abandon de l'adversaire faisant suite à une strangulation ou luxation réussie. Un combattant obtient un waza-ari quand une projection n'est pas parfaite ou qu'une immobilisation dure plus de 10 mais moins de 20 secondes. Deux waza-ari accordent la victoire en combat. En compétition, les combattants sont séparés par âge et catégories de poids.

Déroulement du combat Juste avant de commencer le combat proprement dit, les deux combattants saluent une première fois le tapis en montant dessus, puis ils rentrent (avant en passant derrière les juges), pour aller se positionner face à face au centre du côté de la zone de combat.

De là, ils attendent le signal de l'arbitre, qui fera signe en rapprochant ses bras tendus en face de lui. Ils saluent alors une première fois la surface de combat (ce salut n'est plus obligatoire depuis 2004 pour les compétitions, mais il a été maintenu pour les « démonstrations »), puis lorsqu'ils sont à distance de combat, soit environ trois mètres, ils se saluent mutuellement, font un pas en avant, pied gauche d'abord, et attendent le signal de départ « hajime » (« commencez »).

Lorsque l'arbitre a donné le signal de fin et désigné le vainqueur (en avançant d'un pas, désignant le vainqueur et en levant la main en présentant ce même judoka), les deux combattants sortent en effectuant l'inverse de l'entrée : ils se saluent, peuvent saluer l'arbitre, peuvent se serrer la main, puis reculent hors de la zone de combat et y saluent le tapis à leur sortie.

Vainqueur Le but dans un combat de judo est la recherche du ippon, accordant une victoire immédiate à la suite d'une technique efficace. En judo debout, cela se traduit selon quatre critères : chute largement sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Lorsque le même combattant marque deux waza-ari (accordé lorsque l'un des critères du Ippon est manquant), il gagne par waza-ari awasete ippon (waza-ari combiné donne ippon).

Le ippon peut également être accordé à la suite d'un abandon de l'adversaire à la suite d'une strangulation ou luxation efficace ou à la suite d'une immobilisation maintenue durant 20 secondes. Un waza-ari peut également être obtenu pour une immobilisation de 10 à 20 secondes.

Si aucun des combattants ne marque de ippon ou ne parvient à marquer deux waza-ari, le combat est arrêté au bout de .

Règles de combat debout (Nage-waza) Le Nage-Waza correspond à l'ensemble des techniques de judo s'effectuant debout.vignette|Démonstration d'un Morote-Seoi-Nage réussi, les quatre critères (force, vitesse, contrôle, projection sur le dos) sont réunis. En combat, une projection réussie accorde la victoire par Ippon.Le Ippon (ichi hon, « une barre », « un point ») est accordé à la suite d'une projection avec impact sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Il donne une victoire immédiate.

Le Waza-ari (« il y a technique ») est accordé quand il manque l'un des quatre éléments du ippon (impact sur le dos, force, vitesse et contrôle). Il correspond généralement à une projection avec impact sur le dos mais où la force et la vitesse de la projection sont insuffisants. Il peut aussi être donné à la suite d'une chute sur les fesses ou le bas du dos, suivie immédiatement d'un contact des épaules au tapis mais aussi si le judoka tombe violemment sur une épaule.

Le Kinza désigne un avantage qui n'est pas comptabilisé, ni annoncé, mais doit être pris en compte par l'arbitre pour départager les combattants en cas d'égalité. Il correspond à une attaque franche, suivie ou non d'une chute de l'adversaire sur le ventre ou les genoux (ou à un ancien « Koka »). Il est rarement prononcé en compétition.

Règles de combat au sol (Ne-waza) Le Ne waza correspond à l'ensemble du travail au sol du judoka.

Immobilisations vignette|Démonstration de Hon-Kesa-Gatame, si l'immobilisation est maintenue 20 secondes, c'est une victoire par Ippon. Un avantage est donné en combat au sol après une immobilisation de l'adversaire. Pour ce faire, il faut qu'au moins une des deux épaules de l'adversaire touche le tapis et que le contrôle se fasse, le buste tourné vers le tapis. L'arbitre annonce alors Osae-komi en avançant le bras tendu et un pied avancé en direction des combattants, la « table » actionne alors le chronomètre d'immobilisation. On juge que l'adversaire a réussi à sortir de l'immobilisation quand sa sortie est totale : soit il est sur le ventre (les deux épaules tournées vers le tapis), soit il a renversé complètement son adversaire, soit il avorte le contrôle adverse en enveloppant la jambe ou le buste de son adversaire avec ses jambes. L'arbitre dit alors Toketa en agitant latéralement le bras tendu en direction des combattants. On arrête alors le chronomètre et on relève le nombre de secondes qu'il indique. Pendant ce temps, le combat continue jusqu'à ce que l'arbitre donne le signal d'arrêt matte, quand il n'y a plus de suite technique intéressante. Les avantages sont donnés selon le temps d'immobilisation :

Règles jusqu'en 2013 Yuko : de à ; Waza-ari : de à ; Ippon : .

De 2013 à 2017

Yuko : de 10 à ; Waza-ari : de 15 à ; Ippon : .

De 2017 à 2024 Waza-Ari : de 10 à ; Ippon : .

À partir de 2025 Yuko : de 5 à 9 secondes Waza-Ari : de 10 à ; Ippon : .

Clés (luxations) et étranglements (strangulations) vignette|Démonstration d'une technique d'étranglement (strangulation) arrière. Un combattant subissant une strangulation ou luxation réussie frappe pour abandonner le combat accordant un Ippon à son adversaire. La victoire (par ippon) est donnée à la suite d'un abandon de l'adversaire ou du jugement de l'arbitre afin de préserver l'intégrité physique du combattant qui se refuserait à abandonner. En combat au sol, ce type de finalisation est très fréquemment provoqué par un étranglement ou une clé au coude (la seule autorisée en judo). Pour ce faire, dans le cadre le plus simple, le combattant frappe deux brèves fois sur son adversaire ou sur le tapis avec la main, le pied si ses mains sont indisponibles mais, frapper une fois ou crier peut pousser l'arbitre à mettre fin au combat. Les étranglements et les clés de bras sont autorisés dans la limite des techniques du judo et sont interdits en catégories U9, U11 et U13 (moins de , moins de et moins de ).

Organisation des compétitions Pendant une compétition un tableau est établi par catégorie de poids allant en moyenne de moins de 60 à plus de (les catégories précises dépendent de l'âge et du sexe).

Des tableaux de rencontres sont constitués en fonction du nombre de participants, soit par rencontre de poule de sept judokas au maximum où tous se rencontrent (ronde ou système « round robin ») soit par élimination directe (moins fréquent).

Des repêchages sont aussi présents pour les judokas éliminés en quarts de finale et demi-finales pour l'attribution des deux troisièmes places.

Catégories d'âges +En France (depuis septembre 2019)Au niveau international (depuis 2017)motri-judo ou baby-judo3 anséveil-judo4-5 ansmini-poussins6-7 ansU7 - mini-poussins6-7 anspoussins 8-9 ansU9 - poussins8-9 ansbenjamins 10-11 ansU11 - benjamins10-11 ansminimes 12-13 ansU13 - minimes12-13 ansCadets14-16 ansU15 - cadets 14-16 ansJuniors17-19 ansU18 - juniors17-19 ansSeniors20-30 ansSeniors20 ans et plusVétérans30 ans et plus

Catégories de poids À la création de cet art martial moderne, il n'existait pas de catégorie de poids. Aujourd'hui, lors des compétitions officielles, les judokas sont répartis en fonction de leurs masses: les combats se font entre judokas d'une même catégorie et un classement final est obtenu pour chaque catégorie.

Début des catégories avant les années 1960 Avant les années 1960, les catégories de poids étaient généralement divisées en « légers », « moyens » et « lourds » et les compétitions uniquement masculines: hommes : - (légers), - (moyens), + (lourd).

Changement en 1965 En 1965, deux nouvelles catégories sont ajoutées : mi moyen et mi lourds. hommes : - (légers), - (mi-moyens), - (moyens), - (mi-lourds), + (lourds).

Changement en 1973 En 1973, les règles évoluent pour diminuer les fourchettes de poids et inclure les femmes: hommes : - , - , - , - , - , - , + . femmes : - , - , - , - , - , - , + .

Règles actuelles 7 catégories masculines et 7 catégories féminines existent dans la catégorie « élite » ( division) :

hommes : - , - , - , - , - , - , + . femmes : - , - , - , - , - , - , + .

Les catégories de poids par âges sont les suivantes : En juniors (17-19 ans)Hommes -55kg -60kg -66kg -73kg -81kg -90kg -100kg +100kgFemmes -44kg -48kg -52kg -57kg -63kg -70kg -78kg +78kgEn cadet(e)s (14-16 ans)Hommes -46kg -50kg -55kg -60kg -66kg -73kg -81kg -90kg +90kgFemmes -40kg -44kg -48kg -52kg -57kg -63kg -70kg +70kgEn minimes (12-13 ans)Hommes -34kg -38kg -42kg -46kg -50kg -55kg -60kg -66kg -73kg +73kgFemmes -36kg -40kg -44kg -48kg -52kg -57kg -63kg -70kg +70kgEn benjamin(e)s (10-11 ans)Hommes -30kg -34kg -38kg -42kg -46kg -50kg -55kg -60kg -66kg +66kgFemmes -32kg -36kg -40kg -44kg -48kg -52kg -57kg -63kg +63kg

Arbitrage Les arbitres sont habillés de façon spécifique : pantalon de costume, veste ou chemise avec scratch pour accrocher les écussons officiels.

Les arbitres en judo ont pour mission :

d'accorder les avantages ou la victoire aux combattants à la suite de techniques partiellement ou totalement réussies ; de maintenir l'intérêt du combat et d'assurer la sécurité des combattants en arrêtant et en faisant reprendre le combat lorsque c'est nécessaire ; d'informer les combattants et la table (et si possible les spectateurs) du déroulement du combat, par exemple lorsqu'il y a début d'immobilisation ; de faire respecter les règles et d'appliquer les sanctions appropriées si nécessaire. vignette|Deux juges sont en général placés dans des angles opposés de la surface de combat, un troisième arbitre est debout. Dans les compétitions officielles, trois arbitres assurent l'arbitrage d'un combat : un arbitre en position debout qui se déplace avec les combattants, et deux juges qui se trouvent assis à la table de marque. L'arbitre central prend les décisions en donnant la décision de la majorité. Le rôle des juges de table est de donner leur avis en cas de désaccord avec la décision de l'arbitre central. Pour cela, ils utilisent les mêmes gestes d'arbitrage que l'arbitre central. Lorsqu'un seul des deux juges de table donne son avis, il doit ou non modifier sa décision selon que ce soit en accord avec la majorité. Si les deux juges de table sont d'accord contre l'avis de l'arbitre central, celui-ci doit modifier sa décision. Dans les autres cas, l'arbitre central a toujours la possibilité de revenir sur sa décision, s'il pense s'être trompé. Les juges de table disposent de la vidéo, elle leur permet de vérifier la valeur d'un impact s'ils ont un doute sur l'avantage accordé par l'arbitre central ou pour une réclamation venant d'un coach.

Un seul arbitre sur la surface de travail. On distingue l'arbitrage du combat dans les phases de tachi waza (combat debout) et de ne waza (combat au sol), les techniques employées n'étant pas les mêmes.

Surface de combat vignette|Surfaces de combat au Pan-american games de 2015La surface de combat est un carré dont le côté mesure 4 à 10 mètres. Une distance de sécurité autour de la surface est prévue : pour les panneaux publicitaires, de 1 à 4 mètres entre deux zones de combat, de 1 à 3 mètres avec les endroits n'étant pas recouvert de tatamis (tapis de chute).