vignette|Carte de 1908 figurant les tribus bédouines Les Bédouins Tarabin (), également connus sous le nom d'Al-Tirabin ( ), étaient la tribu bédouine la plus importante de la péninsule du Sinaï au , et le plus grand à l'intérieur du Néguev. Aujourd'hui, cette tribu réside dans la péninsule du Sinaï mais aussi au Caire, à Ismaïlia, à Gizeh, à Al Sharqia et à Suez, en Israël (Néguev), en Jordanie, en Arabie saoudite et dans la bande de GazaTamim Elyan, Metropolitan Bedouins: Tarabin tribe living in Cairo between urbanization and Bedouin traditions, Daily News Egypt. Un canton nommé Tirabin al-Sana a été construit en Israël en 2004 spécialement pour les membres du clan al-Sana de la tribu Al-Tirabin.

Al-Tirabin est considérée comme la plus grande tribu bédouine du Néguev et de la péninsule du Sinaï et de toute l'Égypte, avec plus de 500 000 personnes.

Pendant l'administration Mamelouke, certaines tribus comme le clan Aydi furent intégré aux Tarabins dans un effort de réduire le pouvoir des clans en Palestine. La dynastie ottomane, le mandat britannique et leurs partisans ont poursuivi cette politique. Une loi ottomane de 1875 intègre d'autres tribus vivant dans le Néguev à la tribu Tarabin : c'est le cas des Azazmé, Tiyaha, Jubarat, Hanajré et Huweitatالصوفي ، حميد محمد حسين ، تاريخ قبيلة الترابين في جنوب فلسطين وسيناء ، دار القدس ، 2010 ، 99 ص.

Origine Tarabin Bedouin a retracé leur ascendance à un 'Atiya qui appartenait à la tribu Quraysh, à laquelle appartenait Mohammed le prophète de l'Islam, et vivait à Turba à l'est de La Mecque. On pense que 'Atiya a émigré au Sinaï au . Il a été enterré à al-Sharaf près de Suez. 'Atiya avait cinq fils auxquels divers clans des Tarabin font remonter leur descendance. Musa'id est resté dans les mémoires comme l'ancêtre des Qusar; Hasbal des Hasabila; Nab'a des Naba'at ; Sari des Sarayi'a. Ces quatre sections vivaient dans le SinaïPalestine Exploration Quarterly. (October 1937) Notes on the Bedouin Tribes of Beersheba District I. by S. Hillelson. Pages 243- 246..

Tarabin du Sinaï Les Bédouins de la tribu des Tarabin du Sinaï sont actuellement situés juste au nord de Nuweiba et sont arrivés dans la péninsule il y a environ 300 ans. En 1874, ils sont enregistrés dans une liste de Bédouins, produite par le Palestine Exploration Fund, comme « dans le désert du Tih »Palestine Exploration Fund. Quarterly Statement for 1875. Page 28..

Tarabin du Néguev

La tribu Al-Aydi Sous l’administration mamelouke, les Aydi du Néguev étaient liés à la tribu الترابين Tarabin bien qu’ils n’aient aucun lien de sang avec elle. Cela faisait partie d’un effort visant à réduire l’influence des Bédouins en Palestine en consolidant les petits clans en tribus plus grandes, moins nombreuses et plus faciles à contrôler. La dynastie ottomane, le mandat britannique et leurs partisans ont poursuivi cette politique. Une loi ottomane de 1875 a réduit le nombre de tribus à six : les Tarabin, les Azazmé, les Tiyaha, les Jubarat, les Hanajré et les Huweitat. Son objectif était également d'essayer d'interdire aux Bédouins de voyager hors de Palestine et d'empêcher ceux de l'extérieur de venir en Palestine. Dans d'autres occasions, la famille Aydi est associée aux tribus التياها Tiyaha ou الجبارات Jubarat en raison de leur implication dans des alliances commerciales, militaires ou foncières(en) George William Murray, Sons of Ishmael : A Study of the Egyptian Bedouin, London, George Routledge and Sons LTD, 1935, p. 35-44.

La famille العايد al-Aydi tire ses racines d'une ancienne lignée bédouine qui remonte aux بنو عايد Banu Ayed ou بنو عائد Banu Aed. Son orthographe diffère selon le dialecte du territoire. Elle fait partie des tribus جذام Jidam et قحطان Qahtan(ar) علي جواد, المفصل في تاريخ العرب قبل الإسلام, vol. 4, بغداد, جامعة بغداد, 1993, p. 168, dont les origines se situent dans le sud de l'Arabie, dans l'actuel Yémen, et qui appartenaient aux عرب العاربة Arab al Aribah. Ils ont adopté le monothéisme il y a plus de deux mille ans(ar) العايد ، مجدي, قبيلة العايد الانساب وسير والاجداد, غزة, وزارة الثقافة الفلسطينية, 2014.

Une branche de la tribu a quitté le Yémen en 542 de notre ère et s'est établie en Irak, au Levant, en Égypte, au Soudan, au Maghreb et dans le sud de l'Espagne(ar) العايد ، مجدي, قبلية العايد الانساب وسير والاجداد ., غزة, وزارة الثقافة الفلسطينية, 2014, p. 132, p. 147. Dix-neuf familles se sont installées dans le Negev(en) Al-Ayed, Majdi, Al-Ayed Tribe: Genealogies, Biographies and Ancestors, Al-Manar, Palestinian Ministry of Culture, 2014, p. 214, dans l'actuelle Palestine historique. La branche égyptienne de la famille est communément appelée Abaza(en) Sayyid-Marsot, Afaf Lutfi, Egypt in the Reign of Muhammad Ali, Cambridge University Press, 1984, p. 123.

Le nom couramment utilisé aujourd'hui est Aydi. Il est parfois associé à leur tribu de référence Tarabin.

Origines du nom Aydi Le nom Aydi est parfois trouvé sous les formes العيايدة Al Ayayda, العائدية العائدي Al Aiidi, العايذ Al Ayeth, العوايدة Al Awaydé ou الاباظية Al Abathia. Les noms des clans et tribus bédouins évoluent dans le temps et l'espace, ce qui explique la légère différence d'orthographe.

Le nom Al Ayeth ou Ayed العائذ او العائد a trois significations différentes, issues de l'arabe bédouin ancien(ar) Al-Ayed, Majdi, Banu A’id : lignées, biographies et ancêtres, Al-Manar, ministère palestinien de la Culture, 2014, p. 130 : une jeune gazelle femelle ; une personne qui rend visite aux malades pour les guérir ; un voyageur dans le but de servir la société(ar) جبران ، مسعود, المعجم الرائد, vol. حرف العين, ، بيروت, دار العلم للملايين, 1992.

Origine historique Une branche des Aydi est partie du Yémen en 542 de notre ère, pendant la période de déclin de la civilisation sud-arabique. Elle s’est dispersée dans diverses parties du monde, s’installant en Irak, au Levant, en Égypte, au Soudan, au Maghreb et jusqu’en Andalousie. Dix-neuf familles de la tribu Aydi se sont installées dans le Negev et y sont restées jusqu’en 1948(ar) العايد ، مجدي, قبلية العايد الانساب وسير والاجداد ., غزة, وزارة الثقافة الفلسطينية, 2014, p. 132, p. 214. D’autres familles Aydi se sont établies dans plusieurs autres endroits de la Palestine.

Un manuscrit d’Ahmad Al Maqrizi de 1437, conservé à l’Université de Leyde, atteste que les Aydi sont des descendants directs des Jidam et qu’ils habitaient le sud de la Palestine et les régions entre Le Caire, en Égypte, et Aqaba, en Jordanie(ar) المقريزي ، أحمد بن علي عبد القادر بن محمد الشافعي (L'exemplaire original se trouve à la bibliothèque de l'Université de Leiden aux Pays-Bas), (manuscrit), 1437, p. 69. D'après les mémoires d'Etienne Marc Quatremère, orientaliste français spécialiste des langues et cultures du Moyen-Orient, la tribu des Aydi, descendants des Jidam, était établie entre Le Caire et Aqaba(fr) Etienne-Marc Quatremère, « Mémoire Sur Les Tribus Arabes Etablies en Egypte » dans Mémoires Géographiques et Historiques Sur l'Egypte, Et Sur Quelques Contrées Voisines. Recueillis et Extraits Des Manuscrits Coptes, Arabes, etc., de la Bibliothèque Impériale, Paris, F. Schoell, vol. 2, 1811, p.193-194.

Responsabilités principales

Protection d'une route de pèlerinage vers la Mecque En 1263, un prince connu sous le nom de Muhammad Al-Aydi le Grand se voit confier la responsabilité de protéger la route de pèlerinage d'Égypte à La Mecque, par le biais d'un accord avec le quatrième sultan mamelouk de la dynastie bahreïnite, Al-Malik Al-Zahir Baibars(ar) الأنصاري الجزيري ، عبد القادر بن محمد بن عبد القادر, اللآلئ الفريدة المرتبة في أخبار الحج والطريق العظيم إلى مكة, vol. 2, ، القاهرة, دار الكتب العلمية, 2002, p. 9-10(ar) الحنبلي ، عبد القادر محمد عبد القادر بن محمد الأنصاري الجزيري،, الدرر الفرائد المنظمة في اخبار الحج وطريق مكة المعظمة، الجزء الثاني ، الباب الرابع فيما يشمل عليه ديوان إمرة الحاج من أصناف المهم وما يحتاج إليه من الأسباب، الفصل الأول في تجهيز المحمول وذكر ما جرت العادة بحمله من ذلك بطريق الطور أولا ثم إلى السويس مما يجهز ذلك منها إلى جدة والينبع وما يجهز إلى الأزلم وعقبة أيله ، ذكر العربان الحاملة لذلك ببدنات وأسماء ، القسم الأول أمير العائد بالشرقية والقسم الثاني من العايد عربان الطور, vol. 2, منشورات دار اليمامة للبحث والترجمة والنشر ، الرياض ، المملكة العربية السعودية, كتبت في القرن العاشر الهجري ، تحقيق العلامة حمد الجاسر،, 1983 (1ere éd. 10ème siècle), p. 8, p. 10. Une extension de la protection de la route d'Alexandrie à Aqaba, en passant par Le Caire, est mentionnée dans le manuscrit d'Ahmad al Maqrizi de 1437(ar) Ahmad bin Ali Abdul-Qadir bin Muhammad Al-Shafi'i Al-Maqrizi (La copie originale se trouve à la bibliothèque de l'Université de Leyde aux Pays-Bas), (manuscrit), 1437, p. 69. Cette responsabilité est restée un devoir de la tribu Aydi jusqu'à l'ouverture du canal de Suez en 1896(ar) Al-Maqrizi, Ahmad bin Ali, , vol. 1, Beirut, Muhammad Abdul Qadir Atta, Dar Al-Kutub Al-Ilmiyyah, 1997 (1re éd. 1173–1263), pp. 550-557(ar) القلقشندي، احمد بن علي ، (محفوظة في مكتبة جامعة الرياض قسم المخطوطات،), مخطوطة نهاية الارب في معرفة قبائل العرب (manuscrit), 1418, p. 115(ar) Ahmad bin Ali Abdul-Qadir bin Muhammad Al-Shafi'i Al-Maqrizi (La copie originale se trouve à la bibliothèque de l'Université de Leyde aux Pays-Bas), Explication et signification dans le pays d'Égypte par les Bédouins (manuscrit), 1437, pp. 69-77.

Gouvernance régionale et facilitation du commerce En 1370, le sultan Al-Malik Al-Nasir Muhammad Ibn Qalawun nomme le cheikh Ibrahim Ahmad Al-Aydi comme délégué du gouvernement égyptien pour Ash Sharqia (un gouvernorat du nord-est de l'Égypte), le Sinaï et la Palestine. Un village d'Ash Sharqia porte le nom de la famille Ayed, قرى كفور العايد Kura Kfur Al-Ayed. Le cheikh était également désigné comme rédacteur des contrats commerciaux pour le commerce des chameaux(ar) الهواري ، مصطفى سليمان أبو الطيب, قاموس القبائل والعائلات العربية المصرية, Cairo, Egypt, دار عكاظ, 2018, chap. 9, p. 757.

Médiation judiciaire et arbitrage tribal Les Bédouins du nord du Sinaï et du sud de la Palestine confiaient également aux cheikhs de la tribu Aydi une responsabilité sociale respectée. Depuis avant la période ottomane jusqu'à la fin du mandat britannique, ils étaient appelés à rendre des jugements dans des procès tribaux compliqués, où aucun témoin n'était disponible(ar) الحجوج ، سلمان, المعتقدات الشعبية في النقب, الخليل, مطبعة الرابطة, 2008, pp. 159-160. Les procès impliquaient toute victime des tribus sous leur juridiction ou toute personne étrangère en visite ou de passage dans la région.

Protection du monastère Sainte-Catherine