Le général Michel Dorance (Paris, - Montpellier, Relevé des fichiers de l'Insee) est un as de la campagne de France, ayant commandé par la suite la base aérienne 112 de Reims à la fin des années 1950.

Biographie

Né le à Paris, Michel Dorance fut élève au lycée Saint-Louis. Désirant entrer dans la Marine, il prépare le concours d'entrée à l'École navale mais est recalé. Sa famille rencontrant des difficultés financières, il s'engage dans l'armée et le , se présentant à l'intendance militaire de Paris, obtient son incorporation dans l'Armée de l’air.

Admis à l'école des élèves-officiers du personnel navigant, il parvient à présenter le tout premier concours de recrutement direct de la nouvelle École de l'air. Reçu huitième, il intègre à Versailles le la première promotion « Guynemer » de cette école. Sorti sous-lieutenant en , il veut intégrer l'aviation de chasse et se voit affecter en à l'escadrille SPA 75, seconde escadrille du Groupe de Chasse I/5, premier Groupe de la Escadre de Chasse de Reims dotée l’année suivante du fameux Curtiss H-75 américain.

Lieutenant depuis le , il prend la tête de son escadrille le puis officiellement le . À l'issue de la campagne de France (-) il affiche à son actif quatre-vingt-dix-neuf missions de guerre pour treize victoires homologuées et trois autres probables lui conférant le statut de français de la campagne. Selon une autre source, son actif serait de 3 victoires homologuées, 11 victoires en collaboration, 2 victoires probables, 2 victoires probables en collaboration..

C'est replié au Maroc avec ses camarades pilotes qu’il apprend la défaite de la France. S’il veut d’abord poursuivre la lutte, il se ravise toutefois lorsque, chargé le de défendre l'escadre française embossée à Mers el-Kébir, il est écœuré par l’action de la Royal Navy qui y coule le cuirassé , endommage le cuirassé , le croiseur de bataille et le contre-torpilleur , causant la mort de 1297 marins français. Renonçant à gagner la Grande-Bretagne, il est nommé aux États-Unis où il arrive le en tant qu’attaché de l’Air adjoint à Washington – fonctions pour lesquelles le capitaine Jean Accart, son camarade du GC I/5, encore convalescent à cette date, avait été initialement pressenti.

Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il rejoint Alger le , il est ignoré pendant quelque temps par les autorités mais reçoit néanmoins une affectation le : le Groupe de Chasse I/3. En septembre de la même année, il prend le commandement du Groupe de Chasse I/7 « Provence » basé à Bône. Équipé par les Britanniques, il se familiarise avec le Spitfire V et effectue des missions de protection des convois maritimes. Il participe ensuite activement à la libération de la Corse, île à partir de laquelle son groupe bombarde l'Italie. Pendant l'hiver de 1944-1945, il est incorporé dans la Royal Air Force en tant que wing commander (un équivalent de lieutenant-colonel dans l'aviation française.) et pilote un Spitfire IX. Basé à Anvers, son Groupe de chasse a à subir les attaques répétées des V1 et des V2 allemands mais lutte jusqu’à la fin ; à la Libération, il se trouve au nord de l'Allemagne, sur le terrain de Lingen.

Il est envoyé dès à Friedrichshafen en Allemagne. À son retour à Paris en , au grade de commandant, il part pour Rabat au Maroc où il est chargé de la direction de la Escadre de Chasse et de Bombardement équipée de Mosquito.

En , il s'envole pour la Grande-Bretagne avec d’autres officiers pour une mission d’évaluation des performances des avions à réaction de la Royal Air Force. Objectif : tester les De Havilland 100 Vampire et les Meteor susceptibles d'équiper les groupes français. Le , il est affecté avec le grade de lieutenant-colonel à Metz au groupement de contrôle tactique aérien. À la fin de l'année 1951, il est admis à l'École de guerre aérienne dont il suit pendant un an les cours. Il retrouve l'Allemagne en 1952 au sein de la section plan de la ATAF. Puis, promu colonel, il revient à l’École de l'air de Salon-de-Provence où il passe trois ans voués à l'instruction. En 1958, il quitte le Midi pour Reims, succédant le au colonel Gabriel Gauthier en tant que chef de la aérienne et de la base aérienne 112. Deux ans plus tard, en 1960, il part pour l'Allemagne et gagne Baden-Baden où il commande l'école des opérations aériennes.

En 1961, à son retour en France, il intègre à Fontainebleau l’état-major des forces aériennes alliées Centre-Europe. Nommé général de brigade aérienne le , il est envoyé aux États-Unis comme attaché de l'air près l'ambassade de France à Washington. Promu général de division aérienne en , il quitte le service actif le . Retiré dans le sud de la France près des Baux-de-Provence, il consacra les vingt dernières années de sa vie à la peinture.

Michel Dorance s'est éteint le . Il totalisait dix-huit victoires aériennes (quatorze victoires homologuées et quatre probables).

Décoration

Notes et références

Bibliographie . .

Catégorie:Aviateur français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de l'armée de Vichy Catégorie:As de l'aviation français Catégorie:Naissance en août 1914 Catégorie:Naissance dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 1986 Catégorie:Décès à Montpellier Catégorie:Décès à 71 ans