Le pont Vieux est un ancien pont-aqueduc qui franchissait la Garonne à Toulouse.

Il est construit au début du pour franchir le fleuve, mais aussi pour alimenter en eau la ville gallo-romaine de Tolosa. En rive gauche de la Garonne, les eaux de plusieurs sources étaient collectées le long de la première terrasse géologique de la Garonne, sur le terroir de Lardenne, par un aqueduc souterrain jusqu'à un château d'eau. L'aqueduc est ensuite aérien sur plusieurs kilomètres avant de franchir la Garonne pour aboutir, en rive droite, au cœur de la cité, à l'emplacement de l'actuelle place Rouaix. Il est vraisemblablement bâti en maçonnerie de pierre et de brique.

Le pont est, malgré les crues destructrices du fleuve et quoiqu'il perde sa fonction d'aqueduc, entretenu tout au long du Moyen Âge : il reste jusqu'au troisième quart du le seul pont qui permette de traverser la Garonne. À partir de cette date, il est progressivement remplacé par un nouveau pont construit plus en aval, le pont de la Daurade. Il est progressivement abandonné et il cesse d'être réparé à partir de la fin du . C'est à la même époque que la légende en attribue la construction à une reine wisigothe du , raison pour laquelle il reste connu comme le pont ou l'aqueduc de la reine Pédauque.

Progressivement, les vestiges du pont disparaissent. En 1949, la dernière pile, connue comme le « rocher de Carnaval », est démolie. Certaines éléments restent toutefois encore visibles au large de la prairie des Filtres lors des basses eaux de la Garonne.

Dénominations

Histoire Antiquité La première partie de l'aqueduc consiste en un canal souterrain maçonné en mortier de chaux et de tuiles concassées, large de 0,65 mètre et haut de 0,44 mètre.

L'ouvrage circulait depuis les premières terrasses de Garonne jusqu'au quartier de la Cépière où il sortait de terre et virait à 90° pour s'orienter plein est. Il empruntait alors le tracé des actuelles route de Saint Simon, de la rue de Cugnaux, où une quinzaine d'arches ont été exhumées au , et de la rue des Teinturiers. Il atteignait la rive droite au niveau de la descente de la halle au poisson où l'eau était stockée dans un premier réservoir. L'aqueduc poursuivait ensuite son chemin jusqu'à la place Rouaix, où un second réservoir distribuait l'eau vers les principaux axes de la cité. Il était capable d'acheminer par jour. La partie aérienne entre la Cépière et la place Rouaix était composée de 517 piles qui soutenaient la canalisation. Il culminait à cinq mètres au-dessus de l'actuel quartier Saint-Cyprien pour enjamber la Garonne.

Moyen Âge et période moderne

Au début du , l'historien toulousain Guillaume Catel donne une description des vestiges du pont :

Époque contemporaine vignette|Les vestiges du Pont Vieux vus depuis le Pont Neuf vers 1880 (archives municipales).

Dans les années 1960, l'aqueduc est étudié par l'abbé Georges Baccrabère. En , des travaux effectués par les services de la ville près de la station de métro Bellefontaine permettent de retrouver le canal souterrain de l’aqueduc romain. De même, un diagnostic archéologique met au jour une section de 540 mètres dans le parc de l'université Toulouse-Jean-Jaurès.

Protection

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Jean-Marie Arrouy, « Ponts sur la Garonne », dans Le Dictionnaire de Toulouse, éd. Loubatières, Toulouse, 2004 . Jean Coppolani, Les Ponts de Toulouse, éd. Privat, Toulouse, 1992 . Georges Baccrabère, « L'aqueduc de la « Reine Pédauque » à Toulouse », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, , 1964, (lire en ligne). . L. Babonneau, « Les anciennes piles de nos vieux ponts », L'Auta, , .

Article connexe Pont en maçonnerie

Lien externe Musée Saint-Raymond, Tolosa V2, sur YouTube, (lire en ligne).

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