Le () est une unité d'artillerie de l'armée française, créée en 1873.
Création et différentes dénominations : Formation du 1883 : devient 1919 : formation du régiment de marche 36e-236e 1924 : dissous 1939 : nouvelle formation 1940 : dissous
Colonels et chefs de corps : Henri Victor Poizat 1880 : colonel Dumas de Champvallier 1881 : colonel Demay 1885 : colonel Faivre 1889 : colonel Huteau 1894 : colonel Schaller 1898 : colonel Valuy .... : colonel Thionville : lieutenant-colonel Poillouë de Saint-Mars au : lieutenant-colonel Carpentier .... ....
Historique des garnisons, combats et batailles De 1873 à 1914 Le est formé à Clermont-Ferrand le lors de la réorganisation des corps d'artillerie français, avec : 1 batterie provenant du 2 batteries provenant du 4 batteries provenant du 2 batteries provenant du Le régiment fait partie de la .
En 1881-1882, une partie du régiment participe à la campagne de Tunisie et une autre partie à l'expédition dans le Sud-Oranais (du au ) Fonds du colonel Humbert: expédition dans le Sud-Oranais.
Première Guerre mondiale
Affectation Caserné à MoulinsHistorique de 36 et 236 RAC durant la Grande GuerreRevue Artillerie, (mai 1914, page 182), article Garnisons d'Artillerie en France, mai 1914 le fait partie de la et est attaché à la .
1914 Au moment de la déclaration de guerre, le est en manœuvre au camp de la Courtine. Il rentre à Moulins le 31 juillet pour être transporté le 5 et 6 août jusqu'à Girancourt puis déployé dans la région de Ville-sur-Illon dans les Vosges.
Le 14 août, le régiment se déplace vers Rambervillers et reçoit son baptême du feu à Montigny et Ancerviller. Il participe à la Bataille des Frontières. Devant un ennemi qui se retire, il progresse vers Cirey, traverse la frontière et arrive à Hesse le 18 août. Le 20 août, il appuie la 25e division sur Sarrebourg à partir du Schneckenbusch et du Nord-Est de Nitting puis participe au mouvement de repli de la division dont il protège les arrières, le 21 août. Le 23 août, il est en position au nord de Roville-aux-Chènes, Le 27 août, il est sur la rive gauche de la Mortagne dans la région de Saint-Maurice, position qu'il garde jusqu'au 4 septembre. Le 9 septembre, il se replie sur Saint-Pierremont puis il est embarqué sur un train en direction de la Picardie, pour participer à la phase connue sous le nom de Course à la mer. La division passe sous le commandement de la VIe armée.
Il est débarqué à Montataire et rejoint ses positions à marche forcée dans la région de Noyon. Il participe à la bataille de Guise et passe au nord de l'Oise. Le 17 septembre, se met en position dans la région de Béthancourt-en-Vaux. Il repasse sur la rive sud de l'Oise où il participe au freinage des troupes allemandes à Bailly et à Lassigny, le 23 septembre puis dans la région de Crapeaumesnil-Beuvraignes, le 2 octobre. Le mouvement s'arrête et le régiment se retrouve à occuper une position dans la région de Roye-sur-Matz, bois des Usages et Conchy-les-Pots. Il occupe la position pendant près d'un an.
1915 Le régiment est relevé de sa position dans la région de Roye-sur-Matz le 30 septembre 1915. il est envoyé au repos à Rémy jusqu'au 16 octobre où une alerte l'amène à se redéployer dans la région de Roye-Lassigny.
1916 Le 18 février 1916, le 13e corps d'armée quitte la VIe armée pour être déployée dans la région de Verdun aux ordres de la IIe armée; Le régiment embarque à Villers-Cotter̩êts et débarque à Revigny-sur-Ornain. Jusqu'au 8 mars, le régiment stationne dans la région de Fleury-sur-Aire, Rambercourt-aux-Pots et Somaisne. puis il gagne les positions du Bois-Bourru. Il empêche les contre-attaques sur le Mort-Homme. Le 1er avril, la division quitte la IIe armée pour rejoindre la IIIe armée. Le régiment est embarqué en train à Biesmes pour être transporté dans la région de Nanteuil-le-Haudoin. Il est mis au repos dans la région de Senlis, Du 25 avril au 27 septembre, il est déployé sur le plateau de Nouvron dans un secteur relativement calme où seuls les Minenwerfer lui pose quelques problèmes.
Le 12 octobre, la division est attachée à la Xe armée pour prendre part à la bataille de la Somme. Le régiment occupe des positions dans la région de Rosières-en-Santerre avec, pour objectif, le bois de Chaulnes. Le régiment s'embourbe à l'instar de la bataille. Le 15 décembre, il est relevé, s'embarque le 19 à Villers-Cotterêts direction Damblain, dans les Vosges où il arrive le 21. 1917 Le régiment est laissé au repos jusqu'au 22 janvier. Il est alors transféré à Orruy où la division est mise à la disposition de la Ière ̈Armée du général Fayolle. Il prend position à Lassigny, dans un secteur relativement calme. Le 15 mars, les Allemands se sont retirés derrière la ligne Hindenburg. La division gagne le terrain qu'ils ont abandonné. La division passe sous les ordres de la IIIe armée du général Humbert. Le 20, le régiment se met en batterie dans la région de Villequier-Aumont, Frières-Faillouel en vue d'attaquer le fort de Liez. Il est décalé sur Urvilliers, Essigny-le-Grand. Le 14 mai, il se concentre face à Saint-Quentin et appuie les troupes britanniques. Le 30 juin, la division et le régiment sont relevés.
Ils sont alors placé sous le commandement de la IIe armée. Le régiment rejoint des positions dans le bois de Chattancourt et de la forêt de Hesse avec pour objectif Avocourt et la côte 304. Les combats sont intenses notamment en raison des obus chimiques. Il y reste jusqu'au 28 septembre et reçoit une citation à l'ordre de l'armée.
Il est alors relevé pour être employé avec la division en Argonne, dans la région de Charmontois-Belval dans un secteur calme mais sous tension. Le 13 décembre, le régiment est relevé pour être déplacé à Lisle-en-Barrois.
Le 25 décembre, il retourne dans le secteur de Verdun et il est déployé dans la région de Bezonvaux sous un copieux bombardement et sur un terrain particulièrement bouleversé. Le temps est exécrable et les Allemands sont particulièrement agressifs.
1918 Le 5 février, après deux mois difficiles, il est relevé et il est mis au repos dans la région de Vitry-le-François. Le 28 février, il est chargé d'organiser des positions de repli en Argonne dans son ancien secteur qu'il occupe effectivement entre le 21 mars et le 6 avril. La division est alors retirée en prévision d'une offensive sur la Somme mais elle est finalement déployée sur la ligne Charny-Ferme de la Claire dans le secteur de Verdun.
Le 24 juin, le régiment occupe ses anciennes positions au Bois-Bourru pour faire face à une attaque allemande qui n'a finalement pas lieu.
Le 17 juillet, il est alors dirigé avec la division dans la région de Longueil-Sainte-Marie où il est mis à la disposition de la Xe armée. Il traverse la forêt de Villers-Cotterêts pour se mettre en position à Saint-Rémy-Blanzy pour participer à l'offensive qui a lieu à un rythme effréné. La divisipn atteint la Vesle puis occupe Cuiry-Housse et Lesges. Le régiment reçoit alors sa deuxième citation à l'ordre de la Xe armée et le droit du port de la fourragère de la Croix de Guerre 1914-1918. Le 4 septembre, la division franchit la Vesle et occupe la rive nord. Le 27 septembre, l'Aisne est franchie dans la région de Vailly.
Le 30 septembre, il est relevé et mis au repos dans la région de l'Isle-Adam. Le 13 décembre, il est déplacé dans la région de Nancy. Il reçoit un groupe du 236e RA avec lequel il forme un régiment de marche.
1919 Le 9 février, le régiment est embarqué à Sarrelouis pour Gross-Gerau dans le Grand-Duché de Hesse. puis concentré au Sud du Main à l'ouest de Darmstadt et enfin au Nord du Main pour occuper l'Allemagne. Le 10 août, il est embarqué dans un train direction Moulins où il est reçu le 24, avec les honneurs.
Entre-deux-guerres Le , le est dissous et ses éléments rejoignent le à Clermont-Ferrand et le à Issoire.
Ses traditions sont maintenues ave la 1ère batterie du 16e RA cantonnée à Issoire.
Seconde Guerre mondiale Le 2 septembre 1939, le 36e Régiment d'Artillerie divisionnaire (RAD) est recréé comme régiment d'artillerie de la 26e division d'infanterie, division de réserve de série A.
Traditions du d’artillerie Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : La Somme 1916 Verdun 1916-1917 Tardenois 1918
Décorations L'étendard du régiment est décoré de la croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'Armée.
Le régiment à droit au port de la fourragère depuis le 4 octobre 1918.
Insigne Ecu français ancien coupé. Au un ː rouge aux canons croisés en sautoir surmontée d'une croix de guerre et accompagnés de l'inscription 36e RA, le tout d'or. Elle caractérise le régiment avec la croix de guerre rappelant la fourragère. Au deux ː bleu roi à la lettre capitale Y d'or couronnée du même, est la reproduction du blason de la ville d'Issoire mais la queue de la lettre Y devrait être tournée à dextre.
Personnalités ayant servi au Émile Fayolle (1852-1928), capitaine en 1886 Louis Blériot (1872-1936), lieutenant de réserve au vers 1897 André Souquières (1885-1917), soldat puis sous-officier au régiment de 1906 à 1909. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. François Dordilly (1896-1990), en 1916
Sources et bibliographie Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) Historique du durant la guerre de 1914-1918
Notes et références
Articles connexes Liste des régiments d'artillerie français Artillerie française pendant la Première Guerre mondiale
Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1873 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918