Margarete Rosenberg, née le à Stettin et morte le à Hambourg, est une conductrice de tramway allemande dénoncée en 1940 par son employeur, la (BVG), pour comportement lesbien. Elle survit à plusieurs peines de prison, dont une incarcération dans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück.

Biographie Enfance et formation Margarete Rosenberg grandit à Stettin, la capitale de la province de Poméranie. Son père est un aubergiste, et sa mère est décédée prématurément. À l'âge de , elle quitte l'école pour travailler dans la maison et dans la taverne de son père.

Carrière À l'âge de , elle s'installe à Berlin, où elle travaille d'abord comme serveuse et prostituée en raison de son manque de formation professionnelle.

Condamnation de l'homosexualité sous le Régime nazi Les poursuites pénales du régime nazi ne traitent pas les hommes et les femmes homosexuelles de la même façon. L'article 175 du RStGB ne criminalise pas les actes sexuels entre femmes. Les autorités policières établissent néanmoins des fichiers de femmes suspectes dans le cadre d'enquêtes afin de pouvoir prendre des mesures à leur encontre dans certaines circonstancesClaudia Schoppmann: Lesbische Frauen und weibliche Homosexualität im Dritten Reich. In: Michael Schwartz: Homosexuelle im Nationalsozialismus. Neue Forschungsperspektiven zu Lebenssituationen von lesbischen, schwulen, bi-, trans- und intersexuellen Menschen 1933 bis 1945. De Gruyter Oldenbourg 2014, . S. 85–91. L'historienne Laurie Marhoefer développe le concept de la forme intersectionnelle de la persécution nationale-socialiste des femmes lesbiennes et explique que l'homosexualité féminine n'est pas un motif de persécution en soi, mais joue un rôle en combinaison avec d'autres soupçonsLaurie Marhoefer: Wurden lesbische Frauen im Nationalsozialismus verfolgt? Mikrogeschichte und Begriff der „Verfolgtengruppe“ in: Invertito. Jahrbuch für die Geschichte der Homosexualitäten, hrsg. vom Fachverband Homosexualität und Geschichte e.V., 21. Jg., 2019, S. 20.

En 1935, elle épouse Arthur Rosenberg, boulanger et ancien client, avec qui elle ouvre une boulangerie qui ferme un an plus tard. Margarete Rosenberg est ensuite employée comme conductrice de tramway par la Berliner Verkehrsgesellschaft en et est dénoncée par son employeur quelques semaines après avoir commencé à travailler. Elle et ses collègues auraient eu des relations sexuelles entre elles et ne se seraient pas présentées au travail le lendemain.

Arrestation et déportation En 1940, elle est interrogée par la Gestapo. Leurs collègues alléguaient qu’elles avaient eu des relations sexuelles avec d’autres femmes. La Gestapo prétendait que ces relations s’étaient ingérées dans leurs responsabilités professionnelles dans une station de tramway de Berlin. Elle est accusée de subversion, puis déportée au camp de concentration de Ravensbrück en tant que prisonnière politique. La mention « lesbienne » figure dans son dossier.

Fin de vie Margarete Rosenberg est transférée dans un autre camp en . Elle survit à la période de détention de plus de mais conserve de graves séquelles. Elle vit ensuite à Hambourg, où elle meurt le Claudia Schoppmann Elsa Conrad - Margarete Rosenberg - Mary Pünjer - Henny Schermann. Vier PorträtsIn: Homophobie und Devianz. Weibliche und männliche Homosexualität im Nationalsozialismus, Metropol Verlag, Berlin 2012, . S. 100–104 (online als PDF).

Références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

Recueil bibliographique d'Anna Hájková sur la situation des femmes lesbiennes et transgenres sous le national-socialisme

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