Catherine du Verdier de La Sorinière, née le au château de la Sorinière et morte le , fusillée à Avrillé, est proclamée bienheureuse, le par le pape Jean-Paul II, lors d'une célébration au Vatican.
Biographie Catherine Perrine Aimée du Verdier de La Sorinière est la fille d'Henri (François Esprit Sophie) du Verdier de la Sorinière, marquis du Verdier, seigneur de Paligny et de La Sorinière (1725-1790) et de Marie de La Dive de la Davière (1723-1794) mariés le au Longeron. Ses parents ont dix enfants dont six autres sont encore vivants en 1793 : Louis Pierre qui émigre pendant la Révolution, Marie-Louise qui épouse Gabriel Jouet, seigneur de Piedouault, Catherine Perrine Aimée baptisée en 1758, Aimée Rosalie Charlotte baptisée en 1762, Marie-Louise Cunégonde fusillée à Avrillé, Henri Charles Gaspard guillotiné à Saumur le .
Implication dans la guerre de Vendée
Catherine se avec sa mère, sa tante Rosalie-Céleste et sa sœur Marie-Louise Cunégonde dans leur propriété du Champ-Blanc au Longeron. Les dames de la Sorinière ne sont pas inquiétées, tant que l'armée vendéenne est dans la région (de mars à ). Soutenant l'action des insurgés, elles exercent la charité et l'hospitalité envers eux ; , curé du Longeron et son vicaire résident alors avec elles.
Le l'armée vendéenne vaincue à la bataille de Cholet est acculée dans cette ville ; elle reflue vers la Loire et s'empresse de la traverser à Saint-Florent-le-Vieil pour rejoindre les autres troupes royalistes au nord du fleuve, entamant la Virée de Galerne. Désemparées, les dames de La Sorinière suivent l'armée vendéenne après son échec jusqu'à Saint-Florent-le-Vieil ; après cet épisode elles rentrent dans leur propriété du Champ-Blanc.
Arrestation Elles y sont encore quand le citoyen Lefort, membre du comité de surveillance révolutionnaire de Cholet décide de les arrêter sur dénonciation d'un homme que les insurgés avaient nommé « Grand Loup » et que Marie de La Dive avait secouru. Le 8 et , un mandat d'arrêt est donc lancé contre les Du Verdier de La Sorinière, mères et filles, au Longeron. Les quatre membres de la famille de La Sorinière sont arrêtés ainsi que Françoise Fonteneau, leur domestique ; onze autres habitants de la même paroisse sont arrêtés également.
Elles comparaissent le à Cholet devant le Comité révolutionnaire. Catherine du Verdier de La Sorinière est détenue dans un premier temps à la prison de Cholet puis elle est transférée à Angers le à la prison nationale, place des Halles. Elle en est extraite pour comparaître à l'ancien couvent des Jacobins, d'où il ressort ce compte-rendu d'interrogatoire du :
En marge du rapport, le commissaire recenseur inscrit un F lettre redoutable pour Fusillée.
Exécution
À Angers, dirigés par les représentants en mission Nicolas Hentz et Adrien Francastel, les prisonniers, hommes et femmes, passent en jugement sommaire devant les commissions militaires. Ils sont guillotinés sur la place du Ralliement (place Saint-Maurille avant le ) ou fusillés dans un champ désert de la ferme Desvallois d'Avrillé (du nom du propriétaire « patriote » de la Société de l'Ouest).
Quatre jours après leur interrogatoire, Catherine du Verdier de La Sorinière et sa sœur Marie-Louise sont fusillées le . Il en est resté le témoignage suivant : .
Mémoire et béatification , des croyants viennent se recueillir dans ce champ d'Avrillé, des messes sont célébrées dans ce sanctuaire en pleine nature. C'est en 1852 qu'est édifié une chapelle expiatoire connue désormais désormais sous le nom de Chapelle du Champ des Martyrs, mise sous le patronage de Saint-Louis.
François Chamard écrit en 1863, qu'Angers a gardé le souvenir de Marie-Louise et Catherine du Verdier de la Sorinière : .
L'église Saint-Pierre de Chemillé, dans la partie haute de sa nef à gauche, garde le souvenir des Dames de la Sorinière : un vitrail qui représente l'arrestation au Longeron, de Marie de La Dive avec ses deux filles et sa belle-sœur.
Le , Joseph Rumeau, évêque d’Angers, introduit la cause d’un certain nombre de victimes mises à mort en haine de la foi et de l’Église catholique. Noël Pinot est alors béatifié. Plus de 40 ans après, en 1949, le journal La Croix publie les noms proposés pour la béatification. En 1951 le procès est ouvert et le chanoine Tricoire, archiviste diocésain est chargé du procès de béatification qui aboutit le à un décret. La béatification est déclarée par le pape Jean-Paul II le au Vatican devant des milliers de fidèles venus de l'Ouest.
Fête et mémoire liturgique Pierre Frémond et 5 compagnes sur Nominis et Bienheureux Martyrs d'Angers sur Nominis
Bibliographie
édition, 1855 sur Google Livres
Notes et références Notes
Références François Uzureau
Autres références :
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