La rue Baraban, ou rue de Baraban, est une voie du quartier de Villette-Paul-Bert dans les et arrondissements de Lyon, en France. Elle tire son nom d'un ancien domaine, le « domaine de Baraban », lui-même du nom en parler lyonnais du baraban, une espèce de pissenlit comestible du genre Taraxacum, dit Taraxacum dens leonis ou « dent-de-lion ».

Situation left|thumb|La rue Baraban, vue vers le nord, entre l'avenue Georges-Pompidou et la rue des Petites-Sœurs, en 2019. D'orientation nord-sud, la voie possède une numérotation côté impair à l'est de 1 à 157 et côté pair à l'ouest de 2 à 168. Depuis le nord, en limite de Lyon et de Villeurbanne, elle prolonge la rue Alexandre-Boutin située à Villeurbanne au croisement avec la voie dénommée rue Louis-Becker à Villeurbanne et rue Germain à Lyon. Elle croise ou sert de tenant ou d'aboutissant aux voies suivantes : le cours Lafayette (croisement), la rue Saint-Antoine (croisement), la rue Saint-Sidoine (à l'est), la voie dénommée rue d'Aubigny à l'ouest et rue Saint-Victorien à l'est (croisement), puis la rue Roposte (à l'ouest), l'impasse Meunier (à l'est), la rue des Petites-Sœurs (à l'ouest), l'avenue Georges-Pompidou (croisement), la rue Sainte-Anne-de-Baraban (à l'est), la rue des Teinturiers (à l'ouest), la rue Antoine-Charial (croisement) et la rue Paul-Bert (croisement). Enfin, elle aboutit à la place Rouget-de-l'Isle, à l'intersection des avenues Félix-Faure et Lacassagne.

Accès En matières de transports en commun, la voie est parcourue sur toute sa longueur par la ligne au moins dans le sens sud-nord. Dans le sens nord-sud, la ligne emprunte la rue Baraban dans ses deux-tiers nord puis la rue Turbil, immédiate parallèle à l'est dans son tiers-sud, au-delà de la rue Antoine-Charial. La rue est également desservie au nord, par les lignes et à l'arrêt Charmettes sur le cours Lafayette, au centre par la sur l'avenue Georges-Pompidou et au sud, autour de la place Rouget-de-l'Isle, par les lignes .

Odonymie La rue tire son nom d'un « vaste et ancien domaine », dans lequel a été tracée la voie, domaine dont l'orthographe varie, notamment Barabant, tirant lui-même son nom du baraban, terme du parler lyonnais désignant un pissenlit comestible du genre botanique Taraxacum. Elle est attestée avec ce nom depuis .

L'historien Félix Benoit raconte plaisamment que l'origine du nom Baraban est souvent attribuée à tort à celui d'« un défunt conseiller de la ville ou quelque général de la République », par méconnaissance du parler lyonnais.

Histoire left|thumb|Une plaque de rue, photographiée en 2019, portant mention de l'ancien nom « chemin vicinal ordinaire ».

Une partie de son tracé est très ancienne et remonte au .

Longtemps « en impasse », la voie est classée en chemin vicinal en , et porte le nom de « chemin vicinal ordinaire ». En , la rue n'abrite que des ouvriers en filature, dont les métiers utilisent l'eau douce de la Rize, proche : rouissage, moulinage, tissage et corderies. Dans cette seconde moitié du s'installent des industries comme Coignet au , les mécaniciens de Buffaud Frères en 1867 au . En 1886, ce sont les établissements de construction mécanique Buffaud & Robatel qui s'installent ; ils ferment vers 1950.

La numérotation de la rue change entre 1890 et 1900, voire 1901.

En , une voiture automobile accroche une livraison de lait dont les bidons se déversent. En , au niveau du siège des renseignements généraux, au , des policiers prennent en filature André Olivier, l'une des têtes pensantes d'Action directe ; s'ensuit une course-poursuite dans le quartier des Brotteaux avec sa fille couchée à l'arrière du véhicule et son complice André Blanc. Il existe, attestée en , une ancienne impasse de Baraban, qualifiée de « voie privée », au niveau de l'actuel , que reprend l'actuelle impasse Meunier. En 1969 est inaugurée la patinoire Baraban.

Histoire récente En , faisant suite à la rénovation et reconstruction partielle des , une nouvelle statue de la Vierge est installée à l'angle des rues Baraban et Paul-Bert.

En , l'arrêt de bus du C16 Patinoire Baraban est équipé d'abris-bus dans les deux sens. En juillet de la même année, le Petit bar au est ravagé par un incendie sans faire de blessé, car l'établissement est fermé au moment des faits mais l'établissement est détruit.

Description + Tableau de correspondance des anciens et nouveaux numéros avant et après 1900-1901 Anciens numéros 91 Nouveaux numéros 153 Au se trouvait l'usine Coignet, où le peintre Jacques Martin (1844-1919) possédait son atelier.

Au se trouve le consulat du Paraguay.

Au se trouve la patinoire Baraban, inaugurée en 1969, qui occupe l'emplacement d'anciens jardins ouvriers.

Au , un lavoir fonctionnait encore en 1930, le dernier du quartier à cette période, et bénéficiait des eaux de la rivière proche, la Rize.

Au se trouve le jardin du Sacré-Cœur et l'église du Sacré-Cœur, bâtie de 1922 à 1934.

Au se trouvait la « maison Musy », ayant fonctionné de 1890 à 1950, et qui tenait commerce d'« un peu tout » dont des fleurs artificielles, des articles de mode, de la literie, de la bonneterie et de la confection.

Au se trouve à l'angle avec la rue Paul-Bert une statue de la Vierge de , due à l'artiste Christine Onilllon, réalisée en résine acrylique et inaugurée en .

Au se trouvait une mercerie, Mme Mochel, de 1900 à 1940, puis Melle Mochel de 1940 à 1970.

Au (anciennement ), se trouvait la maison et la boissellerie de la société Mure Frère, dans un immeuble remarquable conçu par l'architecte C. Jance. Son propriétaire Antoine Mure (1835-1898), s'installe à cette adresse dès 1872, en remplacement d'un autre artisan du bois, Argoud, l'acquisition des lieux semble avoir été faite au nom de la société Mure Frère qu'il exploite avec son frère Joanny sur le quai Jules-Courmont (alors « quai de l'Hôpital »). Les associés semblent délaisser le quai entre 1884 et 1895, en lien avec l'érection des bâtiments neufs de la rue Baraban. Antoine meurt en 1898 et les lieux reviennent à son fils Marius. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, la production évolue vers les instruments agricoles et l'aviation. La société disparaît en 1927, et dès 1924, les locaux sont loués par une société d'automobiles Rousset et . Marius est de nouveau dans les lieux en 1935, mais ceux-ci deviennent la société Bellin avant 1944. Ces bâtiments ont été détruits au début des années 2000 pour être remplacés par un immeuble d'habitation dont l'un des décors reproduit une rosace présente dans l'ancien bâtiment.

Au se trouve la pension de famille « Rue Baraban » de gérés par Habitat et Humanisme Rhône et inaugurés en 2013.

Au se trouve la mosquée Es-Salem, inaugurée en 2017. L'association Es-Salem annonce un projet d'extension de la mosquée au en .

Au se trouvait une mercerie, qui a perduré de 1910 à 1950.

Voir aussi

Bibliographie . . . . . . .

Références

Catégorie:Voie dans le 3e arrondissement de Lyon Catégorie:Voie dans le 6e arrondissement de Lyon Catégorie:La Villette (Lyon)