La manifestation d'Hochfelden du est une manifestation patriotique française en Alsace annexée de fait par le Troisième Reich pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans les jours qui suivent, sont arrêtées et internées au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck. Hochfelden est, aussi, la première ville française où l'état de siège est proclamé par l'occupant.

Histoire

En 1941, Hochfelden est un canton agricole qui compte . La population rejette la germanisation et la nazification qui lui est imposée. Elle est majoritairement francophile. Elle écoute Radio Londres au foyer Saints-Pierre-et-Paul, récupère les tracts lancés par la Royal Air Force et les redistribue.

Le à , environ , principalement, de 16 à forment un cortège et traversent le village sous les applaudissements de la population, en chantant des chants patriotiques. Arrivés devant le monument aux morts, ils entonnent la Marseillaise puis se dispersent. À la demande du maire Frédéric Haag et du chanoine Zim, les gendarmes allemands n'interviennent pas.

La manifestation est spontanée, elle est partie du restaurant « A la Bonne fontaine » à l'initiative des membres du club de quilles (cercle catholique) présidé par Joseph Vogler et l'abbé Koenig et de ceux de l'Association sportive de Hochfelden (ASH).

Dans l'après-midi du , les gendarmes locaux procèdent à quelques arrestations suivis d'interrogatoires sans grande conviction. Mais le , de la Gestapo interviennent dans le village. Jusqu'au , ils procèdent à de nombreuses arrestations et interrogatoires musclés.

À partir du , les premiers suspects sont transférés au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck.

Le , Hochfelden est la première ville française où l'état de siège est proclamé par l'occupant.

À la fin de l'opération de police, et qui sont internés au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck où ils subissent la tortures, la faim et le froid. La durée d'internement est variable. Certains sont libérés au bout de quelques mois d'autres comme le lieutenant Paul Debès ou Louis Diebold sont internés pendant toute la durée de la guerre. Parmi ceux libérés, beaucoup le sont pour rejoindre de force le Reichsarbeitsdienst (RAD) ou la Wehrmacht.

Les incorporés de force sont principalement envoyés sur le front de l'Est d'où beaucoup ne reviennent pas. D'autres libérés après plusieurs mois de mauvais traitements, en subissent longtemps les séquelles. Une jeune fille, Céline Schiestel meurt quelques semaines après son retour chez ses parents. Certains manifestants, dès leur libération du camp, s'évadent d'Alsace et rejoignent la Résistance.

L'événement est rapidement connu en France et en Allemagne. À Londres, la BBC en fait un compte-rendu sur ses ondes.

Rapport de la Sûreté allemande au Gauleiter Wagner

Reconnaissance À Hochfelden : Une plaque commémorative est placée sur la Mairie et une autre sur le monument au mort. Une rue du rappelle l'événement.

Distinctions

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Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes Chronologie de l'Alsace annexée entre 1939 et 1945

Liens externes

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