Le prieuré Saint-Antoine est un établissement de moniales bénédictines qui se dressait sur le territoire de la commune française de Domfront, dans le département de l'Orne, en région Normandie, et rattaché au diocèse du Mans.
Localisation Ce prieuré se trouvait à l'emplacement de l'actuelle mairie de Domfront au 6 place de la Roirie, dans l'enceinte fortifiée, ainsi que l'Hôtel-Dieu éponyme. Historique Fondation Achard de Domfront (v.970-1036) , dit Le Riche, chevalier, seigneur et gouverneur de Domfront (vers.1010-1020), signa la charte de fondation de l'abbaye de Lonlay vers 1026, et l'acte par lequel fut rétabli en 1028 le service divin à Saint-Antoine de Domfront. .
L'Hôtel-Dieu Saint-Antoine est fondé par les habitants de Domfront pour le besoin des pauvres et des malades, il est confirmé par Henri II Plantagenêt (1133-1189), roi d'Angleterre et duc de Normandie. Les guerres incessantes obligèrent son transfert dans les remparts de la ville, où il n'en existe plus aucune trace.
Les premières religieuses qui fondèrent le prieuré venaient de l'abbaye des Blanches près de Mortain qui avait été au début de l'ordre de Saint-Benoît, puis elle entra dans la réforme de l'abbaye de Cîteaux, avec les autres maisons de la filiation de la Congrégation de Savigny en 1148, sous le bienheureux Serlon de Savigny (10..-1158) et les religieux portent l'habit gris.
Après le départ des Anglais en 1450, le duc d'Alençon, Jean II (1409-1476), rétablit l'Hôtel-Dieu Saint-Antoine, le prêtre qui le desservait prenait le titre de chapelain et orateur du duc d'Alençon.
Le , les habitants de Domfront donnèrent à Philippe Durocq et Siméon Maurice, venus d'Argenteuil, la maison et l'hôpital Saint-Antoine de leur ville à charge pour eux d'instruire leurs enfants. Les religieux ne parvenant pas à remplirent leurs obligations rendirent hôpital et prieuré aux habitants trois ans plus tard le . Ces derniers appelèrent en 1629 des religieuses bénédictines qui s'établirent sous la conduite de Catherine-Claire du Bois.
En les admettant dans son diocèse, l'évêque Charles de Beaumanoir de Lavardin (v.1586-1637) exige que les religieuses revêtissent l'habit noir et reprennent la règle de Saint-Benoît. Isabelle du Saussay, alors abbesse de l'abbaye des Blanches accepta les conditions du prélatGallia Christiana, t.XI, col.556. En 1689, la communauté comprenait et . Bien que les habitants de Domfront furent les véritables fondateurs du prieuré Saint-Antoine, celui-ci était dès 1692 à la présentation du roiArchives de la Sarthe, Insinuations ecclésiastiques, mars 1692, avril 1714, mai 1722, avril 1725, août 1738, février 1784
En 1790, il ne restait plus que , le monastère fut fermé et détruit. Description
Prieures
1629-16.. : Catherine-Claire du Bois 1691-17.. : Françoise de Clairon de Davelais 1714-1726 : Françoise de Quérali 1726-1738 : ? 1738-17.. : Marie Victoire Renée Mochon de la Poillère en 1784-1789 : Marie-Anne Barbe Le Marchand de Lignerie.
Religieuses et personnalités Charlotte de Verdun (1611-après1669), et sa petite-nièce Madeleine de Verdun (-), issues d'une célèbre famille normande Racines histoire Maison de Verdun,
Propriétés, revenus
En 1790 le revenu des religieuses s'élevait à
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie Alain Landurant, Domfront et le Passais, Éditions Sutton, 1998, , De Decourchant, Bibliothèque de l'École des chartes, 1861, volume.22, . F. Liard, Histoire de Domfront, 1865 Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, 1886.
Articles connexes
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