Le Jacques Chevallier (indicatif visuel A725) est un bâtiment ravitailleur de forces construit pour la Marine française. Mis à l'eau le , il a été livré à la Marine nationale le . et admis au service actif le , après une campagne d'essais organisée lors d'un déploiement de longue durée..

Il est baptisé en l'honneur de l'ingénieur militaire Jacques Chevallier, à l'origine du développement de la propulsion nucléaire navale en France.

Histoire

Comme tous les navires de sa classe, le bâtiment est construit en deux étapes : la partie avant est construite par Fincantieri dans ses chantiers de Castellammare di Stabia, près de Naples ; l'arrière est assemblé à Saint-Nazaire, aux Chantiers de l'Atlantique., à partir de 13 blocs soudés sur la partie avant..

Fincantieri procède à la première découpe de tôle de la partie avant le ., mais la cérémonie, la plus solennelle, est la première découpe de tôle de la partie avant à Saint-Nazaire, le en présence de la ministre des Armées Florence Parly..

Après la première découpe de tôle, Fincantieri pose la quille le . Une fois cette partie avant achevée, elle est envoyée à Saint-Nazaire pour l'assemblage de la partie arrière, qui commence le .. Le bâtiment est ensuite mis à l'eau le .

Les essais à la mer commencent fin . Dans la nuit du 18 au , il quitte Saint-Nazaire pour rejoindre la base navale de Toulon, où il continue ses essais. Le , la force d'action navale (FAN) prend officiellement livraison du navire à Toulon.. Après une période d'essais en Méditerranée, il entreprend son déploiement de longue durée avant son admission au service actif. Il quitte Toulon le , effectue une première escale à Brest du 2 au , puis à Reykjavik du 13 au . Il franchit le cercle polaire le , puis fait cap au sud-ouest vers Norfolk, où il fait escale du au . Plusieurs RAM (ravitaillement à la mer) sont menés avec des bâtiments américains ( et ) et avec le . Après un passage au large des Antilles et de la Guyane, il s'entraine avec le LPH Atlantico de la Marine brésilienne et fait escale du 22 au à Rio de Janeiro. Le BRF Jacques Chevallier participe à l'exercice Oxide avec la Marine sud-africaine, fait escale à Capetown du 7 au puis au Grand port maritime de La Réunion du 21 au ., puis à Abu Dhabi le , à Djibouti, à Djeddah le , et en Grèce. Il rentre à Toulon le .

En avril et , la mission Akila permet de vérifier sa compatibilité avec le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle, comme sa capacité à transférer et à mettre en silo un missile Aster 15 à bord du porte-avions à la mer.

Le , avec le Stena Polaris, qui fait partie d’une flotte de navires civils affrétés par l’US Navy, sa capacité à faire des transferts de carburant avec des pétroliers civils est vérifiée.

Il est admis au service actif le .

Le groupe aéronaval le groupe aéronaval constitué du Charles de Gaulle, des frégates , Alsace et Andrea Doria, du bâtiment ravitailleur Jacques Chevallier et d'un sous-marin nucléaire d'attaque, appareille le du port militaire de Toulon et participe à l'exercice Orion mené par la France. Fin février, il poursuit la mission La Fayette 26 dans l'Atlantique nord. Il intègre la mission Baltic Sentry et l'exercice Steadfast Dart et devait participer à Cold Response du 9 au Le porte-avions français « Charles-de-Gaulle » déployé dans l’Atlantique Nord et en mer Baltique, sur fond de guerre en Ukraine et tensions autour du Groenland Le Monde du 20 février 2026 avec le Mistral qui poursuit sa mission en Atlantique NordUn PHA de la Marine nationale en Norvège pour participer à l’exercice Cold Response et la mission Arctic Sentry.

Dans le contexte du conflit américano-israélo-iranien de 2026, le groupe aéronaval français, accompagné par les frégates Federico Martinengo, Cristóbal Colón et , est envoyé, en mars, en Méditerranée. Il y retrouve la frégate Languedoc envoyée à Chypre afin de protéger l'île des attaques iraniennes. La Grèce envoie quant à elle, deux frégates (Kimon et Psara), et des avions F16 et le Royaume-Uni le destroyer Guerre en Iran : La France et le Royaume-Uni déploient leurs forces après l’attaque à Chypre.

Commandants

Capitaine de vaisseau Pierre Ginefry ( - .) ; capitaine de vaisseau Christophe Gaumé ( - ).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des navires de la Marine nationale Liste des navires auxiliaires français

Liens externes

À la découverte du Jacques Chevallier documentaire 10 min, de Naval News sur Youtube

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