Felix Moeschlin, né le à Bâle (originaire du même lieu et de Witterswil) et mort le dans la même ville, est un écrivain, dramaturge, journaliste et homme politique suisse, membre de l'Alliance des indépendants.
Il est député du canton de Zurich au Conseil national de 1939 à 1943, puis du canton de Bâle-Ville de 1943 à 1947.
Biographie Felix Moeschlin naît le à Bâle. Il est originaire du même lieu et de Witterswil, dans le canton de Soleure. Son père, qui porte le même nom que lui, est instituteur et responsable d'une bibliothèque ; sa mère est née Anna Maria Kayser.
Il grandit et suit sa scolarité à Bâle. Après sa maturité, il entame des études de médecine, qu'il interrompt au bout d'un an pour des études de géologie et de botanique aux universités de Bâle et de Zurich de 1900 à 1904, sans les mener à terme. Il voyage en Italie en 1904, puis, après avoir repris des études d'économie pendant deux semestres à Bâle, se rend à Lyon en 1905 et à Berlin en 1906. Il se rend ensuite pour la première fois en Suède, où il vit dans une cabane près d'un lac avant de rentrer à Bâle en 1908.
Il exerce à partir de 1905 la profession de journaliste et d'écrivain. Il travaille notamment pour la revue , pour le Beobachter et, de 1939 à 1942, pour le quotidien .
Il réside en Suède entre 1909 et 1914, puis rentre en Suisse, où il devient directeur du tourisme à Arosa, dans le canton des Grisons. Il vit ensuite à Uetikon am See, dans le canton de Zurich, de 1920 à 1941, puis à Brissago, dans le canton du Tessin jusqu'en 1965.
Il épouse en 1908 la peintre suédoise , rencontrée lors de son séjour à Berlin. Ils ont deux fils, dont le médecin toxicologue , et une fille.
Il meurt le à Bâle, à la , onze ans après sa femme.
Parcours littéraire Il est influencé par Tolstoï, Henry David Thoreau et Walt Whitman pendant sa jeunesse.
Il écrit plusieurs drames et pièces en un acte, mais peu sont joués : en 1914 au ; en 1921 à la ; en 1923 au . Sa pièce la plus importante, , est publiée en 1918 et jouée pour la première fois en 1925 au Schauspielhaus de Zurich.
Il est également l'auteur de nombreux romans. Le premier, , est écrit en l'espace de trois mois en 1908 et paraît en 1909 dans la . Le plus célèbre, , paru en 1912, se déroule en Suède (en Dalécarlie), où il réside à l'époque, et raconte le retour dans son village natal d'un émigré suédois qui a fait fortune aux États-Unis et qui transpose ses nouvelles valeurs matérialistes et consuméristes à cette culture paysanne jusqu'à la mener à la ruine et entraîner son propre assassinat.
, paru en 1931, est un roman qui parle de la fascination d'un intellectuel suisse pour le fascisme. Plus tard, , paru en 1937, connaît un succès international.
Son œuvre principale est cependant , parue en deux volumes successifs en 1947 et 1949, dans laquelle il rend hommage au travail collectif ayant permis la construction du tunnel ferroviaire du Gothard tout en critiquant le capitalisme sauvage du .
Il est président de la Société suisse des écrivains, succédant à l'écrivain , de 1924 à 1942, puis président honoraire. Il soutient à ce titre la demande de l'association faite à partir de 1933 d'interdire aux écrivains immigrés « sans envergure » de travailler.
Parcours politique Il est député du canton de Zurich au Conseil national de 1939 à 1943, puis du canton de Bâle-Ville de 1943 à 1947, les deux fois sous les couleurs de l'Alliance des indépendants.
Il défend des convictions antialcooliques et autarciques.
En 1934, lors de la Grande Dépression, il lance un appel pour la création d'une colonie au Brésil dans laquelle pourraient émigrer les chômeurs suisses, appel qui a un grand écho et qu'il résume dans une brochure intitulée (suivie de deux autres). Il crée en une association d'utilité publique visant à acquérir des terres en Amérique du Sud ou en Afrique et s'envole en octobre de la même année en zeppelin pour Rio de Janeiro, d'où il explore pendant un an le pays et publiant régulièrement des articles à ce sujet dans le Beobachter. Il finit par obtenir du gouverneur de l'État de Paraná une offre de vente de pour de francs suisses, mais se heurte au refus du Conseil fédéral, qui juge l'opération trop risquée.
Distinctions
1933 : Docteur honoris causa de l'Université de Zurich 1935 : prix littéraire de la ville de Zurich 1962 : prix artistique de la ville de Soleure et bourgeois d'honneur de Witterswil
Hommage Une stèle commémorative rappelle son souvenir à Uetikon am See, au lieu dit Brandrain.
Œuvres
Théâtre
Romans
()
Autres
Bibliographie
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Naissance à Bâle Catégorie:Naissance en juillet 1882 Catégorie:Personnalité politique liée au canton de Bâle-Ville Catégorie:Personnalité politique liée au canton de Zurich Catégorie:Journaliste suisse Catégorie:Écrivain suisse du XXe siècle Catégorie:Écrivain de langue allemande Catégorie:Personnalité de l'Alliance des indépendants