LArmée de terre de la république démocratique du Congo, aussi appelée Forces terrestres, est la composante de guerre terrestre et la plus grande branche des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC). L'armée de terre a longtemps été confrontée aux diverses milices qui sont nées au sein du pays. Cette faction de l'armée a pour mission de : protéger le territoire national, exécuter les opérations extérieures terrestres impliquant le pays, les services paramilitaires.

L'accord de paix signé en 2002 lance le processus d'unification des anciens groupes rebelles dans une armée nationale, les Forces Terrestres des FARDC, en les réorganisant en plusieurs brigades. Bien que certains progrès aient été réalisés, l'armée reste entravée par la corruption ainsi que par des salaires faibles et peu fréquents, ce qui a conduit les troupes des Forces terrestres à commettre de nombreux crimes contre les civils. Depuis la fin de la deuxième guerre du Congo, l'armée reste engagée avec des dizaines de groupes rebelles armés à travers le pays, notamment dans la province orientale du Nord-Kivu, près de la frontière avec le Rwanda. Il y a également eu de multiples affrontements frontaliers entre les troupes congolaises et l'armée rwandaise.

Histoire vignette|gauche|Des troupes congolaises dans des camions Ural-4320 lors des exercices Kwanza-2010 en Angola.

Les Forces terrestres sont constituées d'environ intégrées, composées de combattants de toutes les anciennes factions belligérantes qui ont suivi un processus d'intégration par brassage, et d'un nombre, non connu publiquement, de brigades non intégrées .

Il semble qu'à peu près au moment où le décret présidentiel du a créé la Commission nationale de démobilisation et de réinsertion (CONADER), ..

Le plan de réforme adopté en 2005 envisageait la formation de intégrées par le biais du processus de brassage, première des trois étapes.. Le processus consiste d'abord en un regroupement, où les combattants sont désarmés. Ensuite, ils sont envoyés dans des centres d'orientation, gérés par la CONADER, où les combattants font le choix de retourner à la société civile ou de rester dans les forces armées. Les combattants qui choisissent la démobilisation reçoivent un premier paiement en espèces de américains. Ceux qui choisissent de rester au sein des FARDC sont ensuite transférés dans l'un des six centres d'intégration pour un cours de formation de , qui vise à créer des formations intégrées à partir des combattants de factions auparavant fortement divisées selon des lignes ethniques, politiques et régionales. Les centres sont répartis dans tout le pays, à Kitona, Kamina, Kisangani, Rumangabo et Nyaleke (dans le parc national des Virunga) au Nord-Kivu, et à Luberizi (à la frontière avec le Burundi) au Sud-Kivu. Le processus a connu de graves difficultés en raison de retards de construction, d'erreurs administratives et les nombreux voyages que les anciens combattants doivent effectuer, les centres des trois étapes étant très éloignés les uns des autres. Après les brigades intégrées, le deuxième objectif est la formation d'une force de réaction prête à l'emploi de deux à trois brigades, et enfin, d'ici 2010, date à laquelle la MONUC devrait s'être retirée, la création d'une force de défense principale de trois divisions.

En , le plan de réforme actuel était décrit comme suit : Il a ajouté que le plan de réforme repose sur un programme de synergie basé sur les quatre piliers que sont la dissuasion, la production, la reconstruction et l'excellence. , déclare le ministre de la Défense Chikez Diemu..

Tant les brigades officiellement intégrées que les unités non intégrées continuent de procéder à des arrestations arbitraires, à des viols, à des pillages et à autres crimes, Index AI : AFR 62/001/2007. et ces violations des droits de l'homme sont commises tant par des officiers que par des membres de la base. Les membres de l'armée concluent aussi souvent des accords pour avoir accès aux ressources avec les milices qu'ils sont censés combattre..

Les différentes brigades et autres formations et unités comptent au moins .. Le statut de ces brigades est décrit comme .. Selon une étude de 2007 sur le désarmement et le rapatriement,

En 2015, trois cents soldats des forces spéciales des FARDC ont été déployés dans le nord du Katanga pour prévenir les violences interethniques entre les locaux Mbuti et Bantous.

Armements notables Il est difficile de dresser une liste des équipements dont disposent les Forces terrestres de la république démocratique du Congo ; la plupart des chiffres sont des estimations peu fiables basées sur des articles connus livrés dans le passé. Le Military Balance 2007 de l'IISS et le Concise World Armies 2005 d'Orbat.com ne donnent cependant que des chiffres légèrement différents (les chiffres ci-dessous sont tirés du Military Balance 2007 de l'IISS). Une grande partie du matériel de l'armée de terre n'est pas opérationnelle en raison d'un entretien insuffisant - en 2002, on estimait que seuls des véhicules blindés de l'armée de terre étaient en état de marche..

Outre ces chiffres de 2007, il a été signalé en que les Forces terrestres de la république démocratique du Congo avaient commandé à l'Ukraine pour d'équipements militaires, dont 20 chars de combat T-72, et diverses armes légères...

En , l'Ukraine a révélé qu'elle avait obtenu la première commande d'exportation du char T-64 aux forces terrestres de la RDC pour 50 T-64BV-1..

Lors de la reprise des combats entre les FARDC et les M23 en 2022, il était impossible de connaitre les différentes armes et machines utilisées par l'infanterie. Le matériel utilisé par les soldats se compose comme suit : FN FAL, FN FNC, FN MAG, M16A1/M4A2, IMI Galil, AK-47, AKM-59 et leurs copies dont des Fusils Type 56 chinois et des Misr égyptiens, et Mitrailleuse PKM.

Chars de combat NomTypeQuantitéOrigineNotesT-55 Chars de combat32T-64B1MChars de combat~20Une commande de 50 T-64 a été envoyée à l’Ukraine mais seulement 20 ont pu être acheminés en RDC. 2 ont été détruits durant la guerre du Kivu.T-72AVChars de combat100Achetés à l'Ukraine début 2010Type 59Chars de combat12 à 17PT-76Chars de combat léger10Type 62Chars de combat léger30

Véhicules blindés Nom Type Quantité Origine NotesAML-60Véhicule blindé de reconnaissance1760 AML-60 et AML-90 ont été achetés d'origine.AML-90Véhicule blindé de reconnaissance1460 AML-60 et AML-90 ont été achetés d'origine.BMP-1Véhicule de combat d'infanterie20 —BTR-50Véhicule de combat d'infanterie3BTR-60Véhicule de transport de troupes30 à 70 —MT-LBVéhicule de transport de troupes6Panhard M3Véhicule de transport de troupes58 —EE-9 CascavelVéhicule blindé de reconnaissance19 —RAM MK3Véhicule blindé de reconnaissance2 —Didgori-IIVéhicule blindé de reconnaissance12 10 véhicules de reconnaissance et 2 véhicules d'évacuation médicaleFahdVéhicule blindé de transport de troupes7 20 livrés entre 1988 et 1990CS/VP3 MRAP5Mbombe 4MRAP50Entre 30 et 50 véhicules réceptionnés en 2023.MCAV-20Véhicule blindé tactique3030 véhicules réceptionnés vers fin 2022.HizirMRAP0(+185)La commande porte sur 185 véhicules et elle devrait débuter vers fin 2024.

Artillerie Nom Type Quantité Origine Notes2S1 GvozdikaObusier automoteur62S3 AkatsiyaCanon automoteur10Obusier 122 mm M1938Obusier77Obusier D-30 de 122 mmObusierObusier de 122 mm Type 60ObusierObusier de 130 mm Type 59Canon de campagne42 Type 59-1 Obusier 130 mm M1954Canon de campagneObusier de 152 mm M1955Obusier6Lance-roquette multiple Type 63Lance-roquettes multiple12BM-21 GradLances roquettes multiples24 —BM-27 Ouragan.Lances roquettes multiples30 —RM-51Lances roquettes multiples6 —RM-70Lances roquettes multiplesn.c —Type 82Lance-roquettes multiple12

Défense anti-aérienne NomTypeQuantitéOrigineNotes 9K32 Strela-2Missile Sol-Air de courte portée? — M1939 37 mmCanon anti-aérien52 — ZPU-2/4?Canon anti-aérien12 —

Notes et références

République démocratique du Congo Catégorie:Forces armées de la république démocratique du Congo