François Rouve, né le à Montagnac, où il est mort le , est un syndicaliste policier qui s'est engagé dans la Résistance puis a joué un rôle important pendant la guerre d'Algérie, période où il a été secrétaire général de la Fédération syndicale des personnels de la préfecture de police.

Biographie François Rouve était le fils de Simon Rouve, charron forgeron et propriétaire viticulteur. De nombreux juifs seront cachés par sa famille à Montagnac pendant la guerre.

Militant actif, il acquit rapidement des positions syndicales pendant la Seconde Guerre mondiale, quand il devint délégué de la mutuelle et de l’orphelinat mutualiste. Dès 1940, il est résistant puis participe en 1942 à la création du Front national Police, devenant en l’adjoint d'Albin Maistre, responsable de cette organisation à Paris dans le 19e arrondissement puis participant à des sabotages en 1944 et jouant un rôle important lors de la Libération de Paris, à la tête de 80 hommesBiographie de François Rouve par Olivier Dedieu dans Le Maitron .

Devenu après la guerre leader syndical policier, en particulier numéro un du SGP, François Rouve fit une critique ouverte des institutions et des élus de la IVe République" Quand les forces de l'ordre défient le palais Bourbon (13 mars 1958). Les policiers manifestants, l'arène parlementaire et la transition de régime" par Emmanuel Blanchard dans la revue Genèses en 2011 . François Rouve est alors considéré comme une , pour avoir protesté contre le massacre du 17 octobre 1961. Il fut même révoqué par le ministère de l'intérieur à l'automne 1961 pour avoir dans la presse le massacre.

Le processus de sanction qui l'a alors visé a déclenché des protestations très larges, y compris venues du syndicat de la police d'Allemagne occidentale, estimant que la suspension de François Rouve est contraire aux droits de la liberté d'expression6 janvier 1962 dans Le Monde . En France, la Fédération de l'éducation nationale se montre en particulier très critiqueArticle le 15 mars 1962 dans Le Monde. Par la suite, l'article à ce sujet écrit dans un magazine connu pour son opposition dès 1954 à la guerre d'Algérie qui l'avait interviewé a en particulier provoqué en la saisie de l'hebdomadaire L'Express 6 janvier 1962 dans Le Monde et du journal Témoignages et documents que Maurice Pagat a publié, entre 1958 et 1962, consacré à la guerre en Algérie. L'historien Alain Dewerpe a souligné que cette révocation finalement intervenue le avait été motivé par sa dénonciation dans la presse de la répression du ALAIN DEWERPE, Charonne 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’État, Paris, Gallimard, « Folio Histoire », 2006, 897 p..

Voir aussi Bibliographie . Notes et références

Articles connexes Fédération nationale autonome de la police (FNAP) Syndicalisme policier

Catégorie:Syndicaliste policier français Catégorie:Résistant français Catégorie:Naissance dans l'Hérault