Le cimetière juif avec des tombes datées dès 1815 Gundershoffen Cimetière de juifs, est situé rue de la forêt à Gundershoffen. C’est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Gundershoffen se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Situation et évolution de la propriété du site Le site est propriété du Consistoire Israélite du Bas-RhinConsistoire israélite du Bas-Rhin.

La parcelle est couverte par le plan local d’urbanisme intercommunal de la Communauté de communes du Pays de Niederbronn-les-Bains. Elle porte le de la rue de la forêt, section 9, Feuille 0009 01Plan cadastral de GundershoffenLe cadastre Cadastre napoléonien de Gundershoffen

Le cimetière est fermé par un mur d’enceinte en moellons de grès des Vosges ouvert par deux portails avec un accès piéton et un autre de service.

Outre les photos prises par Jean-Pierre KleitzLe cimetière de Gundershoffen et Raymond Lévy 80 ans après, Gundershoffen honore ses Justes et ses disparus pour l'association des "Amis des Sites Hébraïques des Environs de Reichshoffen et Niederbronn-les-Bains" (ASHERN)ASHERN. Les Amis des Sites Hébraïques des Environs de Reichshoffen et Niederbronn-les-Bains, des prises de vues par drone ont été réalisées par Rêve d'AltitudeLe cimetière israélite de Gundershoffen : Texte et photos : Raymond Lévy pour ASHERN]Le drone au service de la photographie selon la technique du LIDAR, en utilisant des rayons laser pour produire de l'imagerie. Un plan précis de ces espaces couvrant (près de deux hectares)Plan du cimetière juif a été établi.

Histoire thumb|200px|Ancienne synagogue. Une première synagogue avait été construite en 1780. Selon l'inventaire de 1843, celle-ci étant en mauvais état et trop petite, une nouvelle synagogue a été érigée, de style oriental, en 1865.

La restitution de la propriété de la synagogue, qui avait été saisie sous l’occupation allemande, a été demandée par le consistoire israélite. Après désaffectation, celle-ci a été utilisée en dispensaire. Désacralisée Dépouillée de son caractère sacré en 1969 elle a été réutilisée en logementHistoire des 16 synagogues dans le canton de Reichshoffen.

Le cimetière juif aurait, lui, déjà été engagé à partir de 1815, si l’on prend en compte la datation des tombes les plus anciennes .

Si l’on prend en compte la datation des tombes les plus anciennes, le cimetière juif aurait déjà été engagé à partir de 1815. De style gothique, roman ou encore en forme de temple à colonnes brisées (morts tragiques), elles sont toutes dirigées vers l’est.

Dans le cimetière juif, la Hitler Jugend locale a incendié la maisonnette en bois de l’époque contenant les archives du cimetière. Le local de Tara a été reconstruit après guerre et sert aujourd’hui de débarras.

Environ 350 emplacements vides laissent supposer autant de tombes disparues ou profanées à l’époque nazie, dans la partie ancienne y compris le carré des enfants.

La communauté juive de Gundershoffen En 1681, Louis XIV crée un rabbinat d’Alsace, calquant les institutions du judaïsme alsacien sur celles de la communauté de MetzPrincipes et applications de la politique de Louis XIV à l'égard des Juifs d'Alsace. Les lettres patentes du accordèrent aux juifs d'Alsace la protection royale, qui semblait se substituer à la précédente tutelle impérialeLa situation des juifs d'Alsace après la paix de Westphalie.

Une communauté juive a existé à Gundershoffen dès le Le cimetière israélite de Gundershoffen.

En 1784, le pouvoir royal ordonne un dénombrement général des Juifs en AlsaceLe dénombrement des Israélites d'Alsace (1784), par Gabriel Hemerdinger. Revue des études juives. Année 1901 42-84, pp. 253-264] qui atteste en effet la présence de Juifs à Gundershoffen.

122 communes du Bas-Rhin comptaient des habitants juifs en et au printemps 1808. 114 communes disposaient d’un registre de prise de nom des juifs en 1808 dont GundershoffenAutour des registres de prise de nom des juifs : Dénombrement et recensements nominatifs des juifs dans les communes du Bas-Rhin au début du . On a recensé 29 individus dans la commune.

Après l’émancipation des Juifs par le vote de l'Assemblée constituante en 1791 au début de la Révolution française, de nouveaux cimetières israélites ont été créés, dont celui de Gundershoffen. L’intégration républicaine s'est traduite dans les années 1850, notamment en Alsace-Moselle, par l'ajout sur les stèles, généralement au verso, de la mention en langue française du nom et de la date de décès.

En 1922 : Charles Reibel, ministre des Régions libérées, entreprend les démarches nécessaires pour restaurer certains édificesOrganiser la reconstruction et considérer les problématiques propres à ces régions libérées Dommages de guerre et reconstruction Guide des sources sur les dommages de guerre : destructions, réparations, indemnisations (XIXe-XXe siècles) Bulletin fédéral. Patrimoine juif : la synagogue de Thann, 18 septembre 2020 : Journée européenne du patrimoine juif.

La nécropole juive de Gundershoffen compte 966 tombes datées de 1815 à nos jours. Elle comprend deux parties : dans l'ancien cimetière, il a été dénombré 783 tombesGéographie : la "maison des mondes", et 183 tombes, à fin 2021, dans l'espace du nouveau cimetière en contrebas, à partir de 1924.

Il s'agit d'un cimetière centralisateur pour une zone allant de Bitche (Moselle) à Gundershoffen (Bas-Rhin). On y relève une dizaine de communes d'où les défunts sont originaires.

Les présidents de la commission de gestion du cimetière israélite : Robert Lévy jusqu’en 1985, Georges Madenberg jusqu’en 1999, Claude Kahn jusqu’en 2015, Michel Cahen et Raymond Lévy.

Avec le soutien des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, les Consistoires israélites du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont mis en place un réseau de "veilleurs de mémoire" avec le concours des habitants proches des cimetières. Depuis 2020, Valérie et Andres Lopez ont été nommés Veilleurs de Mémoire pour la nécropole par la Collectivité européenne d'Alsace.

Les Justes parmi les nations La cérémonie commémorative du au cimetière israélite de Gundershoffen, qui a réuni plus d'une centaine de personnes et de personnalités, a été dédiée à la mémoire des morts pour la France et des DéportésDéportés et internés politiques ou résistantsMorts en Déportation, mais aussi en mémoire des « Justes alsaciens qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Juifs »Cérémonie à la mémoire des déportés de Gundershoffen, 16 mars 2025. Vidéo F KahnCérémonie commémorative, organisée au cimetière israélite par l'ASHERN et la mairie de Gendershoffen :

Raymonde Weiss (1923-1997), épouse Lévy, née le à Gundershoffen. Réfugiée en DordogneRaymonde Weiss Elle a été admise parmi les 4281 Justes parmi les nations de FranceGundershoffen en 1939-1945 pour avoir sauvé des personnes juives persécutées par le régime nazi et le gouvernement de VichyExposition : des Justes parmi les nations. Cette distinction a été offerte par la famille Lévy à la ville de Gundershoffen et le diplôme se trouve à la mairie au pied de l’escalier d’honneur (Source : Victor Vogt, maire de Gundershoffen). Urbain Haag, (1893-1962), de Strasbourg, policier, entré dans la police d’État de Strasbourg en 1919 en tant que gardien de la paix. Nommé brigadier-chef en mai 1940. Il quitte l’Alsace pour combattre dans les rangs de l’armée française (Article DNA .de Denis Tricard Strasbourg / hommage de l’État d’Israël « Juste une médaille pour un Juste »). Année de nomination : 2005. Dossier n° 10240Urbain Haag, Son nom est cité à l'occasion de la commémoration du 80e anniversaire de la libération, le 16-03-2025, pour souligner la présence de son petit-fils Patrick Scheibel, de Reichshoffen, membre actif de la SHARE (Société d’Histoire et d’Archéologie de Reichshoffen et Environs), * Robert Bengel, né à Seltz le 17-09-1905, vicaire à la paroisse de Niederbronn-les-Bains, Ordonné prêtre à Strasbourg le 16-07-1930. Vicaire à Niederbronn le 10-10-1930, où il fonde la JOC Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC]. (Sources : archives diocésaines de Strasbourg-Remerciements à Jean Louis archiviste). En 1936, Il devient aumônier à l’École Normale Catholique Publique d’Instituteurs du Bas-Rhin à ObernaiAbbé Bengel. Reconnu comme Juste parmi les Nations par Yad Vashem, à titre posthume, le . Médaille de la Résistance (Source : Vagues d’Espérance – Croyanrts en Alsace, décembre 2004), * Une nounou d'enfants juifs à Paris. Elle était originaire de GundershoffenParis en 1939-1945, * La congrégation des Sœurs du Très Saint-Sauveur de Niederbronn-les-BainsSources documentaires Sœur Christiane archiviste de la congrégation au couvent d’OberbronnOberbronn, un château, un livre d’histoire, un livre de vie…. En 1857, les descendants du Comte de Stralenheim vendront la propriété aux Sœurs du Très Saint Sauveur. Fondée en 1849 sous l’impulsion d’Élisabeth Eppinger en religion Mère Alphonse-Marie et du curé de Niederbronn-les-Bains, la Congrégation des Sœurs du Très Saint Sauveur, dont est issue la Fondation Saint Sauveur, se donne comme mission de répondre aux besoins des pauvres, des malades, des enfants abandonnés et des nécessiteux de toutes sortesCongrégation fondée en 1849 sous l’impulsion d’Élisabeth Eppinger en religion Mère Alphonse-Marie, et du curé de Niederbronn-les-BainsNiederbronn-les-Bains en 1939-1945Sœurs de Niederbronn durant la Seconde Guerre mondialeBertrand Merle in Almanach Sainte-Odile 2021-2025Almanach Sainte-Odile 2025: * Sœur Marie-Rosa. Avec deux autres sœurs de la congrégation, un dispensaire à Saales. Devenue passeur, elle assiste de nombreux réfractaires, notamment des jeunes alsaciens qui fuient l’incorporation de force, allant même jusqu’à leur infliger de fausses maladies pour échapper à la Milice Française (source: Bertrand Merle in Almanach Ste Odile 2021 et 2025) Pendant la période d'annexion allemande de 1940 à 1944, la communauté des Sœurs de Niederbronn a fait preuve du plus pur patriotisme en sauvant des mains de l'ennemi de nombreux jeunes gens. Par l'action de Sœur Marie-Rosa, elle a réussi à mettre en place une véritable entreprise de passages clandestins, hébergeant les prisonniers évadés et les conduisant jusqu'à la frontièreReligieuses de l’Ordre du Très-Saint Sauveur dites Sœurs de Niederbron. * Sœur Marie Gilberte, née Anne Klein, est une sœur de la congrégation du Très Saint-Sauveur, née à Strasbourg le . La jeune femme entre au couvent le 31 août 1921 à 19 ans puis est nommée infirmière à la clinique du Très Saint-Sauveur de Mulhouse en 1926, établissement dans lequel elle officie pendant la Seconde Guerre mondiale. Dès octobre 1940, elle rejoint le Réseau Martial avec pour mission de cacher les opposants au nazisme et personnes recherchées, ce qu’elle fera avec brio en utilisant les possibilités de la clinique. Elle décède à Oberbronn le 21 octobre 1975. Médaille militaire à l’ordre de la congrégationRemise du diplôme de la médaille de la Résistance française de sœur Marie-Gilberte à la congrégation des sœurs du Très Saint-Sauveur, communauté elle-même médaillée de la Résistance avec rosette en tant que collectivité civile. * Sœur Marie-GrégoireLa résistance au féminin, née Marie-Thérèse Herr.