Le couvent des Feuillants, était un monastère fondé en 1614 pour les religieux de l'ordre cistercien réformé des Feuillants, situé dans l'actuelle rue des Feuillants au Plessis-Robinson, ses bâtiments ont été rasés au début du .

Règle des Feuillants Hippolyte Héliot et P.M. Bullot, nous apprennent dans Histoire des ordres monastiques que

Ils adoucirent par la suite cette règle, car quatorze religieux périrent lors d'un hiver rigoureux, avec notamment le retour de l'autorisation du vin et dans certains cas les œufs et la viande.

Histoire Fondation En 1595, le Pape approuva les Constitutions de Jean de la Barrière. En 1613, l'abbé Jean XI de Saint-Malachie fait savoir à deux femmes pieuses qu'il aurait besoin de terrain pour y construire un couvent pas très loin de Paris afin de loger les novices et les étudiants de son abbaye. C'est donc grâce à la donation d'un corps d'hôtel par Étiennette Gayneau ou Guéneau, attenant à l'hôtel particulier de Françoise de Cressey (Cressé), veuve de noble homme Jehan Le Tonnelier, seigneur du Breteuil, que ce couvent de moines feuillants fut fondé en 1614 au Plessis-Piquet dont l'église fut dédiée à saint Étienne et celle-ci en 1615 offrit sa grande ferme en la grande rue du lieu, tenant au chemin de Clamart à Paris, aboutissant par le bas au chemin Dieu.

La Révolution marque un coup d’arrêt dans l’histoire du couvent. En exécution des décrets des et qui mettaient à disposition de la nation l’ensemble des biens ecclésiastiques, les bâtiments et les terrains des Feuillants furent nationalisés. Progressivement abandonnés par les religieux, les bâtiments furent détruits et seul subsiste aujourd'hui au un morceau du mur de la clôture, et un socle de statue en pierre de taille.

Costume Ils portaient une robe ou coule blanche, sans scapulaire avec un grand capuce de même couleur se terminant en rond par devant jusqu'à la ceinture, et en pointe par derrière jusqu'au gras des jambes. Ils portaient une ceinture de la même étoffe que leur habit. Lorsqu'ils devaient sortir ils portaient des souliers et un immense chapeau.

Description architecturale L'église Saint-Étienne est un édifice orienté, dont le portail regarde vers l'orient, elle est pourvu d'un clocher, et ne fut achevée qu'en 1649. Elle mesure quinze toises de longueur sur cinq de large. Un mur intérieur la sépare en deux parties égales. L'une est réservée aux fidèles, l'autre aux religieux. Elle est d'une grande simplicité avec toutefois un beau retable d'autel. La partie arrière de l'autel renferme la sacristie qui est décente mais très humide. Le chœur a deux grandes croisées ornées de menuiseries, comporte des stalles

Abbés

1611-1614 : Jean XI de Saint-Malachie 1614-1620 : Jean XII de Saint-Guilhem 1620-1625 : Charles II de Sainte-Marie 1625-1628 : Matthieu II de Saint-Gérard 1628-1634 : Charles III Vialart (1) 1634-1637 : Charles IV Lausan 1637-1643 : Charles III Vialart (2) 1643-1649 : Matthieu III Maillos (1) 1649-1654 : Arnaud IX Trapier 1654-1660 : Matthieu III Maillos (2) 1660-1666 : Arnaud X Boc 1666-1672 : Cosme Roger 1672-1678 : Pierre IV Roger 1678-1681 : Jean XIII David Toutsens 1681-1687 : Jean-Baptiste I Pradillon 1687-1689 : Antoine Frémicour 1689-1699 : Jean XIV Briard 1699-1702 : Jean-Baptiste II Pradillon 1702-1705 : Nicolas de Sainte-Scholastique 1705-1711 : Jean XV Granier 1711-1767 : Louis Palarin 1767-1791 : Blaise Donat

Prieurs 17..-1790 : Dom Joseph Saint-Claude ( à l'état-civil Wailler)Potier 17..-1791 : Dom Le Clerc

Titres, propriétés et revenus

Au les bois de la Garenne, de la Solitude forment un ensemble de parcelles boisées ou cultivées appartenant pour partie aux religieux feuillants, ainsi qu'à des propriétaires privésSociété GRAHAL: (Groupe de Recherche Art, Histoire, Architecture et Littérature), Étude historique et archéologique, décembre 1996: Véronique Verreckt, Notice historique, 2001; Vincent Le Gall, Synthèse d'archives du Plessis-Robinson. Enclos des Feuillants comprenant, les bâtiments monastiques, l'église Saint-Étienne, jardin, verger et le bois. L'ensemble occupant le coteau et le fond du vallon. Bois de La Solitude dit autrefois Bois de la Haute-Vallée, planté d'arbres pour l'usage des religieux Bois de Fromont dit aujourd'hui Bois de la Garenne en grande partie tous constitués de chênes et châtaigniers. Bois des Feuillants Bois du Plateau Moulin au lieu-dit: Le Moulin-Fidel, ancienne tour de fortifications aménagée en moulin par les moines. Parcelles de terre sur les paroisses voisines La propriété est saisie en 1791, elle comporte un peu plus de Françoise de Cressé, veuve de Jean Le Tonnellier : donation au monastère en construction au Plessis-Raoul dit Picquet de la congrégation de Notre-Dame des feuillants de portion d'une ferme à Paray (près Longjumeau) France-Archives Notice n° 735, fol. 176 V°, Châtelet de Paris. Y//156-Y//163. Insinuations (12 février 1615 - 28 juin 1622) En 1607 Étiennette Gaineau cofondatrice avec Françoise de Cressé du couvent des Feuillants du Plessis-Piquet donne à la Congrégation des Feuillants de Paris, une maison sise rue de la Barillerie, appelée La Biche et ayant une autre issue sur la cour Saint ÉloiArchives nationales de France, fol.399, Châtelet de Paris Y//156-Y//163

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie, sources Père Anselme, Généalogie de la Maison de France, 4.vol., 1674. Claude Chastillon, Topographie française, 1590. D.P.Sainte, Histoire Antiquités. Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, 15.vol., 1754-1758. Georges Teyssier, Le Plessis-Picquet, ancien Plessis-Raoul, 1112-1885, Paris, Hachette, 1885, in-4°, 123 p. Fernand Burnon (éditeur scientifique), Le Plessi-Picquet, état des communes à la fin du XIXe siècle, [notice historique et renseignements administratifs], Montévrain, 1898, 69 p, plans. René Pottier, Histoire d'un village : le Plessis-Robinson, Paris, Fernand Sorlot, 1941 ; réédition : NEL, 2008. Alain Valtat, Histoire du Plessis-Robinson, Le Plessis-Robinson, édition Art-Photo (auto-édition), Imp. Marianne, 1972, 36 p. Jules Claisse, Le Plessis-Robinson, édition de la mairie du Plessis-Robinson, 1984. Le Plessis-Robinson, vingt siècles d'histoire en images, Plessis Communication, 2000. du Plessis-Piquet... au Plessis-Robinson, dix siècles d'histoire en images, Maury imprimeur, 2001. Jacques Ledeux, Le Plessis-Robinson, neuf siècles de vie au fil de l'Histoire, TerraMare, 2009. Pierre Prévôt-Leygonie, Le Plessis-Robinson, rues, sites et lieux-dits, TerraMare, 2009. Archives nationales de France : Archives de l'Ancien Régime : Feuillants : noviciat de la rue d’Enfer (aujourd’hui boulevard Saint-Michel) ; rue Saint-Honoré et abbaye Notre-Dame du Val ; Plessis-Piquet. H5 3956 à 3958, L 943 et 944, LL 1539, LL 1541 à 1543, S 4164 à 4218. Série T Procès verbaux de l'an II à IV, T//1629, Lettre F, , Archives de Paris: 3 AZ 38

Iconographie 1626, gravure sur cuivre de Odoardo Fialetti (1573-1638), en 1626 représentant un moine feuillant conservée à la Bibliothèque nationale Française et publiée dans la monographie du Plessis-Robinson de monsieur Alain Valtat en 1972. page.24. 1704, dessin représentant l'enclos des Feuillants du Plessis-Picquet par Louis Boudan (apr.1641-apr.1715) pour François Roger de Gaignières, pièce conservée aux départements des estampes et manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.

Articles connexes

Liens externes Vue du couvent Saint-Étienne des Feuillants du Plessis-Piquet Bibliothèque numérique de Lyon Couvent St Étienne des Feuillants du Plessis-Piquet

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