La (en occitan : carrièra Condorcet) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La rue Condorcet est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier Saint-Agne, dans le secteur 5 - Sud-Est.
Elle naît perpendiculairement à la rue du Férétra, au niveau de la place Saint-Roch, petite place triangulaire qui se forme au carrefour de la rue du même nom. Longue de et rectiligne, elle est orientée à l'est. Elle se termine en rencontrant la rue Germain-Pilon.
La chaussée compte une seule voie de circulation en sens unique, de la rue du Férétra vers la rue Germain-Pilon. Elle est définie comme une zone 30 et la vitesse y est limitée à . Il n'existe pas de piste, ni de bande cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées La rue Condorcet rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
Rue du Férétra (g) Place Saint-Roch (d) Rue Germain-Pilon
Transports La rue Condorcet n'est pas directement desservie par les transports en commun Tisséo. Elle se trouve cependant à proximité de la station Empalot, sur la ligne de métro , près de laquelle se trouvent également les arrêts du Linéo et des bus . À l'est, sur l'avenue de l'U.R.S.S., se trouve également la station Saint-Agne – SNCF, sur la même ligne de métro, ainsi que les arrêts de la ligne de bus et le terminus de la ligne de bus . Au nord, le long du boulevard des Récollets, se trouvent également les arrêts des Linéo et des bus .
Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches de la rue Condorcet sont les stations (34 boulevard des Récollets) et (38 avenue Jean-Moulin).
Odonymie La rue porta, à l'origine, le nom de rue du Calvaire, à cause de la proximité du Calvaire : il s'agissait d'un chemin de croix monumental, aménagé entre 1821 et 1822 dans l'enclos de l'ancien couvent des Récollets (actuels rue du Férétra et boulevard des Récollets). En 1936, elle a été nommée en hommage à Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794) : savant, écrivain, homme politique et révolutionnaire, il écrivit de nombreux ouvrages scientifiques, mais aussi philosophiques et politiques sur la liberté de la presse, l'instruction des enfants et les droits des femmes.
Histoire La rue est tracée vers 1870, en même temps que la rue Peyrouset, qui la prolonge à l'est pour rejoindre l'allée Saint-Agne (actuelle avenue de l'U.R.S.S.). Elle est bordée de nombreuses maisons toulousaines, caractéristiques des faubourgs toulousains, construites dans le dernier quart du .
En 1971, Jacques Cardona crée le studio Condorcet avec Roger Loubet, Jean-Michel et François Porterie, dans un garage de la rue (emplacement de l'actuel ). Condorcet devient un célèbre studio pour la qualité de l'acoustique et le son « à la californienne » : Michel Sardou y enregistre en particulier La Maladie d'amour. Le studio se développe, s'agrandit et se déplace dans un immeuble de la rue Matabiau (actuel ) en 1975, puis de l'avenue de Lyon (ancien ) en 1987David Saint-Sernin, « Toulouse. Mader et Gold y ont enregistré leurs tubes : le mythique studio Condorcet a été démoli », ActuToulouse, 29 juin 2021..
Patrimoine et lieux d'intérêt 41 : maison toulousaine.La maison toulousaine est construite dans la deuxième moitié du . Elle s'élève à l'angle de la rue Germain-Pilon. Elle est bâtie en assises alternées de briques et de galets et s'élève sur deux niveaux. La rez-de-chaussée est ouvert par une porte latérale et deux fenêtres rectangulaires surmontées d'une fine corniche moulurée qui fait séparation entre les niveaux. Le comble à surcroît est percé de trois ouvertures circulaires pour l'aération, tandis que trois petites fenêtres sont restées bouchées. La façade est surmontée d'une corniche à denticules. La maison se distingue des autres toulousaines de la rue par le traitement de sa façade, peut-être transformées postérieurement à la construction de la maison, par la qualité de l'appareillage des briques et par l'utilisation de briques claires et rouges alternées pour l'encadrement des ouvertures du rez-de-chaussée et pour le niveau de comble..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . Michel Vaginay, « Aux origines de Toulouse : La cité gauloise des Tolosates », Toulouse, une métropole méridionale : Vingt siècles de vie urbaine, Presses universitaires du Midi, Toulouse, 2009 (lire en ligne). Philippe Gardes et Michel Vaginay, « Aux origines de Toulouse (Haute-Garonne) : Tolôssa à l'âge du Fer », L'âge du Fer dans la boucle de la Loire. Les Gaulois sont dans la ville, Actes du de l'Association française pour l'étude de l'âge du fer, Bourges, -, Fédération pour l'édition de la Revue archéologique du Centre de la France, Tours, 2009. (lire en ligne).
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Maison toulousaine
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Condorcet Condorcet Catégorie:Nicolas de Condorcet