Jean Fouman Akame, né le à Ndonkol (Cameroun) et mort le à Genève, est un magistrat et haut fonctionnaire camerounais. Il a été ministre de l'administration territoriale de 1983 à 1984 et membre du Conseil constitutionnel de 2018 à 2019.
Biographie
Enfance et débuts Jean Fouman Akame est né le à Ndonkol dans l’arrondissement de Meyomessala, dans la région du Sud Cameroun. Il est le frère d' Edouard Akame Mfoumou. Il fait ses études supérieures à l'Université de Yaoundé où il obtient une licence en droit public. Il intègre par la suite l’École Nationale d’Administration et de magistrature (Enam).
Carrière Il commence sa carrière de magistrat le . Il est ensuite nommé vice-président de la cour d’appel de Dschang en 1969, fonction qu’il occupe pendant une année. Puis, de 1970 à 1971, il occupe le poste de conseiller et de président de la chambre administrative de la cour fédérale de justice. Il est ensuite président de la cour d’appel de Garoua d’ à , puis président de la cour d’appel de Yaoundé de jusqu'à sa nomination au poste de Secrétaire général du ministère de la Justice en . En 1983, il est nommé ministre de l’Administration territoriale, poste qu’il occupe pendant environ une année. En 1986, il est nommé Conseiller du Président de la République, puis secrétaire du Conseil Supérieur de la Magistrature en 1987. Jean Fouman Akame occupe la fonction de conseiller aux affaires juridiques du président de la République durant plus de 30 ans, de à sa nomination au Conseil constitutionnel en 2018, est cité comme l’un des artisans de l'opération épervier. Il est décrit par certains médias comme l’homme qui fait et défait les carrières des magistrats au Cameroun.
Sur le plan académique, il a occupé la fonction de chancelier de l’Université de Yaoundé de 1980 à 1983. En 2005, il est nommé président du conseil d’administration de l’Université de Yaoundé II, puis président du conseil d’administration de l’Université de Yaoundé I en 2008.
En 2010, il est nommé au poste de président du tribunal de première instance de l'Organisation internationale de la francophonie.
Le , il fait partie des 12 personnalités désignées pour présider le tout premier Conseil Constitutionnel de l’histoire du Cameroun.
Il est décédé le dimanche à Genève en Suisse des suites d'une crise cardiaque.
Publications
Notes et références
Articles connexes Clément Atangana
Catégorie:Naissance en août 1937 Catégorie:Naissance dans la région du Sud (Cameroun) Catégorie:Naissance au Cameroun français Catégorie:Juriste camerounais Catégorie:Justice constitutionnelle Catégorie:Membre du Conseil constitutionnel camerounais Catégorie:Décès en janvier 2019 Catégorie:Décès à Genève Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Élève de l'École nationale d'administration et de magistrature (Cameroun)