thumb|L'abbaye Notre-Dame d'Autrey dans le diocèse de Saint-Dié. L'affaire Dominique Savio et Henri Suso concerne deux prêtres qui auraient commis dans les années 1990 des agressions sexuelles sur des élèves de l'internat d'une école gérée par la communauté des Béatitudes à l'abbaye Notre-Dame d'Autrey dans les Vosges. Georges Silva (alias Dominique Savio) est, de 2015 à 2023, numéro deux des Béatitudes et Bernard d'Alès (alias Henri Suso) a rejoint, en 2012, le diocèse de Fréjus-Toulon. Une enquête canonique est ouverte sur Georges Silva en . Une enquête préliminaire canonique est également ouverte en sur les différentes affaires d'abus sexuels au sein de la communauté des Béatitudes.
Historique
Le , La Croix publie le reportage du journaliste Mikael Corre sur des abus sexuels présumés au sein du cours Agnès de Langeac, école située à l'abbaye Notre-Dame d'Autrey dans les Vosges, animée par la communauté des Béatitudes de 1988 jusqu'à sa fermeture en 2007. Dix anciens élèves auraient été victimes d'agressions de la part de deux prêtres de l’internat, Georges Silva et Bernard d'Alès. En 2008, Le Parisien mentionne le suicide de huit anciens élèves. Une autre victime alléguée, Yann Laurent, s'est suicidée en ..
Georges Silva (Dominique Savio)
En 2004, le parquet d’Épinal abandonne une première enquête à l'encontre de Georges Silva, faute de preuves., puis rouvre une enquête en 2008. À la suite du témoignage de plusieurs victimes, le prêtre, alors âgé de , est placé en garde à vue en 2010 par les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire de Nanterre. Il est confronté à trois d'entre elles qui donnent des témoignages similaires.. Il reconnaît lors des auditions certaines agressions. L'affaire est classée sans suite faute de charges suffisantes. Ultérieurement, Dominique Savio devient, en 2015, le « numéro 2 des Béatitudes »..
Le , la communauté annonce que Georges Silva se met en retrait de la gouvernance, et qu'une enquête canonique a été ouverte à son encontre, initiée par Guy de Kerimel, archevêque de Toulouse..
Bernard d'Alès (Henri Suso)
Bernard d'Alès sur une victime lors d'un procès pénal canonique en et . D'après La Vie, il s'agit d'une .. Il travaille pour le diocèse de Fréjus-Toulon en étant incardiné dans le diocèse d'Albi. En 2016, l'évêque Dominique Rey le nomme aumônier du centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède où sont pourtant incarcérés de nombreux détenus de moins de . Toutefois le ministère de la justice indique aux journalistes de La Croix : . Par ailleurs, le religieux est spécialisé dans l'exorcisme et réside en 2022 au sein du monastère des sœurs dominicaines Notre-Dame de Clarté, à Salernes, comme prêtre-aumônier.... En , Marie-Bernard d’Alès fait l'objet d'un signalement auprès de la justice par le responsable de la cellule de veille contre les abus sexuels au diocèse de Fréjus-Toulon..
Pseudonymes Depuis le début de l'affaire, les deux prêtres ont changé plusieurs fois de nom.
Dominique Savio, de son vrai nom Georges Silva, qui se fait appeler Martin de Tours ou parfois Martin Silva.
Henri Suso, de son vrai nom Bernard d'Alès, qui se fait désormais appeler Marie-Bernard d’Alès.
Réactions
À la suite de ces révélations par le quotidien La Croix, la communauté et le diocèse de Fréjus-Toulon publient des communiqués pour redire leur ..
Enquêtes canoniques Après l'enquête canonique ouverte sur Dominique Savio, le tribunal pénal canonique national annonce, dans un communiqué du , avoir reçu mandat des diocèses d’Albi, Saint-Dié et Toulouse pour mener à bien l’enquête préliminaire canonique ouverte « concernant différentes affaires mettant en cause certains membres de la communauté des Béatitudes ». « Les faits concernant de façon connexe plusieurs personnes et plusieurs lieux, précise le tribunal, la qualité de l’enquête nécessite un examen global de l’ensemble des données pour que la vérité soit faite de la manière la plus approfondie et objective possible »...
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Communauté des Béatitudes Catégorie:Histoire du département des Vosges S