La (en occitan : carrièra de Sant Cirq) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La rue de Saint-Cyr est une voie publique. Elle se trouve au nord du quartier quartier Saint-Georges.
Elle naît perpendiculairement à la rue Maurice-Fonvieille. Rectiligne, orientée au nord, longue de 57 mètres et large de 7 mètres, elle se termine au carrefour de la rue Labéda.
La chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique, de la rue Maurice-Fonvieille vers la rue Labéda. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe ni bande, ni piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées La rue de Saint-Cyr rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Rue Maurice-Fonvieille Rue Labéda
Transports La rue de Saint-Cyr débouche sur la rue Labéda, parcourue et desservie par la navette . Elle se trouve également à proximité des allées Jean-Jaurès, où se trouve la station du même nom, sur les deux lignes de métro . En correspondance se trouvent, sur les boulevards de Strasbourg et Lazare-Carnot, les arrêts des lignes de Linéo et de bus .
Plusieurs stations de vélo en libre service VélôToulouse se trouvent le long du boulevard Lazare-Carnot : les stations (69 boulevard Lazare-Carnot) et (63 boulevard Lazare-Carnot).
Odonymie vignette|gauche|Détail du retable de saint Cyr et sainte Julitte, par Pierre Garcia de Benavarre (vers 1456-1458, ). À la fin du Moyen Âge, au , la rue est désignée comme la rue ou le canton de Nouailles : canton de Noailhas en occitan médiéval (1478), ruelle dite de Noalhes en français (1550)Salies 1989, vol. 2, .. Il lui venait peut-être d'un certain Azémar de Noalhes, capitoul en 1459-1460 et en 1471-1472, qui habitait près de la place Saint-Georges (emplacement de l'actuel rue d'Astorg). À partir du , elle est plutôt désignée comme la rue des Trois-Mulets : une auberge de ce nom se trouvait effectivement dans cette rueSalies 1989, vol. 2, .. En 1794, pendant la Révolution française, elle devint la rue Laborieuse, sans que cette nouvelle appellation subsisteSalies 1989, vol. 2, .. En 1870, la rue prit le nom du conservatoire de musique, dont la construction venait de s'achever (ancien )Salies 1989, vol. 1, ..
Finalement, en 1997, à la suite du changement de nom de la rue Saint-Cyr, devenue rue Pierre-Baudis, et du déménagement du conservatoire dans ses nouveaux locaux de la rue Alexis-Larrey (actuel ), la rue du Conservatoire prit son nom actuel. D'ailleurs, la basilique Saint-Sernin conserve des reliques de Cyr de Tarse, jeune enfant martyrisé avec sa mère Julitte vers 304, lors de la persécution de l'empereur DioclétienSalies 1989, vol. 2, . : ils sont conservés dans une châsse et un buste-reliquaire, réalisés en 1460 et 1463 grâce à des donations de l'archevêque de Toulouse, Bernard du RosierSophie Cassagnes-Brouquet et Michelle Bastard-Fournié, « Le Saint des Saints : le Trésor de Saint-Sernin de Toulouse », Cahiers de Fanjeaux, , Corps saints et reliques dans le Midi, éd. Privat, Toulouse, 2018, .
Histoire Moyen Âge et période moderne
Époque contemporaine En 1812, la démolition du rempart permet le prolongement de la rue jusqu'à la rue Neuve-Saint-Aubin (actuelle rue Labéda). Cette opération s'inscrit dans le cadre de l'aménagement d'un véritable quartier autour de la nouvelle place (actuelle place du Président-Thomas-Woodrow-Wilson) dont les premiers projets datent de la fin du et dont les travaux, commencés en 1804, se poursuivent durant la première moitié du Salies 1989, vol. 1, ..
C'est vers 1840 que Jean-Baptiste Dutemps (1772-1847), entrepreneur et adjoint au maire, et surtout propriétaire de plusieurs terrains entre la place – qui a pris le nom de Lafayette – et la rue Neuve-Saint-Aubin, fait édifier plusieurs établissements de loisirs : des Bains (emplacement de l'actuel rue de Saint-Cyr), l'hôtel des Bains (emplacement de l'actuel rue Labéda) et une salle de spectacle, le Petit Casino (emplacement de l'actuel Pathé Wilson, place Wilson)Salies 1989, vol. 1, ..
En 1850, l'architecte Urbain Vitry est chargé de la construction du bâtiment des Messageries du Midi et du Commerce (emplacement de l'actuel rue de Saint-Cyr), dont le siège se trouvait dans la rue Lafayette (emplacement de l'actuel ), une des deux principales entreprises assurant le transport de passagers par diligenceSalies 1989, vol. 1, ..
En 1866 et 1867, le conservatoire de musique et de déclamation est construit, à son tour. Une école de musique de la ville, fondée en 1820, avait connu un fort développement : devenue en 1840 une succursale du conservatoire national de Paris, recevant un nombre croissant d'élèves – 300 en 1870 – et se trouvant à l'étroit dans les locaux du Capitole (emplacement de l'actuel square Charles-de-Gaulle), il est décidé de le transférer dans la rue des Trois-MuletsSalies 1989, vol. 1, ..
En 1960, l'École hôtelière des Pyrénées (actuel lycée des métiers de l'hôtellerie et du tourisme d'Occitanie), créée en 1916 dans la rue Saint-Étienne (actuel rue Croix-Baragnon), s'installe dans la rue du Conservatoire, à la suite de la démolition des anciens hôtel des Bains Dutemps (emplacement de l'actuel ). L'établissement, qui propose des formations dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration, ouvre un hôtel-restaurant d'application, l'Occitanie-Hôtel (emplacement de l'actuel rue Labéda)Salies 1989, vol. 1, et vol. 2, .. À partir des années 1980, elle accueille également l'Institut national d'hôtellerie et de tourisme, ainsi que le GRETA GaronneMathieu Arnal, « Le lycée hôtelier de Toulouse fête ses cent ans », Côté Toulouse, 20 mars 2016..
En 1998, l'École hôtelière des Pyrénées déménage dans de nouveaux locaux, entre la voie du TOEC et la rue de l'Abbé-Jules-Lemire. En 2000, les bâtiments sont acquis par le Gaumont Wilson, qui souhaite s'agrandir : en 2001, ils sont démolis et remplacés par un nouveau complexe, construit entre 2001 et 2003, permettant au Gaumont Wilson de doubler le nombre de salles de projectionViviane Nortier, « Le Gaumont-Wilson s'apprête à grandir », La Dépêche du Midi, 28 juin 2001.Nicole Clodi, « Gaumont Wilson : cent ans de cinéma », La Dépêche du Midi, 24 février 2019.. En rez-de-chaussée, du côté des rues Labéda, du Conservatoire et Maurice-Fonvieille, des espaces sont réservés pour l'aménagement de commerces et de restaurants, tels que le Cinecitta (actuel rue Labéda)Valérie Sitnikow, « Le Gaumont-multiplexe arrive dans un fauteuil », La Dépêche du Midi, 27 décembre 2001.. En 2015, le Gaumont Wilson récupère les espaces dévolus au restaurant l'Opéra Bouffe – qui a succédé au Cinecitta en 2012 – pour y aménager deux salles supplémentairesSylvie Roux, « Le Gaumont-Wilson s'agrandit rue Labeda », La Dépêche du Midi, 2 juillet 2014..
Patrimoine et lieux d'intérêt Pathé Wilson
Théâtre de la Cité Le théâtre de la Cité occupe une vaste parcelle limitée par la rue Labéda (actuel ), la rue Pierre-Baudis (actuel ), la rue Maurice-Fonvieille (actuel ) et la rue de Saint-Cyr (actuel ). L'espace est occupé, jusqu'en 1992, par le conservatoire de musique de la ville, déménagé cette année dans les bâtiments de l'ancien hôpital Larrey (actuel rue Alexis-Larrey). On y trouvait aussi l'annexe du collège Michelet, permettant aux élèves en horaires aménagés de suivre les enseignements du conservatoireSalies 1989, vol. 2, ..
Le projet de nouveau théâtre est confié à l'agence SAREA Alain Sarfati Architecture. Le bâtiment, de style post-moderne, utilise le verre, le béton, mais aussi la brique et la pierre en parement. Il intègre des éléments des bâtiments plus anciens, tel le portail du conservatoire de musique, élevé entre 1866 et 1867 sur les plans de l'architecte Urbain Vitry. Bâtie en brique claire, elle est représentative de l'architecture néo-classique toulousaine. Elle se développe sur cinq travées, séparées par de grandes arcades qui réunissent le rez-de-chaussée et l'étage. Au rez-de-chaussée, l'ancienne porte du conservatoire est centrale. Rectangulaire, elle est surmontée d'un fronton triangulaire. Dans les travées latérales, les fenêtres rectangulaires sont doubles et surmontées de corniches moulurées. À l'étage, les hautes fenêtres sont en plein cintre et surmontées de fines corniches. La façade est couronnée d'une corniche à denticules..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome VI, Toulouse, 1928, . Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des théâtres et salles de spectacle de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Saint Cyr Saint Cyr Cyr