Guy des Cars est un écrivain français, né le dans le de Paris et mort le dans le de la même ville.

Entre 1941 et 1993, il a publié une soixantaine de romans.

Biographie Naissance et famille

Issu de la noblesse française, il est le fils de François de Pérusse, duc des Cars (1875-1941), et de Maria Teresa Edwards (1879-1941), son épouse, elle-même fille d'.

Guy des Cars s'est marié à trois reprises : le , il épouse, à Nancy, Marie Geneviève Françoise Vilgrain (1914-2004), petite-fille de Louis Antoine Vilgrain, PDG des Grands moulins Vilgrain de Nancy, et d'Étienne Antoine Joucla-Pelous, dont il divorce en 1938. Elle se remarie avec Roger Gérard ; le , il épouse, à Nice, Denise Jacqueline Jourdan (1922-1996), citoyenne monégasque, dont il divorce le ; le , il épouse, à Paris, Marthe Claquin (1912-1999), connue sous le nom de scène de Marta Labarr, actrice, artiste lyrique et dramatique et mère de Jean des CarsPassion Classique sur Radio Classique - jeudi 11 janvier 2019 - Jean Des Cars., journaliste et auteur spécialisé dans les ouvrages historiques.

Il fut l'un des propriétaires du château de Sourches à Saint-Symphorien (Sarthe), dont sa famille a hérité en 1845.

En 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, le château de ses parents abrite des objets des collections du musée du Louvre dans ses vastes caves voûtées. Guy des Cars affirmera que cette expérience a été décisive pour sa façon de concevoir son action d'académicien.

Formation Guy des Cars fait ses études chez les jésuites, entre autres, au collège Saint-François-de-Sales (Évreux), où il entre à l'âge de ; il en sort à 16. Entre-temps, il est renvoyé six fois. Ses maîtres disent de lui :

Carrière À , il part pour le Chili pour mettre fin à une aventure galante et, lors de son retour en France, il écrit une comédie de boulevard, la Croisière pour dames seulesJournal suisse L'Illustré, 29 octobre 1975.. Il embrasse alors la carrière de journaliste. À , il est rédacteur en chef du Jour.

En , il est mandaté par l'organisation nationaliste des Jeunes de France pour prendre la parole dans un meeting organisé par le Comité national de vigilance de la Jeunesse à Paris sous la présidence d'Abel Bonnard. On le présente comme rédacteur en chef de Savez-Vous ?..

Lieutenant dans le régiment d'infanterie qui a participé à la bataille de l’Ailette, il reçoit la croix de guerre pour sa conduite au front. Après la défaite de 1940, il se retire dans le Midi, où il écrit son premier roman L’Officier sans nom, un livre de guerre qui reçoit le prix Goncourt de la zone libre en 1941.

À ses débuts., il signe du nom de Synovie la rubrique « Les épanchements », courrier du cœur parodique, dans Le Canard enchaîné..

Il a écrit de nombreux romans qui ont eu un grand succès, dont L’Impure, La Brute, La Dame du cirque, Le Château du clown, Les Filles de joie, Le Faussaire, L’Envoûteuse, La Justicière, L’Entremetteuse, La Maudite.

L’Académie française lui décerne le prix Max-Barthou en 1951 pour La Brute.

En 1971, il publie Une certaine dame. Selon plusieurs coupures de presse consacrée à l’artiste Zaza Carol, Guy des Cars l’aurait « choisie comme muse » ; l’entretien présente le roman comme issu de cette collaboration d’inspiration« Avec Zaza Carol, la vedette du Milord à Biarritz », Échos Vedettes, 1974. Extrait : « Guy des Cars m’a choisie comme muse. J’ai travaillé un an avec lui et le résultat, c’est “Une certaine dame”. »Entretien avec Georges Bratschi : "Pourtant, c'est moi [Zaza Carol] qui ai inspiré Guy des Cars. Il m'a prise pour modèle de son roman à succès, Une certaine dame. Entre autres best-sellers, le même auteur a publié coup sur coup L'impure, La tricheuse, La maudite, La corruptrice, dont les titres indiquent assez le niveau. Pour parler aussi hardiment que Zaza, on demande :

— Guy des Cars ne serait-il pas idiot ?

— Non ! C'est un commerçant. J'ai vu son courrier et les lettres de félicitations reçoit. L'histoire d'Une certaine dame est conforme à celle des travestis féminins en général.".

En 1962, il est élu directeur de l'Académie du Maine. En 1974, il publie un récit en forme de confession autobiographique, à diffusion plus confidentielle, sous le titre : J'ose.

Guy des Cars fréquente également, dans les années 1970, les cercles nocturnes et mondains parisiens, où il apparaît aux côtés de personnalités du spectacle et de la vie parisienneGuy Monréal, « Un travelo nommé Désir », L’Officiel Hommes, n°3, février 1978. Extrait : Zaza Diors dit le croiser dans « un endroit dit parisien et très fermé » parmi « Guy des Cars et Régine, Carlos et Line Renaud, Jean-Jacques Debout ».. Il fut également un grand amoureux des arts du cirque (et secrétaire général du cirque Pinder en 1942.). En 1980, il participe avec Yves Mourousi, Francis Fehr, Christian Boner et Jean-Pierre Thiollet à la création de l'association de la presse, du music-hall et du cirque (PAVDEC-Presse associée de la variété, de la danse et du cirque) que présida Jacqueline Cartier et qui, avec le soutien amical de Pierre Cardin et d'autres personnalités parisiennes, a joué un rôle notable tout au long des années 1980 et jusqu'au milieu des années 1990.

Rattachant ses œuvres à la catégorie du « roman de gare », ouvrage distrayant et superficiel, certains critiques littéraires l'avaient surnommé « Guy des Gares »..

Il meurt le dans les bras de son fils JeanHistoria numéro 806, février 2014.. L'Humanité souligne : « Guy des Cars est mort », L'Humanité, 22 décembre 1993..

Il est inhumé au cimetière de Hautefort en DordogneCimetières de France et d'ailleurs..

Œuvre

Romans vignette|alt=Couverture de l'édition américaine de "La Maudite"|Couverture de l'édition américaine de La Maudite Les romans de Guy des Cars ont été réédités à de nombreuses reprises. Seules les rééditions notables sont mentionnées. 1941 : L'Officier sans nom (Fayard) ; version définitive en 1955 (Flammarion) 1942 : La Dame du cirque (Fayard) 1945 : Le Maître d'œuvre (Flammarion) ; version définitive sous le titre de La Cathédrale de haine en 1956 (Jeheber) 1946 : L'Impure (Flammarion) 1946 : Contes bizarres (Michel Vittonato) 1947 : Les Sept Femmes (Le Bateau ivre) ; version définitive en 1964 (Flammarion) 1948 : La Demoiselle d'Opéra (La Couronne) 1951 : La Brute (Flammarion) 1952 : La Corruptrice (Flammarion) 1952 : Le Boulevard des Illusions (Amiot-Dumont) 1953 : L'Amour s'en va-t-en guerre (Flammarion) 1954 : La Maudite (Raoul Solar) 1956 : Amour de ma vie (Flammarion) 1957 : La Tricheuse (Flammarion) 1958 : Le Château de la Juive (Flammarion) 1959 : Les Filles de joie (Flammarion) 1960 : Cette étrange tendresse (Flammarion) 1961 : Le Grand Monde (Flammarion) ; souvent réédité en deux tomes, (1) L'Alliée et (2) La Trahison 1963 : Sang d'Afrique (Flammarion) ; souvent réédité en deux tomes, (1) L'Africain et (2) L'Amoureuse 1966 : L'Habitude d'amour (Flammarion) 1967 : De toutes les couleurs (Flammarion) ; plus tard Un faussaire, de toutes les couleurs, puis Le Faussaire, de toutes les couleurs 1967 : La Vie secrète de Dorothée Gindt (La Pensée moderne) 1968 : La Révoltée (Flammarion) 1969 : La Vipère (Flammarion) ; suite de Le Grand Monde 1970 : L'Entremetteuse (Plon) 1971 : Une certaine dame (Flammarion) 1972 : L'Insolence de sa beauté (Flammarion) 1973 : Le Donneur (Flammarion) 1974 : La Coupable (Plon) 1974 : Le Mage et la Boule de cristal (Flammarion) 1974 : Le Mage et le Pendule (Flammarion) 1975 : L'Envoûteuse (Flammarion) 1976 : Le Mage et les Lignes de la main (Flammarion) 1976 : Le Mage et la Bonne aventure (Flammarion) 1977 : Le Château du clown (Plon) 1978 : La Justicière (Plon) 1978 : Le Mage et la Graphologie (Flammarion) 1979 : La Femme qui en savait trop (Plon) 1981 : La Femme sans frontières (Plon) 1982 : La Vengeresse (Plon) 1983 : Le Crime de Mathilde (Flamme) 1984 : Le Faiseur de morts (Mercure de France). 1984 : La Voleuse (Flamme) 1985 : Je t'aimerai éternellement (Flamme) 1986 : La Mère porteuse (Favre) 1987 : L'Homme au double visage (Flamme) 1988 : La Femme-objet (Flamme) 1989 : L'Amoureuse (Michel Lafon) ; à ne pas confondre avec le deuxième tome de Sang d'Afrique 1990 : La Femme d'argent (Michel Lafon) 1991 : La Visiteuse (Flamme) 1992 : L'Amant imaginaire (Michel Lafon) 1993 : La Tueuse (Flamme)

Écrits autobiographiques 1945 : Mémoires d'un jeune (Fayard) 1965 : De cape et de plume, roman vécu (Flammarion) 1974 : J'ose, confidences que je n'ai pu faire qu'à mon fils (Stock) 1987 : Le Tourbillon, roman vécu (Carrère)

Essais et récits 1965 : Les Rois de cœur (Robert Laffont) ; titre de couverture Les Rois de cœur de Roumanie 1979 : Les Reines de cœur (Perrin) ; plus tard Les Reines de cœur de Roumanie 1989 : Le Fabuleux Roman du Lido de Paris (Atlas)

Jeunesse 1944 : Toni, roi du cirque (Marcus) 1945 : Mon ami Touche-à-Tout (Nouvelles Presses Françaises) 1969 : Le Train du père Noël (Flammarion)

Adaptations cinématographiques 1954 : , de George More O'Ferrall 1962 : Filles de joie (Bajo un mismo rostro), de Daniel Tinayre 1985 : Le Crime de Mathilde, de Jean-Paul Carrère, feuilleton en 1986 : Le Faiseur de mort, de Jean-Paul Carrère, feuilleton en 1987 : La Brute, de Claude Guillemot 1987 : La Tricheuse, de Joyce Buñuel, téléfilm 1990 : L'Homme au double visage, de Claude Guillemot 1991 : L'Impure, de Paul Vecchiali, téléfilm 1994 : La Corruptrice, de Bernard Stora, téléfilm 1996 : La Dame du cirque, de Igaal Niddam 2015 : Une Mère en trop, de Thierry Petit

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

J'AI LU : Guy des Cars Tous ses livres édités au format poche Guy des Cars, en 1968, s'exprime sur sa vie et sa carrière, une archive de la Télévision suisse romande

* Catégorie:Nom de convenance Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Élève de Sainte-Croix du Mans Catégorie:Maison de Pérusse des Cars Catégorie:Naissance en mai 1911 Catégorie:Naissance dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en décembre 1993 Catégorie:Décès à 82 ans Catégorie:Décès dans le 13e arrondissement de Paris Catégorie:Personnalité inhumée en Dordogne