Odette Couty est une institutrice française née le à Saint-Sulpice-Laurière et morte le à Oradour-sur-Glane en Haute-Vienne.
Elle est l’une des victimes du Massacre d’Oradour-sur-Glane, village entièrement détruit par les Nazis.
Biographie Odette Couty naît le à Saint-Sulpice-Laurière en Limousin. Sa mère est Marie-Louise Germain et son père, Gaston, Léonard Couty est mécanicien à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. En , la famille déménage à Limoges à la suite de la mutation de son père. Elle s’installe au 46 de la rue du Grand Treuil où le couple fait construire une maison.
Odette Couty grandit dans un environnement cheminot, toujours près d’une gare. Elle est scolarisée à l’école primaire du quartier puis poursuit ses études à l’école primaire supérieure et à l’école normale de filles de Limoges pour devenir institutrice.
Elle commence sa carrière au début des années 1940 en effectuant des remplacements, en étant toujours domiciliée chez ses parents à Limoges.
En 1943, alors que son père rejoint la Résistance, Odette Couty se porte volontaire pour enseigner au château du Couret près de l'école de Traspont à Saint-Laurent-les-Églises. dans une maison de l’Œuvre de secours aux enfants. L’OSE est une association destinée au secours des enfants et à l'assistance médicale aux Juifs persécutés. Sa classe est fermée au printemps 1944 et Odette Couty se retrouve sans poste. Elle termine l’année scolaire à Oradour-sur-Glane, en remplacement du congé de maternité de la directrice de l’école de filles. alt=L'église détruite d'Oradour-sur-Glane|vignette|L'église détruite d'Oradour-sur-Glane. Odette Couty meurt à vingt-trois ans le samedi , victime du massacre d’Oradour-sur-Glane où un bataillon de SS a entièrement détruit le village et fait 643 victimes. Les femmes et les enfants ont été rassemblés préalablement dans l’église avant qu’elle soit brulée.
Hommages et postérité Odette Couty obtient la mention « Morte pour la France » le .
Son nom figure sur le mémorial des martyrs du à Oradour-sur-Glane et sur la plaque commémorative apposée dans la cour de l’ancienne école normale de Limoges.
En 2013, Jacques Villegier publie De l'honneur et des larmes qui retrace sa vie.
Le , l'école primaire du Grand-Treuil à Limoges est nommée en son nom.
Bibliographie
Notes et références
Catégorie:Naissance en mai 1921 Catégorie:Naissance dans la Haute-Vienne Catégorie:Décès en juin 1944 Catégorie:Personnalité féminine française Catégorie:Oradour-sur-Glane Catégorie:Décès à 23 ans Catégorie:Civil français tué pendant la Seconde Guerre mondiale