Manuel Prado Ugarteche (Lima, – Suresnes, )Transcription de l'acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Suresnes, à la mairie de Paris , n° 1072, vue 5/31. est un ingénieur, banquier et homme d'État péruvien, qui est président de la République à deux reprises, du au et du au .

Biographie

Jeunes années

Manuel Prado est né en 1889 dans une famille patricienne de Lima. Son père, Mariano Ignacio Prado, est chef suprême du Pérou entre 1865 et 1867. Son frère aîné est le philosophe Javier Prado. Un autre frère, Leoncio Prado, fut un héros militaire. Il suit des études supérieures à l'École d'ingénieurs du Pérou (l’actuelle Université nationale d'ingénierie), et en sort avec le diplôme d’ingénieur civil. De 1915 à 1919, Prado est professeur à l'université nationale principale de San Marcos à Lima. En 1918, il se marie avec Enriqueta Garland, dont il a un fils et une fille. En 1919, il est élu député du parti de l'Union parlementaire au Congrès pendant le gouvernement d'Augusto Leguía. Mais il s’oppose à la dictature de ce dernier et doit s’exiler à Paris de 1921 à 1932.

De retour au Pérou, il préside la Banque centrale du Pérou de 1934 à 1939.

Première présidence

En 1939, à la tête de la Coalition conservatrice, Manuel Prado Ugarteche obtient 78 % des voix et succède à Oscar R. Benavides à la présidence de la République. Il permet le retour à la légalité du Parti apriste péruvien qui l’a soutenu.

En 1941, le Pérou est engagé dans un court conflit armé avec l’Équateur qui lui assure la souveraineté sur supplémentaires de forêt amazonienne. Il signe en 1942 le protocole de Rio de Janeiro qui définit les frontières entre les deux pays. Pendant la Seconde Guerre mondiale le pays s’aligne nettement sur les Alliés. Le Pérou est la première nation sud-américaine à déclarer la guerre à l’Axe, à reconnaître la France Libre, mais il n’a participé à la guerre qu’en 1945.

Pendant son gouvernement le pays parvient à asphalter complètement sa portion de la Route panaméricaine.

Prado termine son mandat en 1945 et José Luis Bustamante y Rivero lui succède. Il part s’installer quelques années à Paris, cette fois-ci de son plein gré.

Seconde présidence

Manuel Prado Ugarteche revient au Pérou en 1955 pour participer à l’élection présidentielle de 1956, qu’il remporte avec le soutien de l’Alliance populaire révolutionnaire américaine qui avait de nouveau été interdite par le gouvernement précédent de Manuel A. Odría. Il remporte les élections face à Fernando Belaúnde Terry qui obtient 45 % des voix. Il devient président de la République pour la deuxième fois

Prado annonce qu’il va soumettre au congrès nouvellement élu une loi pour légaliser de nouveau l’Alliance populaire révolutionnaire américaine. La loi est adoptée et le fondateur de l’Alliance populaire révolutionnaire américaine, Víctor Raúl Haya de la Torre peut ainsi rentrer de son exil à l’étranger.

Aligné diplomatiquement sur les États-Unis, il suggère parfois des initiatives. Lors d'une rencontre avec le secrétaire d’État Dean Rusk, il lui propose « de mener une action rapide et décisive » contre Fidel Castro, sans se préoccuper des possibles protestations internationales. D'après lui « Les réactions ne dureront pas et l'affaire sera aussi rapidement oubliée que l'invasion du Guatemala et l'assassinat de Patrice Lumumba ».

Sa politique économique oscille entre d’une part l’expérimentation libérale (suppression des subventions aux combustibles et aux produits alimentaires, ce qui provoque des grèves et des troubles) et d’autre part le contrôle des sorties de capitaux et le début de la nationalisation de la production pétrolière.

En 1958, il obtient de l’Église catholique qu’elle annule son mariage avec Enriqueta Garland pour épouser en secondes noces Clorinda Málaga. vignette|redresse|gauche|Manuel Prado Ugarteche en 1961. En 1961, il est le premier chef d’État étranger à se rendre en visite au Japon depuis la Seconde Guerre mondiale.

Exil en France Manuel Prado Ugarteche ne termine pas son second mandat à 18 jours près, car il est renversé par un coup d’État militaire en conduit par la Junte militaire de Gouvernement. Celle-ci est formée par les chefs des trois Armes et présidée par le général Ricardo Pérez Godoy., qui vise à empêcher que l’apriste Víctor Raúl Haya de la Torre, arrivé en tête des élections du n’accède au pouvoir. Il doit s’exiler de nouveau à Paris, où il meurt cinq ans plus tard, le .

Manuel Prado Ugarteche a publié divers travaux scientifiques sur le calcul infinitésimal et l’hydrostatique.

Distinctions

Notes et références

Liens externes

Discours adressés au Congrès du Pérou Courte biographie

Catégorie:Famille Prado Catégorie:Président du Pérou du XXe siècle Catégorie:Ingénieur péruvien du XXe siècle Catégorie:Professeur à l'université nationale principale de San Marcos Catégorie:Grand-croix de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne Catégorie:Chevalier grand-croix de l'ordre du Mérite de la République italienne Catégorie:Grand-croix de l'ordre de Sant'Iago de l'Épée Catégorie:Collier de l'ordre d'Isabelle la Catholique Catégorie:Naissance en avril 1889 Catégorie:Naissance à Lima Catégorie:Décès en août 1967 Catégorie:Décès à Suresnes Catégorie:Décès à 78 ans Catégorie:Personnalité morte en exil Catégorie:Banquier péruvien