est une ville située dans la préfecture de Saitama, au Japon.

Géographie Situation La ville de Gyōda est située dans le nord de la préfecture de Saitama, sur l'île de Honshū, au Japon.. Elle s'étend sur environ , d'est en ouest, et du nord au sud, au centre de la plaine du Kantō, à au nord-ouest de Tokyo, capitale du Japon. Sa limite nord jouxte le sud-est de la préfecture de Gunma..

Municipalités limitrophes

Démographie Lors du recensement national de 2015, la population de la ville de Gyōda s'élevait à , répartis sur une superficie de .... Elle était de en 1965, en 1985 et en 2000.. De 1980 à 2018, la proportion des plus de est passée de 8,7 % à 29,6 %.. En 2018, la ville comptait étrangers (environ habitants de la ville), dont 26,2 % de Brésiliens, 15,7 % de Péruviens, 10,3 % de Philippins, 9 % de Chinois et 4,8 % de Coréens..

Topographie Le territoire de Gyōda est étendu dans une plaine alluviale ; l'altitude moyenne y est de .

Hydrographie La limite nord de la ville de Gyōda est formée par une section du fleuve Tone. Le sud de la ville comprend une partie du bassin versant du fleuve Ara.

Climat Le climat de Gyōda est du type continental avec de faibles précipitations au cours de l'année (~). L'hiver, le mercure peut descendre jusqu'à et grimper jusqu'à en été..

Histoire Le site de Gyoda est occupé depuis une période très ancienne. Témoin de cette occupation précoce, la ville regroupe plusieurs sites archéologiques dont le plus grand et le plus remarquable rassemble neuf tumulus funéraires (kofuns) de la période éponyme ( ap. J.-C.) dont huit présentent une forme en trou de serrure typique. Le tumulus de Maruhalayama est, quant à lui, le plus grand de forme circulaire du Japon.

Lors de la fin de la période Sengoku, une bataille est entrée dans l’histoire avec la résistance du seigneur du château Narita Ujinaga, de ses 619 samouraïs et près de locaux qui ont tenu un mois face au siège mené par Ishida Mitsunari (vassal de Toyotomi Hideyoshi) qui, s’inspirant du siège de Takamatsu et fort de , tente d'inonder le soubassement du château pour en percer les défenses, mais sans résultat.

En 1889, après l'officialisation par le gouvernement de Meiji du découpage du territoire national en préfectures, le bourg d'OshiLe . est fondé, par fusion du village de SamaLe . et des bourgs de NaritaLe . et GyōdaLe ... En 1920, Oshi rassemble sur une superficie de .. Le , Oshi acquiert le statut de ville, sous le nom de « Gyōda ». Jusqu'en 1957, son territoire s'élargit et atteint , par fusion avec des villages voisins. En 2006, l'intégration du village de Minamikawara. porte la superficie de Gyōda à .

Économie Selon les chiffres du recensement national de 2015, ( en 1980) ont un emploi dans la ville de Gyōda. 62,3 % de la population active (44,6 % en 1980) travaillent dans le secteur tertiaire (commerce, services et domaine médical), 30,2 % (45,8 % en 1980) dans le secteur secondaire (construction et industrie manufacturière). L'agriculture (riz, céréales et légumes.) et l'exploitation forestière sont les principales activités des actifs du secteur primaire.. De 1970 à 2015, la population de Gyōda formant des ménages agricoles a diminué de à ..

Éducation En 2017, la ville de Gyōda possède seize écoles primaires, deux collèges, deux lycées et un institut universitaire privé.

Culture locale et patrimoine vignette|Gyōda 2012 : illustration d'un roman de Wada RyōÀ gauche : Ishida Mitsunari et le kofun de Maruhakayama.Au centre : Obō no shiro, le titre d'un roman de Wada Ryō.À droite : Narita Nagachika, un général de l'époque Sengoku (milieu du -fin du ), et le château d'Oshi..|alt=Photo couleur d'une rizière dans laquelle les plants de riz de couleurs différentes font deux profils de personnages historiques.

Au , la production de tabi est à son apogée, des machines sont importées d’Europe ou sont fabriquées sur place ; certaines sont toujours utilisées de nos jours. Aujourd’hui encore, Gyoda produit 80 % des tabi fabriquées au Japon. dans ses six dernières usines. Ces usines, classées Japan Héritage, sont fières de leur savoir-faire et défendent l’aspect artisanal de leur production, ainsi que la qualité des matériaux.

Patrimoine architectural Château d'Oshi Le château d'Oshi est non seulement l’un des sept châteaux remarquables de la région du Kantō, mais c’est également le musée d’histoire municipal..

Le château d’Oshi est entré dans l’histoire comme le « Château flottant ». Construit pendant l'époque de Muromachi (1333-1573), il est achevé selon les sources vers 1479 et est entouré de canaux et de marais (comme le présente la maquette dans la première salle du musée), le rendant difficilement prenable.

Mais, c’est en résistant plus d’un mois au siège d'Ishida Mitsunari (vassal de Toyotomi Hideyoshi) qu’Oshi-jyo gagne son nom. En effet, Mitsunari, s’inspirant du siège de Takamatsu et fort de , ne parvient pas à faire plier le château, défendu par moins de et près de locaux. C’est le fameux siège d’Oshi de la fin de la période Sengoku.

Ce siège est commémoré chaque année pendant le matsuri (festival) d’automne avec des défilés de samouraïs dans une grande partie de la ville, qui s’achève au château avant de laisser la place à des reconstitutions. On peut y voir des tirs d’arquebuses et le combat au sabre victorieux de Kaihime, fille de Narita Ujinaga, défenseur du château.

Son donjon a été détruit pendant l'ère Meiji (1868-1912), une copie le remplace depuis 1988. Depuis sa reconstruction, le donjon abrite une partie du musée sur l’histoire de Gyōda, de ses origines au début .

Monuments funéraires vignette|Tumuli de Gyōda (sakitama-kofungun), avec la ville en arrière-plan.|alt=Photo couleurs de tumuli, sous un ciel gris.

Les tumuli japonais sont des mottes de terre artificielles parfois de très grandes dimensions. Il n’y a pas d’architecture intérieure et le défunt est enterré au sommet avec son mobilier funéraire, conservé dans le musée archéologique voisin. de la ville.

Les kofuns sont parfaitement visibles dans le paysage et ils offrent un point de vue spectaculaire sur la ville. Au sommet du tumulus d’Inariyama se trouve une plaque matérialisant le lieu de découverte du défunt et de son fabuleux trésor.

Musées Musée Sakitama des anciens tumulus Situé à proximité des tumuli, le musée conserve le riche matériel archéologique découvert lors des fouilles dont de nombreuses céramiques de style haniwa ainsi que des vestiges d’armures en métal et surtout, une des neuf épées antiques du pays : l'épée d'Inariyama. Elle a la particularité d’être incrustée de lettres d’or qui racontent la vie de son défunt propriétaire.

Le musée propose des ateliers pour fabriquer des magatama retrouvés en grand nombre dans les tombes sans que l’on en connaisse exactement la fonction. Les spécialistes proposent plusieurs hypothèses : la représentation d’un croissant de lune ou bien celle d’un fœtus.

Patrimoine naturel Kodaihasu no sato Kodaihasu no sato ou parc des anciens lotus est un parc réputé de la ville de Gyoda. On compte de lotus offrant plus de par an. À la belle saison, le jardin se couvre de fleurs de lotus. Des ponts en bois permettent de cheminer sur les bassins au milieu des fleurs.

Le parc est complété par un centre d’interprétation présentant l’environnement et les espèces qui vivent en harmonie avec les plantes, système racinaire et ses différentes variétés, dont le lotus de Gyoda, issu de graines de lotus dont l’âge est estimé entre et et qui ont été retrouvées lors de fouilles archéologiques et réactivées avant d’être plantées.

Événements Tambo Art Depuis 2008, Gyōda organise chaque année la plus importante manifestation de tambo art de la région de Tokyo.. En 2015 la ville est entrée dans le Livre Guinness des records grâce à une création d'art des rizières de . Depuis 2008, chaque année, la ville propose un nouveau motif, allant de l’art Nazca à l’anniversaire des trente ans de Dragon Quest ou encore des portraits de personnalités.

Gastronomie Nourriture La ville de Gyoda propose deux plats typiques de la ville : zeri furai et furai., populaires auprès des nombreux ouvriers des usines de tabi lors de l’acmé de la production au et début du .

Zeri furai Il est composé d’une purée de pommes de terre agrémentée de petits légumes et de quelques épices. On lui donne une forme de patate avant de le faire frire.

Furai Le furai est à mi-chemin entre la galette et l’omelette et rappelle lokonomiyaki. Elle est garnie de légumes, de condiments divers et surtout de soba.

Café Vert Ouvert en , il s’agit de l’ancien magasin coopératif Ninomachi, démonté, déplacé et reconstruit près du parc Mizuki. Le bâtiment date de 1922 (taisho 11). Il s’agit d’un restaurant-salon de thé très prisé.

Transports Gyōda est desservie par la ligne Takasaki de la JR East et la ligne principale Chichibu de la Chichibu Railway. La gare de Gyōda est la principale gare de la ville.

Jumelages La ville de Gyōda est jumelée avec deux municipalités japonaises. :

.

Symboles municipaux L'arbre symbole de Gyōda est l'abricotier d'argent et sa fleur symbole le chrysanthème d'automne, deux symboles choisis par un vote populaire à l'occasion des célébrations du de la fondation de la municipalité. En 2009, pour fêter les soixante ans de la ville, une seconde fleur a été sélectionnée : celle du lotus sacré.

Notes et références Notes lexicales bilingues

Références

Voir aussi

Bibliographie .

Liens externes

Catégorie:Ville au Japon