Raymond Petit (né le à Neuilly-sur-Seine et décédé le à Annemasse) est un compositeur et critique musical français.

Biographie Jeunesse et vie privée Le Ménestrel du L'auteur de l'article, « A.S. » résume les propos du musicologue Boris de Schlœzer qui présentait une audition des œuvres de Raymond Petit. présente Raymond Petit ainsi :

Petit épousa Henriette Bourdeau, fille de Jean Bourdeau... La cérémonie eut lieu en à l'église Saint-Pierre-de-Chaillot.

Critique et conférencier Petit contribua à La Revue musicale, dans la section « Notes et chroniques » : il s'agissait de courts articles sur l'activité musicale, par exemple sur la revue du Moulin rouge, la Revue nègre et le clown musical Grock qui se produisait alors au Palace. Plus sérieusement, La Revue musicale de publia un numéro spécial, Lully et l'opéra français avec, en supplément musical, Airs et chansons de Lully publiés [transcrits] par Raymond Petit. Dans le numéro de de La Revue musicale, il publia la première étude sur la musique d'Alexandre Tansman, auquel il consacra un autre article en septembre.. Il fournit encore une note sur Le Chanteur de jazz, le premier film parlant (La Revue musicale , 1929). Le Ménestrel s'enorgueillissait. aussi de l'employer : le numéro de janvier- présente un article sur La Musique et l’univers spirituel..

De manière plus classique, il écrivit sur Le Falstaff de Verdi pour la Revue Pleyel (janvier-). L'Europe nouvelle du publia un long article sur « L'été de la musique », à Francfort-sur-le-Main. Il s'agissait d'une exposition internationale avec de nombreux concerts.. En , Petit publia dans la revue Musique ()Musique : revue d'histoire, de critique, d'esthétique et d'informations musicales. (octobre 1927) - dernier numéro (mars 1930), son rédacteur en chef était Marc Pincherle. Elle avait remplacé la Revue Pleyel et fut remplacée par Le Guide musical et théâtral de Gabriel Bender (1884-1964). Voir pressemusicale.oicrm.org. un article sur À l'occasion du concert de son ami Yves Tinayre à Montpellier ; le , les lecteurs du Sud : Journal républicain du matin purent lire un long article bien informé signé de… Raymond Petit..

Petit fut également conférencier : C'est devant le Groupe d'études philosophiques et scientifiques pour l'examen des idées nouvellesFondé en 1922 par René Allendy que Petit prit la parole en pour présenter Erwin Schulhoff et ses Cinq études de Jazz pour piano à « demi-ton », avant qu'elles soient jouées par le compositeur.. Selon Les Nouvelles littéraires du , il parla le à l'amphithéâtre Michelet, à la Sorbonne, sur 'L'inconscient et la musique'. dans le cadre des activités du même Groupe d'études philosophiques et scientifiques.

Le , en compagnie de Boris de Schlœzer, il donna une conférence à la salle de la Société Théosophique (4, Square Rapp). Il présenta l'œuvre très avant-gardiste de Nicolas Oboukhov, le Livre de la vie, pour chant, deux pianos, croix sonore et orchestre, avant que le compositeur en fasse entendre la Préface et quelques fragments. au piano. En , il présenta une « causerie » à la Sorbonne lors d'un concert radiodiffusé par la Station radio téléphonique de l'École supérieure des PTT portant sur des œuvres employant la gamme des quarts de ton"Les recherches nouvelles de la musique » : œuvres par quart de ton avec le concours de Jane Bathori, cantatrice; MM. Alois Hába, Karel Hába, compositeurs ; Erwin Schulhoff, pianiste. Programme : causerie de Raymond Petit, secrétaire de la Revue musicale. Première partie: musique à quart de ton : Deuxième étude (Miroslav Pone (élève de Josef Suk au Conservatoire de Prague, 1902-1976) ; Trois compositions de la Suite, op. 7. (Karel Hába) ; Fantaisie op. 19 (Alois Hába), par M. Elwin Schulhoff sur le piano à quart de ton Förster. Deuxième partie: 1. Cinq études de jazz (Erwin Schulhoff), par M. E. Schulhoff ; 2. Chansons populaires tchécoslovaques, choisies et traduites par H. Jelinek, harmonisées par Křička : Allons ensemble Bethléem (Bohême) ; Les monts retentissent (Moravie); Si tu étais mon Annette (Bohême); Quand m'en irai triste (Slovaquie) Lorsque je vais au-dessus de la ferme (Bohême), chantées par Jane Bathori; 3. Troisième sonate (Václav Kaprál), M. E. Schulhoff; 4. Mélodies populaires slovaques, adaptation française de Robert Jardillier), musique de Václav Štěpán : Verte ma forêt, L'heureuse fiancée, Si vous avez brune amante, Moi je reste vieux garçon, chantées par Jane Bathori, accompagnées par M. E. Schulhoff, lire en ligne.. Le , il donna une conférence sur « La pensée musicale » pour La Science Spirituelle (6, rue Huyghens) (ou Simonne Rihouët, 1892-1982), sœur d'Yvonne Rokseth, qui lui a dédié sa partition L'Offrande lyrique, d'après Rabindranath Tagore traduit par André Gide)... Le , Petit présenta le concert que donnait Tinayre dans les salons de l'Institut de Coopération Intellectuelle (au Palais-Royal), organisé par Elizabeth Sprague Coolidge : Tinayre chanta Trois récits de l'évangile de Francesco Malipiero. Il donna enfin une des conférences de la Schola Cantorum, le , sur « La Musique et la pensée ».

Raymond Petit, « le compositeur connu, gendre de notre charmant et regretté Jean Bourdeau », faisait partie des « principaux anthroposophes français » réunis à Dornach (le Goetheanum, à Dornach, est le siège de la Société anthroposophique universelle) en 1932, selon Maurice Muret..

Compositeur Le , Petit participa à un concert du Salon des musiciens françaisSiège au 28, rue Nollet (), « fondé avant la guerre pour combattre l'envahissement de la musique allemande » https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6557841n/f7.item, Salle des Concerts du Conservatoire (2, rue du Conservatoire). Les autres compositeurs étaient Charles Tournemire et Théodore Dubois pour les plus connus, Marcel Noël (Impromptu pour harpe joué par Lily Laskine), et d'autres moins connusMarguerite Balutet, Henri Lutz, Amédée Gastoué) ; Paul-Silva Hérard (organiste de l'Église Saint-Ambroise de Paris) ; A.-R. Lesur (Alice-Robert) : Alice Thiboust, épouse de Robert Lesur (Le Mesnil-Le-Roi, 9 juillet 1875 - 11 décembre 1948) : Deux novembre, Sonnet du printemps, poèmes de Paul Collin. Lesur se présentait comme la nièce de Collin. Musique publiée à Lyon par Janin Frères lire en ligne.. Petit présenta son Poème pour Solo et Chœurs, interprété par Gabrielle Dauly (cantatrice et compositrice) et les Chœurs mixtes, avec au piano Henri Gilles..

Le , Petit fut joué au CaméléonCabaret d'Art fondé par le sculpteur Jean Levet, et un groupe d'auteurs et artistes (Géo-Charles, Auguste Clergé... Le jeudi est consacré à la musique moderne). Il se trouve à l'époque au 241 bd Raspail.. Dans la présentation faite par Boris de Schlœzer, celui-ci insiste sur la « religiosité, [le] mysticisme de plus en plus marqué » du compositeur, et sur son « style essentiellement mélodique ». Au programme figuraient, notamment, le Cantique au Soleil (tiré d'un oratorio sur Saint François d'Assise) interprété par Yves Tinayre, « et dont la partition d’orchestre fut très intelligemment réduite au piano par M. Perlemuter », et des œuvres plus anciennes, deux Pièces graves pour quatuor à cordes.. Maurice Brillant assistait au même concert, et en retint des « mélodies sur des textes en quatre ou cinq langues, qu'il choisit pour leur sonorité particulière » et qualifia Petit d' En eut lieu la création, au concert de La Revue musicale, au théâtre du Vieux-Colombier, de l'Hymne Védique de Petit, chanté par Joy DemarquetteJacques Demarquette (Paris 25 avril 1888 - 22 août 1969 Paris) Dentiste et président du Trait d'Union (Société naturiste fondée en 1911). Épousa le , à Bloemendaal (Pays-Bas) Jeanne Marie Goverdina Ijzerman (Diemen, Pays-Bas, 1893 - ?), artiste lyrique, dite Joy Demarquette. accompagnée par « l’habile flûtiste qu’est M. Albert Manouvrier ». C'est le jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud qui en rendit compte : « D'un souffle large, d’une ligne mélodique ample, au sein d'une atmosphère profondément évocatrice, cette œuvre nous rend impatients de connaître ses sœurs. M. Raymond Petit, grand voyageur devant l’Éternel, écrit peu. Il mûrit longtemps ce qu’il fait, mais il nous épargne ainsi, en même temps qu’il s'épargne à lui-même, ces essais hâtifs qui ne mènent à rien.

Son style original revient, semé de trouvailles curieuses, dans ce Dialogue pour deux violons qu’il présenta le à la SMI, par le truchement de H. de SampignyHortense Husson de Sampigny (Aisey-et-Richecourt 22 octobre 1898 - 15 juin 1969 Paris), fille de René Husson de Sampigny et Louise Lascoux, épouse d'Auguste Bailly. et Theys ».. Le même concert permit d'entendre des pièces de guitare jouées par Andrés Segovia..

En , Y. Tinayre donna un concert chez la comtesse Aynard de Chabrillan (8, rue Christophe-Colomb). Accompagné au piano par Vlado Perlemuter, il chanta des mélodies que trouva « » The Chicago tribune and the Daily news, New York, Le Gaulois. Le , au Caméléon, Y. Tinayre et Vlado Perlemuter donnèrent la deuxième exécution publique du Cantico al Solehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k82524g/f542.itemalors que Joy Demarquette et Gaston Blanquart donnaient lHymne védique pour chant et flûte. Le même jour, il participa à l'enquête de Paris-midi, par le truchement d'André Cœuroy et André Schaeffner, sur les groupes de jazz.. Le Ménestrel du rend ainsi compte du concert du 3 juin :

Le , à la salle Gaveau, avait lieu la première dAndantino (sans doute la Sicilienne) de Petit par Andrés Segovia qui jouait aussi la Sérénade, de Gustave Samazeuilh, son contemporain.. Y. Tinayre se fit encore le champion de Petit au concert du (salle de l'ancien Conservatoire).. Le , le concert de la Société musicale indépendante permettait d'entendre Deux chants religieux « en première audition », selon le critique. L'une de ces pièces était l'''Hymne védique (par Yves Tinayre et Gaston Blanquart), déjà donné plusieurs fois, et l'autre, que Louis Aubert trouva plus critiquable, Glosa, C'est de nouveau Tinayre qui créa « deux très beaux chants qui furent inspirés à M. Raymond Petit par des vers de Torquato Tasso et par le Cantique spirituel de Laurent de Médicis », au Concert Poulet, le 20 février 1927.. Lors de « L'été de la Musique » organisé par la Société Internationale pour la Musique Nouvelle, à Francfort-sur-le-Main, du 30 juin au , la musique française fut représentée par le Cantique au soleil de Saint-François-d'Assise, de Raymond Petit et lOffrande à Siva de Claude Delvincourt.

Le , le concert de la Société musicale indépendante à la Salle Erard permit d'entendre deux "Madrigaux" pour chœur a cappella de Petit. Au programme figuraient également la Sonate pour piano de Dukas, la Sonate pour violoncelle et piano de Tcherepnin une Chanson franciscaine de Simone Plé et d'autres œuvres contemporaines. Parmi les instrumentistes figuraient notamment Plé-Caussade et Tcherepnine..