Cette liste recense les élections nationales organisées durant l'année 2024. Elle inclut les élections présidentielles et parlementaires, ainsi que les référendums, dans les États souverains ou sécessionnistes. Les élections européennes, bien que supranationales, y figurent également« 2024, année électorale record », Le Monde, 6 janvier 2024.
Les élections infra-nationales (territoriales, régionales, municipales,...) sont répertoriées dans la liste d'élections infranationales en 2024.
Commentaires généraux
Quelque 3,7 milliards de personnes sont appelées à voter en 2024, un record "'Anger and resentment': World's 'super election' year results capture voters' mood", Special Broadcasting Service, 17 novembre 2024. À travers le monde, ces élections sont marquées par la propagation de la désinformation sur Internet, souvent sous la forme de théories du complot.
none|thumb|upright=2 |Carte du monde indiquant les pays organisant des élections ou des référendums nationaux :
Des élections démocratiques produisent une alternance au pouvoir aux Îles Marshall (janvier), au Bhoutan (janvier), en Indonésie (février), au Portugal (mars), au Sénégal (mars et novembre), en Slovaquie (avril), aux Maldives (avril), au Panama (mai), en Macédoine du Nord (mai), au Royaume-Uni (juillet), au Sri Lanka (septembre et novembre), en Lituanie (octobre), au Botswana (octobre), aux États-Unis (novembre), à Maurice (novembre), au Somaliland (novembre), en Uruguay (novembre), en Islande (novembre) et au Ghana (décembre).
Aux États-Unis, où le président démocrate sortant Joe Biden renonce à se représenter, Donald Trump, candidat du Parti républicain, tenant d'une droite populiste complotiste et auteur d'une tentative de coup d'État en 2021, est élu président, tandis que son parti remporte la majorité absolue des sièges aux deux chambres du Congrès.
En France, les élections législatives anticipées en juin et juillet, marquées par une progression de la gauche mais aussi par une percée de l'extrême-droite, produisent un parlement sans majorité et une situation de blocage politique, aucune formation ne pouvant disposer de la confiance de l'Assemblée nationale.
Au Royaume-Uni, les conservateurs subissent une des pires défaites de leur histoire aux élections législatives en juillet, après quatorze ans au pouvoir, une série de scandales et un contexte économique morose. Keir Starmer, à la tête du Parti travailliste, devient Premier ministre.
En Inde, lors des élections législatives d'avril à juin, le Bharatiya Janata Party (droite nationaliste hindoue, national-conservatrice, néolibérale et populiste) du Premier ministre Narendra Modi perd sa majorité absolue des sièges mais demeure de loin la principale force au Lok Sabha et dispose d'une majorité absolue avec ses alliés, ce qui permet à Narendra Modi d'entamer un troisième mandat à la tête du pays. En Afrique du Sud, les élections législatives en mai marquent un recul historique du parti Congrès national africain, qui échoue pour la première fois à obtenir une majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale. Le président Cyril Ramaphosa est contraint de former un large gouvernement de coalition intégrant notamment le principal parti de l'opposition sortante, l'Alliance démocrate. Au Botswana, le Parti démocrate (droite sociale), au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1966, subit une défaite historique aux élections d'octobre, perdant la plupart de ses sièges au Parlement ; Duma Boko devient président de la République, porté par la Coalition pour un changement démocratique (centre-gauche social-démocrate).
Des régimes de droite autoritaire se maintiennent au pouvoir par des élections entachées de répression, de fraudes ou d'entorses au droit au Salvador (février), en Azerbaïdjan (février et septembre), en Biélorussie (février), en Iran (mars), en Russie (mars), au Togo (avril), au Tchad (mai), au Rwanda (juillet), en Syrie (juillet), en Algérie (septembre), en Tunisie (octobre), en Géorgie (octobre), et en Ouzbékistan (octobre). C'est le cas également de régimes autoritaires de gauche au Venezuela (juillet) et au Mozambique (octobre). Aux Kiribati, où l'échelle politique droite-gauche n'existe pas, le président autoritaire Taneti Maamau se maintient au pouvoir à l'élection présidentielle en octobre en empêchant toute candidature d'opposition.
Par mois Janvier Date Pays Élections Contexte RésultatsPrésidentielle Scrutin indirect Hilda Heine, ancienne présidente et candidate de l'opposition, est élue avec 51,52 % des voix par la Législature face au président sortant David Kabua. Législatives Le Parti nationaliste du Bangladesh, principal parti de l'opposition, boycotte le scrutin en signe de protestation contre la répression massive dont il est l'objet. La Ligue Awami (autoritaire, troisième voie) remporte plus des trois quarts des sièges, en raison du boycott des principaux partis d'opposition et malgré un taux de participation en forte baisse.Le scrutin amène à la reconduction de la Première ministre Sheikh Hasina pour un quatrième mandat consécutif depuis 2009.Une révolte éclate en juillet, aboutissant à la démission et à la fuite de la Première ministre. Législatives tour Alternance. Le Parti démocratique populaire (centre gauche) remporte près des deux tiers des sièges face au Parti tendrel du Bhoutan (centre).Tshering Tobgay devient Premier ministre. Présidentielle Ayant exercé deux mandats, la présidente sortante Tsai Ing-wen (Parti progressiste-démocrate) ne peut se représenter. Le vice-président sortant Lai Ching-te, dit également William Lai (Parti démocrate progressiste, DPP : centre-gauche social-libéral et indépendantiste) est élu président de la république avec 40,05 % des voix face à ses deux adversaires. Législatives Les élections législatives produisent un parlement sans majorité. Le DPP perd sa majorité absolue des sièges et, bien que premier en nombre de voix, obtient un siège de moins que le Kuomintang (droite conservatrice), le Parti populaire taïwanais (centre-gauche social-libéral) privant de majorité ces deux formations historiques. Présidentielle Le président sortant Azali Assoumani est candidat à un troisième mandat consécutif après avoir fait modifier la Constitution par référendum en 2018. Azali Assoumani (Convention pour le renouveau des Comores) est réélu au premier tour avec 57,0 % des suffrages pour un troisième mandat dans un scrutin marqué par de nombreuses irrégularités dans les résultats.RéférendumLe « non » l'emporte largement pour les trois questions soumises au vote. Sénatoriales Scrutin indirect. La coalition au pouvoir remporte le scrutin, au détriment du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié). Législatives Il n'y a pas de partis politiques aux Tuvalu, démocratie non partisane Le Premier ministre Kausea Natano est battu dans sa circonscription, et ne peut donc prétendre à un second mandat à la tête du gouvernement. Soutenu par la majorité sortante, Feleti Teo devient Premier ministre.Présidentielle tour. Alexander Stubb du Parti de la coalition nationale (droite, libéral-conservateur) arrive en tête du premier tour avec 27,2 % des voix. Il affrontera le candidat de la Ligue verte Pekka Haavisto (écologiste, centre gauche), arrivé deuxième avec 25,8 %, lors d'un second tour organisé le 11 février.
Février
Date Pays Élections Contexte Résultats Présidentielle Un président sortant n'a constitutionnellement pas le droit de se représenter, mais le président Nayib Bukele a renouvelé la composition de la Cour suprême et celle-ci a autorisé sa candidature. Le président sortant Nayib Bukele (Nouvelles Idées : conservateur, libéral en économie, populiste, parti attrape-tout dédié à la personne du président) est déclaré réélu dès le premier tour avec 84,65 % des voix face aux cinq autres candidats. Législatives Le parti Nouvelles idées du président Bukele remporte la quasi-totalité des sièges à l'Assemblée législative.PrésidentielleScrutin anticipé. L'Azerbaïdjan est un régime autoritaire. L'OSCE ne considère pas cette élection comme démocratique.Ilham Aliyev (Parti du nouvel Azerbaïdjan : centre-droit autoritaire, attrape-tout, laïc), qui dirige le pays depuis 2003, est réélu dès le premier tour avec 92,1 % des voix face à six autres candidats, avec un taux de participation de 76,7 %. Zahid Oruj (droite indépendant) arrive deuxième avec 2,2 % des suffrages.Législatives Parlement sans majorité. Les candidats du Mouvement du Pakistan pour la justice (droite populiste et islamiste, attrape-tout), contraints par la commission électorale de se présenter en indépendant, obtiennent la majorité relative avec près d'un tiers des sièges, devant la Ligue musulmane du Pakistan (N) (centre-droit conservateur musulman, libéral en économie) du Premier ministre sortant Shehbaz Sharif.Shehbaz Sharif redevient Premier ministre, son parti formant un gouvernement minoritaire avec le soutien sans participation du Parti du peuple pakistanais (centre-gauche social-démocrate et progressiste).Présidentielle tour. Le président sortant Sauli Niinistö (Parti de la coalition nationale) n'est pas rééligible, la Constitution limitant à deux le nombre de mandats consécutifs.Alexander Stubb (Parti de la coalition nationale : droite libéral-conservatrice) est élu avec 51,6 % des voix face à Pekka Haavisto (Ligue verte : centre-gauche écologiste ; 48,4 %). Présidentielle Le président sortant Joko Widodo (PDIP : centre-gauche social-libéral) n'est pas éligible pour un troisième mandat en raison des limites de mandat fixées par la Constitution. Alternance. Prabowo Subianto (Gerindra : droite nationale-conservatrice et populiste) est élu président dès le premier tour avec 56,8 % des voix face aux deux autres candidats. Le candidat du PDIP (centre gauche), Ganjar Pranowo, termine dernier avec 17,1 % des voix, le président Widodo ayant publiquement soutenu Prabowo Subianto à la surprise générale. Législatives Parlement sans majorité. Le PDIP en légère baisse reste le premier parti avec moins d'un quart des sièges, suivi de près par le Golkar (centre-droit conservateur). Législatives Toute opposition réelle étant réprimée, la Biélorussie n'est généralement pas considérée comme une démocratie. Le parti du gouvernement, Belaïa Rous' (attrape-tout, autoritaire) remporte un peu moins de la moitié des sièges, les autres revenant toutefois à des partis et candidats affiliés au pouvoir.Sénatoriales2 membres sont nommés par le roi, 2 autres par l'assemblée nationale. Les autres sont élus au scrutin indirect par les conseillers municipaux. Dans un contexte de régime autoritaire, le Parti du peuple cambodgien au pouvoir remporte sans surprise la quasi-totalité des sièges.Référendum Porte sur l'élection au scrutin direct des membres du gouvernement. Le « non » l'emporte largement. Présidentielle Élection anticipée. Scrutin indirect par les membres de l'Assemblée nationale. Comme attendu, Tamás Sulyok (indépendant) l'emporte dès le premier tour de scrutin, la coalition Fidesz–KDNP détenant à elle seule la majorité des deux tiers nécessaire.
Mars