La légère mécanique () est une unité française de blindés, créée en 1937, par la transformation de la de cavalerie, basée à Lyon.
Pendant la campagne de France, encerclée en Belgique, elle est reconstituée début juin, et mène des combats retardateurs, lors du repli de l'Armée française, dans le sud-ouest du pays, jusqu'à l'armistice du 22 juin 1940 entré en vigueur le . Après la défaite, la division est dissoute, le .
Chefs de la DLM gauche|vignette|Le général Bougrain (au centre), avec le capitaine Pecqueur et le colonel Morio (du ), en 1939. 1937 : général René de Lescazes de au : général René Altmayer du au : général Gabriel Bougrain
Organisation La division est organisée en deux brigades, les et brigades légères mécaniques et des unités directement subordonnées à la division. vignette|L'état-major de la en novembre 1939. La regroupe les deux régiments de combat, le et le de dragons, équipés d'automitrailleuses de combat et de chars. La est organisée avec le de dragons portés, régiment d'infanterie motoriséeIl s'agit du rôle de l'unité et non de sa désignation officielle, les dragons portés appartenant à la cavalerie et non à l'infanterie., et le de cuirassiers, régiment de découverte. Ce dernier régiment, chargé d'éclairer la division, est directement rattaché au commandant de la pendant les opérations.
L'artillerie est fournie par le régiment d'artillerie tractée tout-terrain (ou d'artillerie de division légère mécanique).
La , en garnison à Melun jusqu'au début de la guerre, est commandée par le colonel Picard en 1936, en 1939 par le colonel de Bauer puis par le général à partir de . La , en garnison à Saint-Germain-en-Laye avant-guerre, est commandée par le général Altmayer, puis en 1937 par le général Bougrain. Le colonel Lacroix prend le commandement en puis le colonel Geoffroy du Bois de Beauchesne reçoit le commandement.
En , la division est reformée avec une seule brigade, la , qui regroupe le de cuirassiers et un régiment mixte formé des et .
Organisation détaillée et équipements
Nom de l'unitéAvant-guerreDébut mai 1940En juin 1940 de dragons 1 escadron de S35, 1 escadron d'AMC Schneider P16Avant livraison de tous les S35 ()., 2 escadrons de H35. 2 escadrons de S35 (48 chars), 2 escadrons de H35 (42 chars).Régiment mixte à partir du 8 juin : 2 escadrons de H39 (10 chars), 2 escadrons de S35 (11 chars). de dragonsidem idem de cuirassiers 2 groupes d'escadrons 1 escadron d' (Panhard 165 puis Panhard 178) 1 escadron motocycliste 1 escadron hors-rang et état-major (5 Panhard 178Une AMD radio et quatre de volant (réserve).) 2 groupes d'escadrons 1 escadron d'AMD (22 Panhard 178), 1 escadron de motocyclistes. 2 escadrons mixtes de découverte (5 Panhard 178) de dragons portés 1 escadron hors-rang, 2 bataillons avec chacun : 1 escadron mixte -motos (21 AMR 35Dont 1 Renault ADF 1 de commandement.), 2 escadrons de portés sur Laffly S20TL, 1 porté sur Laffly. 3 bataillons avec chacun : 1 escadron d'AMR (23 AMR 35Dont deux voitures de volant (réserve) et une Renault ADF 1 de commandement.) 1 de motocyclistes, 2 de portés, 1 porté. 1 escadron mixte AMR/motos (quelques AMR 35), 3 escadrons de portés, 1 porté. Les escadrons portés sont sur GMC ACK 353 et Laffly V15 T.Bataillon porté composite Manceronnéantformé sur le modèle du à partir d’éléments de la division restés sans matériel, rejoint le divisionnaire antichar (rattaché au )?douze canons antichars de .? divisionnaire de réparation (rattaché au )?? d'artillerie? et groupes de 12 canons de groupe de 12 canons de modèle 1935B, batterie antichar de huit canons de modèle 1937Rejoint en février 1940 ().néantArtillerie en renfortnéantBatterie 1018/405 avec 6 canons antiaériens de Rejoint en novembre 1939 ()., , et du hippomobile (canons de modèle 1913 et de modèle 1917), rejoignent le Sapeurs-mineurs?Compagnies 38/1, 38/2, 38/3Néantéquipage de pont?Compagnie 38/16Transmissions?Compagnie téléphonique 38/81, Compagnie radio 38/82,
colombophile 38/83Train?Compagnie automobile de quartier-général 228/23Services ?Compagnie automobile de transport 328/23Intendance?Groupe d'exploitation divisionnaire 38/22Santé? sanitaire divisionnaireAviationnéantGroupe aérien d'observation IV/551néantTotal en blindés 48 AMD Panhard 178, 69 AMR 35, 94 chars Hotchkiss H35, 96 chars Somua S35. 5 AMD Panhard 178, Quelques AMR 35, 10 chars Hotchkiss H39, 11 chars Somua S35.
Avant-guerre vignette|Le char S35 du colonel du défile le à Paris. Lors de sa création en 1937, elle s'inspire pour son organisation de la légère mécanique, créée l'année précédente, en y apportant quelques modifications, dues surtout à l'évolution du matériel. Ainsi, l’infanterie est représentée par le seul de dragons portés à 3 bataillons, au lieu de deux régiments à deux bataillons, et les automitrailleuses de combat semi-chenillées cèdent la place à des chars Hotchkiss H35 et Somua S35.
Pendant la campagne de France vignette|Défilé des troupes de la DLM devant le général Bougrain. À Boué, le . Au déclenchement de l'attaque allemande, la DLM est regroupée avec la DLM dans le corps de cavalerie du général Prioux. En application de la manœuvre Dyle-Bréda, la division pénètre en Belgique, selon l’itinéraire Landrecies-Maubeuge-Charleroi-Namur. Les AMD du entrent en contact avec l'ennemi le après-midi. La DLM mène alors une action de retardement dans la région de Hannut, jusqu'au , pour permettre le déploiement des trois divisions d'infanterie motorisée de la armée. Pendant ces trois jours de combat engagé en particulier contre la et la Panzerdivision, la division subit des pertes légères, à la différence de la qui a subi le gros de l'attaque. Le , la se replie vers Gembloux où l'infanterie s'est établie, le perdant une partie de ses chars dans cette manœuvre.
Elle est envoyée à Binche sur le canal de Charleroi le pour couvrir le repli de la armée, puis elle est impliquée du 19 au 23, dans la bataille des Flandres, à l'issue de laquelle les forces alliées engagées en Belgique se voient coupées du reste de l'armée française par l'avance des blindés allemands à Abbeville. La division subit alors le sort des autres unités encerclées dans la poche, et combat en retraite jusqu'à Dunkerque, où ses éléments survivants sont embarqués pour l'Angleterre, les 30 et .
Ce qui reste de la division est rapidement renvoyé sur le continent, et elle est reformée , selon le modèle allégé de DLM, c’est-à-dire un régiment de combat avec 20 H35 et 20 S35, un régiment de découverte avec 2 escadrons mixtes d'AMD et de motocyclistes et un bataillon de dragons portés à cinq escadronsEn théorie, voir les dotations pratiques plus haut.. Au , elle est en réserve de la armée, les deux jours suivants, elle s'engage dans la région de Septeuil, puis dans la forêt de Pacy. Le , elle reçoit l'ordre de couvrir les passages de l'Avre, du confluent à Nonancourt, mission qu'elle remplit jusqu'au 16, où elle se replie sur Senonches, puis derrière la Loire à Tours, où elle s'installe en défense avec le d'armée. La décision du gouvernement, de déclarer villes ouvertes les agglomérations de plus de vingt mille habitants, livrant les ponts aux Allemands, la défense sur la Loire devient impossible ; elle reçoit alors l'ordre de se replier sur la Creuse, sur le cours de laquelle elle mène une dernière contre-attaque, le . Deux jours plus tard, elle combat encore entre Civray et Ruffec, quelques heures avant l'entrée en vigueur de l'armistice.
La division est dissoute le .
Insignes vignette|Fanion du général commandant la en 1940. L'insigne de la , choisi par le général Altmayer, est à l'origine une croix de Lorraine tréflée. Elle est peinte blanche sur les véhicules mais elle est bleue sur l'insigne métallique. Elle est reprise sur l'insigne réalisé après la fin de la bataille, qui reprend les trois palmes des trois citations à l'ordre de l'armée gagnées par la division pendant la campagne de 1940.
Les deux brigades de la division ont reçu un insigne :
Coupé de blanc et de bleu entouré d'un fer à cheval rouge à sept clous dorés pour la . Cet insigne est réalisé en à l'automne 1939. Écu français ancien coupé azur et ivoire (argent), chargé d'un point d'interrogation de gueules pour la (insigne réalisé vers ). Un témoignage dit que ce dernier serait la traduction de la surprise du général Bougrain commandant de la brigade de n'avoir qu'un unique régiment sous ses ordres.
Notes et références Notes
Références
Bibliographie . . . . . . Voir aussi
Liens externes . .
Articles connexes Armée française en 1940 Groupe franc motorisé de cavalerie Classification des automitrailleuses de la cavalerie française (1931-1940)
Légère mécanique, 2 Division Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1937 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940