Jacob Weiss (ou Jakob Weys, Weis) est un orfèvre actif à Strasbourg au début du .

Biographie Sa biographie n'est pas établie.

Jacob Weys est reçu maître à Strasbourg en 1613, comme en témoigne la table d'insculpation II des orfèvres, conservée au musée historique de Strasbourg.

Œuvre Ostensoir-monstrance Le musée historique de Haguenau expose un grand ostensoir (ou « monstrance à cylindre») réalisé par Jacob Weiss en 1629 et appartenant au TrésorV. Guerber, « Ancien trésor de l'église Saint-George de Haguenau », Bulletin de la Société pour la Conservation des Monuments historiques d'Alsace, 1869, de l'église Saint-Georges de Haguenau« Ostensoir-monstrance », Inventaire du Grand-Est .

Le conservateur Hans Haug désigne Jacob Weiss comme l'un des orfèvres strasbourgeois les plus en vue du et fait l'éloge de cet ostensoir « où l'on voit refleurir, comme dans les œuvres d'UhlbergerArchitecte de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et Dietterlin, la grammaire ornementale du gothique flamboyantHans Haug, L'Art en Alsace, Grenoble, Arthaud, 1962 (rééd. 1974), ».

En argent partiellement doré, d'une hauteur de , l'objet repose sur un pied hexagonal polylobé, sur le ressaut duquel figure cette inscription, en allemand et en majuscules latines, donnant les noms des trois commanditaires et de l'orfèvre strasbourgeois, ainsi que la date du : vignette|gauche|Pied hexagonal polylobé avec inscriptions gravées.

La partie supérieure est dotée de trois arcs-boutants de style gothique, garnis de pinacles et de niches recevant les statuettes dorées de saint Georges, saint Pierre et saint Jean. Une flèche abritant la Vierge et l'Enfant dans une mandorle à rayons flammés domine l'ensemble.

La pièce porte le poinçon de contrôle de la Ville de Strasbourg, ainsi que des armoiries représentant l'aigle bicéphale de l'Empire et la rose de Haguenau.

Elle connut une histoire mouvementée, en particulier dans les années 1640, puis au moment de la Révolution(abbé) Victor Guerber, Histoire politique et religieuse de Haguenau, vol. II, Rixheim, Imprimerie A. Sutter, 1876, II, , .

L'ostensoir a été présenté dans plusieurs expositions, notamment en 1895Adolphe Seyboth, Souvenirs de l'Exposition rétrospective de Strasbourg 1895, 1935Catalogue de l'exposition d'art chrétien ancien et contemporain, Strasbourg, Palais du Rhin, 17 juillet-17 août 1935 (Congrès eucharistique national à Strasbourg, 1935), 1948Exposition d'art religieux du Moyen âge. Strasbourg, Musée de l'Œuvre Notre-Dame, 11 juin-20 juillet 1948., 1964Les trésors des églises de France : exposition Musée des arts décoratifs, Paris, 1965.

Le , il est classé au titre objet.

Gobelet du mois de décembre (Monatsbecher) vignette|Gobelet du mois de décembre (détail)Musée de l'Œuvre Notre-Dame. vignette|upright|gauche|Gobelet du mois de décembreMusée de l'Œuvre Notre-Dame. Le musée de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg possède un « gobelet du mois de décembre » de Jacob Weiss, en argent partiellement doré, probablement réalisé entre 1616 et 1639.Les Monatsbecher (« gobelets de mois ») constituaient des séries de douze gobelets décorés mettant en scène les activités de chaque mois de l'année. Souvent produits à Nuremberg, on les trouve principalement dans les pays de langue allemande, entre le début du et le milieu du Britannica .

La partie supérieure du gobelet de décembre de Jacob Weiss est gravée de trois grands médaillons de cuir découpé représentant un boucher levant son maillet pour tuer un bœuf, un homme saignant un porc dont une femme recueille le sang, trois aides entourant un baquet fumant d'où émergent les pattes du porc. Le même thème est décliné à travers d'autres détails gravés entre les médaillons et dans le bas du gobelet.

La pièce porte le poinçon du maître et le poinçon aux armes de la Ville de Strasbourg sous fleur de lys.

Chariot à boire tirant trois tonneaux Après 1616, peut-être vers 1630, Jacob Weiss conçoit un jeu à boire en forme d'attelage de chevaux tirant trois tonneaux. Cette réalisation fait partie des récipients à boire ludiques ou humoristiques (en allemand Trinkspiel ou ) « Pferdegespann », Badisches Landesmuseum, Karlsruhe, , déclinés sous différents matériaux et formes à la Renaissance.La pièce, en argent partiellement doré et d'une longueur de , est constituée d'un chariot à quatre roues, tiré par deux chevaux et chargé de trois tonneaux. Ces fûts sont fixés à un timon creux que l'on remplissait d'alcool et qui était doté d'un robinet permettant de régler l'arrivée de la boisson. Pour vider les tonneaux, le buveur était obligé d'aspirer le liquide par l'embout du timon.Assis sur le cheval de gauche, le cocher brandit un fouet.

L'ensemble est conservé au Badisches Landesmuseum de Karlsruhe.

Notes et références

Annexes Bibliographie Die Renaissance im deutschen Südwesten : zwischen Reformation und Dreissigjährigem Krieg : eine Ausstellung des Landes Baden-Württemberg, Heidelberger Schloss, 21. Juni bis 19. Oktober 1986, Badisches Landesmuseum Karlsruhe, 1986, 2 vol., 975 p. Cécile Dupeux et Barbara Gatineau, D'argent, de nacre et d'os - Objets d'arts et de curiosité, Musées de Strasbourg, 2015, encart central, n.p. (abbé) Victor Guerber, Histoire politique et religieuse de Haguenau, vol. II, Rixheim, Imprimerie A. Sutter, 1876, II, , Hans Haug, Alte und neue Strassburger Goldschmiedarbeiten und Uhren, Strasbourg, 1914

Hans Meyer, Die Strassburger Goldschmiedezunft von ihrem Entstehen bis 1681. Urkunden und Dartstellung, Leipzig, Duncker & Humblot, 1881, 224 p., August Schricker, Kunstschätze in Elsaß-Lothringen, Strasbourg, Heitz, 1896

Articles connexes Corporation de l'Échasse

Catégorie:Orfèvre strasbourgeois Catégorie:Date de naissance incertaine (XVIe siècle) Catégorie:Date de décès incertaine (XVIIe siècle)