La Royale Union saint-gilloise, abrégée en Union saint-gilloise ou plus communément L’Union, est un club de football belge fondé en 1897 et basé sur la commune de Forest, bien qu'il fasse référence à la commune voisine de Saint-Gilles, également située dans le sud de la Région de Bruxelles-Capitale. Le club évolue lors de la saison 2026-2027 en Jupiler Pro League, plus haut niveau du football belge. C'est sa saison en séries nationales et sa parmi l'élite.

Le club est porteur du matricule 10. Ses couleurs sont le jaune et le bleu et son stade est également situé sur le territoire de Forest depuis les années 1920.

L'Union est un des clubs les plus titrés de l'histoire du football belge. Son apogée se situe avant la Seconde Guerre mondiale. Dans le langage familier, le club est devenu l'Union 60 à la suite d'une série de 60 matchs d'affilée sans concéder la moindre défaite entre 1933 et 1935.

Le club remporte le titre en Division 1B lors de la saison 2020-2021 et retrouve ainsi l’élite du football belge, 48 ans après l'avoir quittée. Une fois cette élite retrouvée, l'Union joue la tête du championnat mais rate le titre de peu à deux reprises. Elle le remporte finalement lors de la saison 2024-2025, 90 ans après son dernier titre. Un an auparavant, elle avait remporté la coupe de Belgique 2024 qu’elle gagne à nouveau en 2026.

Histoire Prémices (1897-1900) vignette|Union Saint-Gilloise (1903-1904).Assis de gauche à droite : Max Tobias, Alexandre Wigand, Gustave Vanderstappen, Pierre Destrebecq, Charles Vanderstappen.Milieu : Guillaume Vanden Eynde, Paul Grumeau, Jack Romdenne. Debout : François Leroy, Joseph Vanderstappen, Edgard Poelmans. Créée le par une bande de copains, l'Union Saint-Gilloise s'affilie l'année suivante a l'UBSSA, ancêtre de l'URBSFA où elle reçoit le matricule 10. Elle y commence en deuxième division de la série du Brabant. Lors de ses premières années d'existence, le club joue sur des terrains situés à Uccle, Saint-Gilles et Forest...

Sept premiers titres de champion de Belgique avant la Première Guerre mondiale (1900-1914) Pour la saison 1900-1901, le club termine premier de sa série et est promu en première division. Le club alterne les bons résultats, remportant trois fois le challenge international du Nord et allant même à être sept fois champion en première division jusqu'en 1914-1915, date d'arrêt de la compétition pour cause de Première Guerre mondiale.

En marge de la création de la FIFA le , un match de gala opposa la France à l'Union Saint-Gilloise le lendemain, match où l'Union s'imposera de trois buts à un cette fois-ci à Paris..

Quatre nouveaux titres de champion de Belgique pendant l'entre-deux-guerres (1914-1935) Peu de temps après la guerre, l'Union joue dans son nouveau stade du Parc Duden. Cette période est aussi synonyme de performance dans les années 1920 avec un 8ème titre de champion de Belgique en 1923. aux alentours des années 1930, le club connaît un coup de mou. En 1931, le club rebaptise son stade du Parc Duden en stade Joseph Marien en l'honneur de son ancien président. Mais lors des saisons 1933, 1934 et 1935, l'Union revient au premier plan du football belge et est trois fois championne en trois ans en accumulant les bonnes performances., car l'Union aligne 60 matchs consécutifs sans connaître la défaite<ref>Le record de "60 matches consécutifs sans défaite" reste invaincu en Division 1 belge, mais a été amélioré par diverses équipes dans les séries inférieures. Ainsi le FC Hollogne (province de Liège) a tenu 64 matches, et lUS Beauraing (Province de Namur) en a aligné 61. Ce club a d'ailleurs adapté sa dénomination en US Beauraing 61.</ref>. Finalement, le rival, le Daring Club de Bruxelles mettra fin à ce record qui n'a toujours pas été égalé à ce jour en Division 1. Pour cette performance, le club recevra le surnom d'Union 60. En 1934, le club se voit remettre le Trophée national du Mérite sportif..

Poursuite en première division (1935-1948) Après ses trois titres de champion de Belgique, l'Union reste dans le tiercé de tête lors des trois championnats suivants dont deux sont remportés par le rival bruxellois du Daring. Par la suite, les Unionistes perdent quelques places et se classent généralement dans le ventre mou du classement.

Première relégation puis retour en première division (1948-1962) Après avoir connu les quarante premières saisons au sein de l'élite belge, l'Union termine à la dernière place du championnat de Belgique 1948-1949 et bascule pour la première fois de son histoire au niveau inférieur. Dès l'année suivante, l'Union et le Daring sont en lutte pour tenter de regagner l'élite mais ce sont les voisins du Daring qui remportent le titre synonyme de remontée en division d'honneur. Ce n'est que partie remise car la saison suivante (championnat de Belgique de deuxième division 1950-1951), l'Union est championne et réintègre l'élite deux années après l'avoir quittée. Ensuite, l'Union passe douze saisons en division 1 dont une troisième place acquise lors du championnat 1955-1956 sous la houlette de l'entraineur André Vandeweyer, ancien gardien de but de légende du club..

Dix saisons entre première et deuxième divisions (1962-1972) Club familial, l'Union ne franchit pas l'écueil du professionnalisme. La sanction ne se fit pas attendre. L'Union bascule en division 2 à l'issue du championnat 1962-1963 qu'elle termine à la place. Ce purgatoire en D2 ne dure qu'une seule saison car, dès l'année suivante, l'USG est championne de division 2 devant Tilleur et réintègre l'élite du football belge pour le championnat 1964-1965. Ce retour en D1 est éphémère avec une place renvoyant les Bruxellois une nouvelle fois en division 2 pour la saison suivante. Après trois saisons passées en D2 , l'Union remonte en division 1 en 1968. Elle passe ses cinq dernières saisons du parmi l'élite belge en étant classée dans la seconde moitié du classement malgré la présence de son entraineur Guy Thys pendant quatre saisons, de son défenseur Léonard Roufosse, de son milieu de terrain luxembourgeois Paul Philipp et de son attaquant Jacques Teugels avant son passage au Racing White.

Descente dans les séries nationales (1972-2018) Reléguée à l'issue du championnat 1972-1973 de division 1 en même temps que l'autre club bruxellois du Crossing, l'Union entame une traversée du désert qui durera presque cinq décennies. Pour la première fois de son histoire, elle chute en division 3 en 1975 mais remonte en D2 dès le championnat suivant. Les saisons 1979-1980 et 1980-1981 s'avèrent catastrophiques avec deux descentes successives. Le club connaît ainsi la Promotion, la quatrième division belge, de 1981 à 1983. Ensuite, le club se cantonne souvent à la troisième division avec quelques retours épisodiques en deuxième division. En 2015, les Unionistes rejoignent la D2, s'y maintiennent et commencent à opérer leur redressement sous le coaching de Marc Grosjean.

Le retour au plus haut niveau (depuis 2018)

Saison 2018-2019 : demi-finaliste de la coupe de Belgique Le club est racheté en 2018. par le propriétaire anglais de Brighton and Hove Albion, Tony Bloom. Alex Muzio est nommé président et Philippe Bormans est le CEO. Le club, stabilisé en D1B, revoit ses ambitions sportives à la hausse, comme en témoigne son projet de rénovation du stade Joseph Marien, obligeant l'Union à déménager temporairement au stade du Heysel. Luka Elsner est nommé entraineur.

Si le premier coup d'éclat sera une victoire cinglante (0-3) sur le voisin du Sporting d'Anderlecht lors de l'édition 2018-2019 de la coupe de Belgique, puis une accession à la demi-finale de cette même coupe après une victoire face au KRC Genk, l'Union devra encore attendre avant d'envisager une montée en D1A, devancée par le KV Malines, qui réalise le doublé Championnat de D1B-Coupe de Belgique..

Saison 2019-2020 : quatrième en division 1B L'année suivante, l'Union manque également le coche en finissant quatrième de la série derrière le duo formé par OHL et le Beerschot, qui montent tous les deux en D1A à la faveur d'une réforme du championnat de première division (passant de 16 à 18 équipes) accélérée par la crise du coronavirus pendant la saison 2019-2020.

Saison 2020-2021 : champion en division 1B et montée en division 1A vignette|gauche|250px|L'Union en 2020, avant une rencontre amicale face au RC Lens. Finalement, après plusieurs tentatives, l'Union trouve en Felice Mazzù, ancien entraîneur de Charleroi et du KRC Genk, et ses nouveaux renforts (Casper Nielsen, Loïc Lapoussin, Deniz Undav, Dante Vanzeir, Christian Burgess, Anthony Moris, etc.) issus d'un recrutement intelligent des hommes providentiels.

Au terme de la saison, ces derniers mèneront l'équipe vers le titre, avec pas moins de 18 points d'avance sur leurs dauphins. Ils vont ainsi décrocher le trophée de division 1B et la promotion vers la Division 1A en 2020-2021, à la suite d'une saison sérieuse.

Cette saison voit par ailleurs renaître le « derby de la Zwanze » (qui opposait traditionnellement l'Union et le Daring, ancêtre du RWDM) en séries nationales avec l'intégration du RWDM à la D1B.

Le club écrase la concurrence, enregistrant un total record de 70 points en 28 matches, soit 18 unités de plus que son premier poursuivant, le RFC Seraing. Il réintègre l'élite belge 48 années après l'avoir quittée. Le match du titre se déroule le samedi 13 mars 2021 contre le voisin du RWDM dans un stade Mariën vide en raison des mesures anti-Covid. Ce soir-là, l'Union, victorieuse 2-1, alignait les titulaires suivants : Anthony Moris, Christian Burgess, Ismaël Kandouss, Siebe Van der Heyden, Guillaume François (buteur), Edisson Jordanov, Teddy Teuma (capitaine), Mathias Fixelles, Casper Nielsen, Dante Vanzeir et Deniz Undav (buteur)..

Saison 2021-2022 : vice-champion de Belgique De retour en première division après 48 ans d'absence pour la saison 2021-2022, l'Union a tout d'un oiseau pour le chat avec son petit budget et son stade vétuste malgré une foule de supporteurs toujours plus nombreux. Pourtant, l'Union caracole en tête du classement de la D1A à la mi-championnat malgré une élimination en coupe de Belgique, enregistrant même 9 points d'avance sur le pourtant dominant Club Bruges après 23 journées, éveillant chez les supporteurs le rêve d'un de champion, 87 ans après le dernier sacre en 1935. Par ailleurs, l'Union s'arroge les deux derbys bruxellois de la phase classique du championnat contre le voisin du RSC Anderlecht, tant à l'extérieur (victoire 1-3) qu'à domicile (victoire 1-0).. En tête du championnat à la fin de la phase classique avec cinq points d'avance sur le Club Bruges, l'Union Saint-Gilloise est in extremis dépassée par les Brugeois lors des play-offs et obtient finalement le titre de vice-champion de Belgique 2021-2022Ce qu'il restera de l'épopée de l'Union : à la théorie avec Swann Borsellino, rtbf.be, 16 mai 2022, par Swann Borsellino., se qualifiant pour le troisième tour des qualifications pour la Ligue des champions 2022-2023.

Les Unionistes vice-champions de Belgique les plus utilisés sont : Anthony Moris, Christian Burgess, Ismaël Kandouss, Bart Nieuwkoop, Siebe Van der Heyden, Casper Nielsen, Teddy Teuma (capitaine), Jean Thierry Lazare, Loïc Lapoussin, Dante Vanzeir et Deniz Undav.

Saison 2022-2023 : quart de finaliste européen et troisième du championnat vignette|gauche|250px|Le dernier match de la saison, Royale Union saint-gilloise - Club Bruges en 2023. L'Union doit se séparer de deux de ses meilleurs éléments, Casper Nielsen parti à Bruges et Deniz Undav à Brighton, mais transfère le jeune attaquant nigérian Victor Boniface ainsi que Gustaf Nilsson. Le T2 Karel Geraerts devient TI, remplaçant Felice Mazzù parti entraîner le voisin et rival anderlechtois.