Le Corps polonais, en polonais Pierwszy Korpus Polski, est une importante formation militaire de l'armée polonaise, active pendant la Seconde Guerre mondiale. À la suite de l'invasion de la Pologne en 1939, le corpus fut mis sur pied en Écosse à partir de 1940 et comptait plus de en 1945. Il dépendait du gouvernement polonais en exil et faisait partie de l'Armée polonaise de l'Ouest (en polonais Polskie Siły Zbrojne na Zachodzie ou PSZ).

Histoire thumb|Le roi George VI et le général Władysław Sikorski, premier ministre du gouvernement polonais en exil, inspectant une garde d'honneur du Corps polonais à Glamis, en Écosse, le 8 mars 1941. Après l'invasion allemande de la Pologne, le gouvernement polonais en exil de la Deuxième République polonaise installa d'abord son siège en France (à Paris, puis à Angers), d'où il coordonna ses forces armées. Les premières unités polonaises en exil furent mises sur pied en France dès . Les unités de la PSZ furent engagées pour la première fois en lors de la bataille de Narvik. Environ de la PSZ furent mobilisés pour la Bataille de France en mai/. Peu avant la défaite de la France, environ d'entre eux furent évacués vers la Grande-Bretagne et la Palestine. La bataille d'Angleterre vit également l'engagement d'un nombre important de pilotes de chasse polonais.

Le , le Corps polonais fut officiellement créé. En fut également créée la brigade polonaise de parachutistes, laquelle comptait . L'année suivante fut créée la division blindée polonaise. Initialement chargée de la protection d'un tronçon de côte de 200 kilomètres dans l'est de l'Écosse, elle se composait de 885 officiers, et hommes de troupe, 381 chars, 473 canons et . Tous deux étaient rattachés au Corps polonais.

Fin , la division blindée et la brigade de parachutistes furent transférées en Normandie. Le , elles furent affectée à la Armée canadienne et engagées pour la première fois dans l'opération Totalize. Après des combats meurtriers aux Pays-Bas du 17 au , où environ 25% des soldats furent tués, la brigade parachutiste fut évacuée vers l'Angleterre. Entre le 10 et le , la division blindée et les résistants belges libérèrent la ville de Gand. En , le camp de femmes d'Oberlangen dans l'Emsland, où plus de de l'insurrection de Varsovie étaient détenues, fut libéré.

Après la fin de la guerre, en 1945, les deux unités furent transférées en Allemagne et occupèrent l'Emsland jusqu'en 1947. La zone d'occupation, qui ne fut définitivement dissoute qu'au début de 1948, était limitrophe des Pays-Bas et couvrait un territoire de . Fin 1947, le corps polonais fut dissous et un grand nombre de soldats restèrent en exil et ne rentrèrent pas en Pologne communiste.

Références

Ouvrages Malcolm Bellis, Commonwealth Divisions 1939–1945, Crewe: John Rigby Printers Ltd., 1999. . Witold Biegański: Krótki informator historyczny o Wojsku Polskim w latach II wojny światowej, tom 5. Regularne jednostki Wojska Polskiego na Zachodzie, Warschau 1967. Tadeusz Kryska-Karski, Stanisław Żurakowski: Generałowie Polski Niepodległej, Warschau 1991. Margareta Bloom-Schinnerl: Als Haren Maczków hieß. Eine polnische Besatzungszone im Emsland, Deutschlandfunk, 3. Mai 2016 (PDF-Datei).

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