Guatteria guianensis est une espèce de petit arbre appartenant à la famille des Annonaceae, connue en Guyane sous les noms de Apelemuɨ' (Wayãpi), Pomme canelle (Créole), Mamanyaré (Nenge tongo) ou anciennement Abéremou (Galibi). Ailleurs, on l'appelle Envira-da-mata, Invira au Brésil, Muecantokaroriká (Makuna), Pö-ö-ká-no (Gwanano), Pweé-ka-no (Tukano et Desano) en Colombie, Moncapatamo (Huaorani), Yaris (Shuar) en Équateur, Wáshi yéis, Wasri yais, Wuáshi yais (Shuar), Carahuasca, Espintana au Pérou.

Description Guatteria guianensis se caractérise par la combinaison de feuilles verruqueuses, souvent très grandes, avec une nervure marginale bien distincte, et à ses jeunes rameaux recouverts d'un indumentum velouté de poils bruns dressés, généralement frisés, lorsqu'ils sont jeunes, atteignant environ de long.

Guatteria guianensis est un arbre haut de pour de diamètre. Les jeunes rameaux et pétioles sont densément recouverts d'une couche veloutée de poils bruns dressés, souvent frisés, longs d'environ , devenant glabre avec l'âge.

Les feuilles portent un pétiole long de , pour de diamètre. Le limbe mesure (indice foliaire 2,6-4.5), est de forme étroitement elliptique à étroitement elliptique-obovale, de texture chartacée à finement coriace, de couleur brun ou verdâtre à brun grisâtre et souvent un peu brillant en dessus, brun en dessous, densément à assez densément verruqueux, glabre en dessus, assez densément à peu couvert de poils dressés à apprimés en dessous, à base atténuée, extrême base un lobule arrondi de chaque côté, à apex acuminé (acumen long de se terminant par une pointe aiguë), La nervure primaire est imprimée au-dessus. On compte 20-35 paires de nervures secondaires, imprimées au-dessus, formant une nervure marginale, à une distance d'au moins de la marge. Les nervures tertiaires sont plates à surélevées au-dessus, percurrentes.

L'inflorescence se compose de 1(-2) fleurs disposée à l'aisselle des feuilles ou sur des rameaux sans feuilles. Les pédicelles sont longs de pour de diamètre, atteignant jusqu'à environ de long, pour de diamètre lors de la fructification. Ils sont densément recouverts de poils dressés à apprimés, articulés à 0,3-0.5 de la base. Les bractées sont probablement rapidement caduques, celle supérieure de forme elliptique, est longue de . Les boutons floraux sont largement ovoïdes, aigus. Les sépales sont presque libres, de forme largement ovale-triangulaire, mesurant , étalés à réfléchis, densément couvert de poils dressés à apprimés sur la face extérieure. Les pétales sont verts, devenant crème, blancs ou jaunes, de forme elliptique, mesurant , à face externe densément couverte de poils gris-brunâtre dressés à apprimés. Les étamines mesurent , formant un bouclier conjonctif papilleux à glabre.

On compte 20-75 monocarpes, de couleur verte, devenant noir rougeâtre à noir (bruns au séchage), de forme ellipsoïde, mesurant , assez densément à faiblement couverts de poils dressés à apprimés, à apex arrondi, apiculé à l'extrémité (apiculum long de ), au stipe mesurant , et à paroi épaisse de .

La graine mesure , est de forme ellipsoïde, de couleur marron à marron-rougeâtre, à surface rugueuse, rainurée longitudinalement et transversalement, avec un raphé non distinct du reste de la graine.

Répartition Guatteria guianensis est présent en Colombie (Amazonas, Antioquia, Vaupés), en Guyane, en Équateur (Napo, Sucumbíos), au Pérou (Amazonas, Loreto, Madre de Dios, Pasco, San Martín) et au Brésil (Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia).

Écologie On rencontre Guatteria guianensis dans les forêts de terre ferme, sur des sols argileux à sableux autour de d'altitude. Il fleurit de mars à décembre et fructifie toute l'année.

Guatteria guianensis produit des phytolithes.

Utilisations La pulpe du fruit mûr de Guatteria guianensis est comestible et sucrée. Son bois est employé au Pérou pour la construction des maisons.

La décoction amère de l'écorce utilisée chez les Wayãpi de Guyane comme remède de lavage externe pour la gale, et pour traiter les affections des organes génitaux masculins et féminins caractérisées par une douleur et avec accumulation de pus.

Chimie Guatteria guianensis contient des alcaloïdes bisbenzylisoquinoléiques et biphényliques.

Protologue En 1775, le botaniste Aublet décrit cette plante pour la première fois et propose la diagnose suivante :

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet

Liens externes

guianensis Catégorie:Espèce d'Annonaceae (nom scientifique) Catégorie:Arbre en Amérique du Sud Catégorie:Plante décrite par Aublet